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Wafa Gestion en exemple
Publié dans La Gazette du Maroc le 28 - 07 - 2003


Notation Fitch Ratings-certification
Les entreprises marocaines de gestion de patrimoine entrent dans une nouvelle ère avec la notation par le cabinet international Fitch Rating. Wafa gestion fait figure de précurseur. Mais contrairement à ce qu'elle a annoncé, BMCE Capital gestion ne fait pas encore partie du lot.
Pour la première fois au Maroc, les investisseurs peuvent se référer à la note de Fitch avant de choisir leur gestionnaire d'actif. Il s'agit d'une notation à l'échelle nationale appelée «Notation asset manager nationale» (Maroc). C'est sur cette base que les entreprises du secteur seront évaluées.
Pour l'heure, c'est Wafa gestion, la filiale de Wafabank à hauteur de 65% et du Crédit agricole Asset management (35%), qui inaugure une série qui devrait s'allonger au fil des années. La BMCE capital gestion serait également en cours de certification. Il y a un peu plus d'une semaine, un communiqué est même venu affirmer qu'elle fait partie des premières sociétés de gestion de patrimoine à être certifiées au Maroc. Cependant, un responsable de Fitch ratings a affirmé, pas plus tard que le mercredi 17 septembre dernier, qu'à cette date précise la seule société a avoir été certifiée est bien Wafa gestion. Quoi qu'il en soit, vu l'importance que revêt une telle notation aux yeux des investisseurs, les gestionnaires de capital marocains ne tarderont pas à suivre l'exemple de Wafa gestion.
En effet, Fitch est pour l'heure l'unique agence internationale à être dans la notation des sociétés gestionnaires de capital. Et son avis sur les sociétés de ce secteur est d'importance capitale. En l'absence de note, les investisseurs ne peuvent apprécier ni le degré de sécurité ni celui de permanence qu'une société leur apporte dans la gestion de tout ou partie de leur actif. En d'autres termes, ils sont mal orientés sur l'organisation interne de la société à qui ils confient leurs ressources.
Car, faut-il le rappeler, cette note de Fitch est établie sur la base de cinq critères que sont la structure, l'indépendance et le contrôle, la communication, l'investissement et enfin la gestion du risque.
Pour sa part, Wafa gestion obtient de Fitch ratings la note "aa-" qui sur une échelle de 100 serait de l'ordre de 76 à 80 points. D'après Arnaud de Batz, directeur général adjoint du département Asset management de Fitch ratings, la note "aa-" correspond à la quatrième meilleure notation dans leur échelle de notation. Elle traduit, affirme-t-il, une excellente capacité de réponse aux attentes des investisseurs institutionnels et de maîtrise des risques liés à l'activité d'Asset manager au Maroc. C'est d'ailleurs pourquoi la communication a été faite avec autant d'enthousiasme par les responsables de Wafa gestion. La note donne certes une matière à satisfaction, cependant les responsables de Wafa gestion se disent conscients qu'il y a lieu de s'investir davantage pour la garder sinon l'améliorer. Car si au niveau de la structure et de l'indépendance les notes obtenues dépassent les 80%, les autres critères de notation comme la communication, l'investissement et le risk management restent perfectibles.
Ainsi, au moins quatre grands chantiers sont ouverts par la filiale gestion de patrimoine de Wafabank. "Une réflexion est d'ores et déjà ouverte au sein de la société afin de se doter d'une plate-forme technologique", affirme Abdelhak Errakhmi, directeur général de Wafa gestion. A cet effet, l'appel d'offres qui a été lancé et clôturé le 12 septembre dernier devrait aboutir sur un outil opérationnel durant le premier semestre 2004. Le second chantier concerne un audit qui devra être réalisé par un partenaire étranger. Enfin, le renforcement des ressources humaines ainsi que le développement d'une organisation de plus en plus orientée vers le client constitue les deux volets de cet effort de perfectionnement.
Désengagement de l'ONA dans Carnaud Maroc
Le re-profilage stratégique se confirme
La réorganisation du portefeuille de l'ONA se poursuit. C'est sans tambour ni trompette que le retrait de l'ONA dans le tour de table de Carnaud s'est effectué. Le repreneur n'est autre que l'autre actionnaire de référence de la société qu'est Crown Cork & Seal.
En catimini, l'ONA quitte certaines de ses participations ou filiales non stratégiques. C'est ainsi qu'il faut interpréter la cession des parts du premier groupe privé dans la société Carnaud Maroc. Car, faut-il le rappeler, Carnaud Maroc est présent dans la production d'emballages métalliques destinés surtout aux conserves de poissons, de produits végétaux ou à divers usages industriels. Autant dire que ce type d'activité, même s'il présente une rentabilité satisfaisante, ne fait plus partie des orientations stratégiques du groupe ONA. D'ailleurs, même les Brasseries du Maroc, société de plus grande envergure que Carnaud, ont été cédées pour des raisons similaires.
Jusqu'ici, Carnaud Maroc était une filiale à hauteur de 68,12% de la Financière d'emballages. Or, cette dernière était détenue à parts égales par la SNI, holding filiale d'ONA SA, et Crown Cork & Seal qui est l'un des leaders mondiaux de l'emballage.
C'est donc désormais l'ancien associé de la SNI qui est le maître absolu de ce fabriquant d'emballages métalliques destinés au conditionnement de produits divers. Au passage, le consortium qui avait été mis en place pour prendre le contrôle de Carnaud Maroc n'existe plus. Désormais Crown Cork & Seal n'a plus besoin de la Financière d'emballage pour s'assurer du contrôle. Il est donc présent directement dans le capital.
Cette transaction, qui s'est réalisée sur le marché de bloc de la Bourse de Casablanca, a permis à l'ONA d'engranger 176 millions de DH. En effet, ce sont 984.984 actions qui ont changé de mains au cours unitaire de 357,6 DH. La moitié de cette somme déboursée par Crown Cork & Seal revient logiquement à l'ONA. Il s'agit au bas mot de 176 millions de DH qui sont allées discrètement dans les caisses de l'ONA.
A côté de Crown Cork & Seal actionnaire à hauteur de 68,12%, siège la Caisse de dépôt et de gestion qui possède pratiquement 30% du capital. En effet, avant l'absorption de la BNDE par la CDG, ces deux entités détenaient respectivement 20 et 10% du capital de Carnaud Maroc. Aujourd'hui les parts de la BNDE vont de droit à la CDG. Le reste des actions, soit un peu plus de 1% du capital flottant appartient à divers actionnaires.
La société Carnaud est certes cotée à la bourse de Casablanca, mais la transaction est presque passée inaperçue à cause de ce faible flottant.


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