L'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) a décidé de mettre un terme au processus de sélection des candidats pour la réalisation du projet de connexion électrique haute tension Dakhla-Casablanca en mode BOOT (Build–Own–Operate–Transfer). L'Office préfère désormais concentrer ses efforts sur les constructeurs déjà engagés dans la composante EPC (Engineering Procurement and Construction) du projet. Après plusieurs reports, l'appel d'offres concernant la réalisation de la connexion électrique entre Dakhla et Casablanca en mode BOOT a connu une nouvelle évolution. L'ONEE a décidé de ne pas poursuivre la sélection des candidats pour ce schéma de financement et de développement, privilégiant une approche centrée sur les constructeurs déjà impliqués dans la réalisation de cette infrastructure. Cette décision intervient alors que le projet, qui prévoit une ligne haute tension de 3 GW sur 1.400 kilomètres, a déjà franchi une étape clé avec l'évaluation positive des candidatures des entreprises EPC. Un recentrage sur la construction de l'infrastructure L'ONEE a publié, ce mercredi 2 avril, une décision officialisant la clôture de l'appel à manifestation d'intérêt pour le schéma BOOT. Cette approche, qui incluait le développement et le financement du projet, devait aboutir à l'ouverture des dossiers des candidats à la même date. Cependant, l'Office a choisi de concentrer ses efforts sur les entreprises sélectionnées dans le cadre de la composante EPC, laquelle concerne la conception, l'approvisionnement et la construction de l'infrastructure. Le 15 novembre dernier, l'ONEE avait annoncé la liste des cinq opérateurs internationaux retenus pour la réalisation de cette infrastructure. Il s'agit de GE Vernova (Etats-Unis), Siemens Energy (Allemagne), Power China SEPCO1 (Chine), TBEA (Chine) et Larsen & Toubro (Inde). L'Office estime que l'intérêt manifesté par ces principaux acteurs du secteur confirme la faisabilité et la pertinence du projet, tout en offrant une vision précise des capacités du marché. Rappelons que le calendrier prévoit une mise en service progressive de cette connexion électrique en deux phases. La première, d'une capacité de 1.500 MW, verra son délai de réalisation fixé lors de l'appel d'offres définitif. Quant à la seconde phase, portant sur une capacité équivalente, sa mise en service, initialement prévue pour 2028, est désormais attendue en 2029. Il est à noter que l'ONEE a attribué au cabinet Géo-Amane les deux lots relatifs à l'étude topographique de cette future ligne électrique très haute tension. Le premier lot, couvrant le tronçon Oued Lakraâ-Tan-Tan (600 km), a été remporté pour près de 3 millions de dirhams, tandis que le second, portant sur le tronçon Tan-Tan-Marrakech (500 km), a été attribué pour 2,38 millions de dirhams. La mission de ce cabinet consistera à définir un couloir de 100 mètres ou deux couloirs de 40 mètres chacun si des contraintes du terrain l'exigent. Cette étude tiendra compte de plusieurs critères techniques, notamment la traversée d'ouvrages existants, le respect des distances réglementaires avec les agglomérations, la minimisation de l'impact sur les forêts et les zones agricoles sensibles, ainsi que l'identification des postes de raccordement des lignes.