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Driencourt explique la position de Paris sur le Sahara et la situation en Algérie
Publié dans Hespress le 02 - 10 - 2024

Le diplomate français et ancien ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, a estimé que l'appui de la France à la souveraineté du Maroc sur le Sahara revenait à une prise de conscience que tout rapprochement entre Paris et Rabat nécessitait une mesure franche et claire sur le dossier du Sahara. Sur le plan des relations franco-algériennes, il a déploré le silence de la France sur les questions des droits de l'Homme.
Revenant dans une interview télévisée sur les relations entre le Maroc et la France ces derniers mois, notamment la crise froide entre les deux pays puis le rapprochement à petits pas avant la reconnaissance du Sahara marocain, Xavier Driencourt, a affirmé que le nouveau positionnement français était motivé par plusieurs raisons.
Alors que la politique étrangère française a toujours cherché à maintenir un certain équilibre entre le Maroc et l'Algérie, le parti pris du président Emmanuel Macron, dès le début de son premier mandat, et pour tenter de créer les conditions d'une réconciliation franco-algérienne, avait heurté les relations entre Rabat et Paris.
Selon Xavier Driencourt, la prise de conscience du président français de l'impossibilité d'arriver au but escompté et face à l'impasse avec l'Algérie, a été l'une des raisons principales ayant influé dans le changement de cap français.
La France aurait compris qu'il ne fallait rien attendre de l'Algérie, malgré les détours et démarches que Paris a faits vers ce pays, a estimé le diplomate, soulignant qu'il n'y a eu aucune réponse en retour.
Néanmoins, la raison principale et fondamentale de l'appui français à la souveraineté du Maroc sur le Sahara est inhérente à la relation qui lie les deux partenaires. Ainsi, le diplomate rappelle les démarches diplomatiques marocaines ainsi que la compréhension par la France que tout rapprochement avec le Royaume ne se ferait qu'à travers une prise de position à la hauteur de celle des Etats-Unis et de l'Espagne, et dans ce cas, la reconnaissance que le Sahara est marocain.
Sur le volet des relations entre l'Algérie et le Maroc et leur lien avec le Sahara, Xavier Driencourt, a rappelé un fait historique qu'Alger « oublie » alors que le Maroc « ne l'oublie pas ». Il s'agit de l'accord signé le 6 juillet 1961 entre Feu Hassan II et Ferhat Abbas, président du Gouvernement provisoire de la République algérienne, traduisant l'engagement de l'Algérie à modifier les frontières héritées par la colonisation française et rendre les terres marocaines spoliées après l'indépendance de l'Algérie
L'ancien ambassadeur français en Algérie a également critiqué la situation générale en Algérie, notamment en ce qui concerne les droits de l'homme et de la liberté d'expression, affirmant que « le bilan des droits de l'homme en Algérie à l'époque d'Abdelmadjid Tebboune est 'très négatif' car les libertés sont restreintes et les journalistes sont emprisonnés ».
Il a estimé que même à l'époque de la présidence d'Abdelaziz Bouteflika, il y avait un espace de liberté d'expression chez les médias. Cet espace s'est considérablement rétréci à l'heure actuelle, a-t-il fait remarquer, regrettant le silence de la France.
La France doit interagir avec cette situation et avec la nécessité d'une ouverture politique en Algérie, comme elle le fait avec la Chine, Hong Kong et la Russie, a estimé le diplomate qui a été ambassadeur de France en Algérie à deux reprises, affirmant qu'il ne faut pas fermer les yeux sur ce que vit le peuple algérien.
Sur le plan diplomatique, Driencourt, a indiqué qu'actuellement l'Algérie vit sous l'emprise de l'isolement diplomatique dans son environnement en raison de ses crises successives avec le Maroc, le Mali et avec le général Haftar en Libye, et l'absence d'une vision claire du régime algérien en matière de politique étrangère.
Il a en ce sens, rappelé la différence entre les rôles que l'Algérie a joués dans le passé, avant la décennie noire, en tant que médiateur entre l'Iran et les États-Unis, le nombre de conférences africaines accueillies et l'absence de crédibilité actuelle. « Aujourd'hui personne ne va dans ce pays. Les responsables iraniens et vénézuéliens sont les seuls à faire cela », a-t-il dit.


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