L'Union nationale de la Jeunesse et des Sports (UNJS, affiliée à la CDT) s'en prend à son ministère de tutelle, Hassan Abyaba, pour « absence de réponse », lui portant notamment « l'entière responsabilité des conséquences de cette approche qui contredit le contenu des déclarations du gouvernement qui mettent l'accent sur l'engagement en faveur du dialogue social ». Le bureau national de l'UNJS, réunissant les fonctionnaires du ministère de la Jeunesse et des sports ne s'entends vraisemblablement pas avec le nouveau ministre, en poste depuis quelques mois, Hassan Abyaba, l'accusant de « fermer la porte à la discussion avec les syndicats représentatifs, malgré les efforts qu'ils ont déployés pour lancer un dialogue sectoriel et améliorer les conditions des travailleurs et répondre à leurs demandes Juste et légitimes ». La syndicat dénonce ce qu'il a appelé « le maintien de la même vision complexée des cadres du secteur en amenant des personnes extérieures à occuper des tâches de responsabilité dans ses départements, et en marginalisant les compétences administratives et académiques qui ont fait tous les sacrifices pour la poursuive leurs services dans des conditions parfois difficiles », dénonçant au passage « toutes les campagnes de sous-évaluation et de stigmatisation que mènent certaines parties contre les fonctionnaires du secteur, oubliant les rôles pionniers que les fonctionnaires jouent au service de la patrie, et en faveur de l'enfance, de la jeunesse et des femmes du Maroc ». Le corps syndical se déclare notamment « surpris » par les « décisions d'exemption rendues par le ministère sans justification raisonnable et par le processus de gel des fonctions de certains fonctionnaires, avec des instructions directes du cabinet du ministre », considérant que « cette approche de gestion ne fera qu'affaiblir les institutions du secteur et impliquer le ministère dans les décisions rendues par des entités qui n'ont pas le pouvoir de les délivrer, de plus qu'elle n'ont aucun effet ». Par conséquent, l'UNJS estime qu' »il n'est pas possible d'être tenu responsable de ces résultats qui sont celles des fonctionnaires subalternes et de certains employés ». En guise de réponse, le syndicat appelle à « la nécessité de prêter attention à la « situation anormale » que les nouvelles institutions du secteur (stades de proximité – clubs sociologiques de proximité, etc) ont vécue afin de les sauver de la destruction systématique via la mise en place d'un mode de gestion qui garantit un service public gratuit au profit des enfants et des jeunes, et aborde la question des services d'hygiène, de gardiennage et d'entretien".