Tel le furet de la comptine, « il court, il court», le « coronavirus » passant par ici et repassant par là. En cette matinée de mercredi 22 janvier 2020, on en est au bilan macabre de cette propagation à neuf morts ainsi qu'à 500 cas recensés en Chine. Des chiffres à prendre avec des pincettes cependant si l'on se fie aux spécialistes qui avancent qu'on devrait avoir entre 1 500 et 2 000 cas rien qu'en en Chine. D'autant plus que, les autorités chinoises viennent d'annoncer lundi qu'il y avait eu des cas de contamination interhumaine. Apparu sur un marché de Wuhan en décembre, en Chine, le nouveau coronavirus sévit en Asie et se propage vaillamment vers d'autres pays, les Etats-Unis ont annoncé leur premier cas dans le nord de Seattle, faisant craindre une crise sanitaire mondiale. Le virus au doux nom de « 2019-nCoV », se transmet par les voies respiratoires, et tel son ancêtre le « SRAS », il « pourrait muter et se propager plus facilement », si l'on en croit le vice-ministre de la commission nationale de la Santé chinois, Li Bin. Ce qui en ce Nouvel an en Chine fait craindre le pire. Car effectivement, il est de tradition pour des centaines de millions de Chinois, de se déplacer pour fêter cette fin d'année lunaire en famille. Doit-on y voir un lugubre présage ? La mystérieuse pneumonie, officiellement (autorités chinoises), a fait pour l'heure plus de 400 malades et laisse planer le spectre d'une contamination au niveau planétaire au regard de la propagation actuelle du nouveau virus (d'humain à humain) semblable à 80% au SRAS. Déjà le « coronavirus » (virus protégé d'une couronne) a débordé vers les voisins du Japon, la Thaïlande, Taïwan, Corée du Sud et même aux Etats-Unis et de nombreux pays d'Asie et d'ailleurs ont déjà pris les précautions en renforçant leurs contrôles. Les autorités thaïlandaises dont les aéroports accueillent jusqu'à 25% des vols internationaux en provenance de Wuhan où la maladie a fait son apparition ont mis en place des détections thermiques obligatoires dans les aéroports du pays. Mais de Bangkok à Hong Kong, de Singapour à Sydney en passant par les Etats-Unis, les autorités procèdent à des contrôles systématiques à l'arrivée des vols en provenance des zones à risques. Au Vietnam, pays frontalier de la Chine, le ministère de la Santé a proclamé un « risque d'infection élevé » et ordonné des contrôles renforcés à ses frontières terrestres et notamment au nord, intense lieu de passage entre les deux pays. Pas encore défini par l'OMS qui doit se prononcer aujourd'hui, d'aucuns mettent la dangerosité du coronavirus « 2019-CoV » dans le même panier que le H1N1, Zika ou Ebola. La souche de ce virus, jamais observée auparavant, apparu mi-décembre en Chine est de la famille des virus allant du rhume au SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère). L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que l'animal semble être « la source primaire la plus vraisemblable » de cette épidémie. D'ailleurs, les premiers malades contaminés et recensés sont des vendeurs qui travaillaient sur le marché de poissons et d'animaux de Wuhan.