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Nouvelle station balnéaire de Taghazout : respecter l’esprit du plan Azur et impliquer les opérateur
Publié dans GoAgadir le 05 - 03 - 2009

Nouvelle station balnéaire de Taghazout : respecter l'esprit du plan Azur et impliquer les opérateurs nationaux dans l'investissement touristique.
L'esprit du Plan Azur consiste à permettre au produit touristique marocain un apport positif en matière d'hébergement additionnel en lits, principalement dans les zones balnéaires. D'où le lancement de stations balnéaires nouvelles dont Saïdia, Essaouira Mogador, El Jadida Mazagan et Taghazout... Le projet des nouvelles stations balnéaires, avec donc la construction d'abord des hôtels, a malheureusement été relégué au second plan, sur le terrain, avec la construction des villas à vocation touristique. C'est le cas pour Saïdia, pour Mazagan, pour Mogador et pour Taghazout. Le concept retenu est de permettre à l'aménageur développeur de s'en sortir sans dégâts financiers, avec un concept gagnant / gagnant, mais pas au détriment du développement hôtelier dont le pays a besoin.
Or sur le terrain, tout le monde remarque que les aménageurs développeurs favorisent d'abord la construction des villas, qu'ils vendent à fort pris, c'est le cas de Fadesa à Saïdia par exemple. Dans son dernier communiqué publié dans ces colonnes mêmes, Colony Capital précise maintenir ses engagements avec la construction d'un hôtel luxe de 165 chambres et 60 villas. Sans vouloir polémiquer du tout, le consortium a oublié de préciser qu'il ne s'engage plus que sur 300 ha au lieu des 600 ha, objet de la convention signée avec l'Etat marocain. Cela a été bien formulé clairement par le président de Colony Capital, lui-même à Agadir, et en présence du ministre du tourisme, des élus locaux, des Autorités et des opérateurs touristiques locaux.
Colony ne réalisera que l'aménagement de 300 ha, cela est désormais un fait. L'Etat marocain est donc devant l'obligation de trouver une bonne solution pour les 300 autres ha, dans l'esprit du Plan Azur et avec l'implication des opérateurs nationaux et locaux. Nombreux sont les opérateurs locaux qui nous ont exprimé sincèrement leur volonté et leur disponibilité à investir dans la nouvelle station Taghazout, dans le cadre des 300 ha restant. Il n'est pas question de ne réaliser que 50% de la nouvelle station prévue. L'esprit du Plan Azur, c'est plus de lits balnéaires, c'est plus de créations d'emplois aussi et ce n'est pas avec la construction de villas qu'on va créer des emplois.
Il est donc urgent, vu la demande réelle existante localement et sûrement à l'échelon national, de lancer un Appel à Manifestation pour la réalisation de la tranche des 300 ha restants. Evidemment tout l'intérêt de Taghzout est d'abord sa plage, son balnéaire. Il n'est donc pas concevable d'offrir une assiette foncière pour investissement hôtelier sans proximité de la mer. Les collines en amont peuvent bien abriter des villas mais pas des hôtels, qui doivent se situer sur le front de mer. Lorsqu'on sait un bon et grand hôtel peut être construit, largement, sur 10 ha, il y a sérieusement de quoi faire une vraie zone hôtelière à Taghazout dans le cadre du 1/3 des 300 ha restant puis que le reste n'est pas en front de mer. 100 ha, cela fait déjà 10 hôtels nouveaux, avec une moyenne de 250 chambres, c'est tout de même, 2500 chambres, à réaliser dans le court terme, soit dans trois à quatre ans.
L'Etat se charge du hors sit. Pour le in sit, ce sont les investisseurs qui s'en chargeront mais dans le cadre d'un travail bien coordonné par un maître d'ouvre garanti par l'Etat pour ne plus retomber dans les erreurs précédentes ( celles de Dallah Al Barak, ou de Colony Capital, en cours). L'objectif premier est de pousser à la réaliser de la nouvelle station à travers la construction d'unités hôtelières qui cadrent avec l'esprit de la commercialisation actuelle, dans sa proximité avec l'Europe, notre vivier touristique. Avec Le haut de gamme, c'est bon mais difficilement accessible ; le moyen gamme est le plus réaliste et le plus porteur. Agadir souffre toujours de l'enclavement aérien qui handicape son développement touristique du fait de l'absence totale des lignes directes.
Avec la suppression des lignes effectuées par la compagnie nationale, avec le manque de liaison en lignes régulières directes, on ne peut développer le haut de gamme. Un Raffles c'est bien, mais comment faire venir tous ces clients, pour un seul hôtel en plus, et à travers quelles lignes aériennes ? Le hub de Casablanca porte avec ses attentes d'escale interminable, un vrai préjudice au développement du tourisme dans le sud, principalement pour Agadir et Ouarzazate. Les compagnies low cost offrent des vols un point à point mais sans aucun confort pour les passagers. Avec les charters, c'est un peu mieux, mais les TO ont besoin d'un nombre important en lits balnéaires, d'abord pour pouvoir remplir les avions, mais des prix corrects aussi joignant qualité/prix. Avec le All Inclusive et les prix bas appliqués actuellement qui ne dépassent pas les 400 euros par semaine, en ALL Inclusive, avec des établissements pieds dans l'eau ou presque, quelle haut de gamme va-t-on avoir ? La réalité c'est ça, le reste n'est que leurre.
Développer Taghazout en tant que nouvelle station, bien sûr ; mais aussi et rattraper les 300 ha restants, en écoutant d'abord les propositions et les avis des professionnels locaux et leurs partenaires étrangers. Ils ont la solution ( les solutions possibles et réalisables) et peuvent drainer l'investissement qu'il faut mais dans le cadre d'une vision claire, pragmatique et réaliste. Si par ailleurs Agadir, a pu développer son tourisme ces dernières années, c'est avant tout grâce à l'implication des TO en hôtellerie, on ne le dira jamais assez. De Fram, en passant par TUI, Thomas Cook, RIU, LTI, Club Med, Valtur, ou Accor, tous ces TO sont présents dans la destination balnéaire Agadir avec leurs propres unités hôtelières. La clé est là. Ils sont investi leur argent et son obligé de rentabilisé leur investissement.
Construire des hôtels, c'est bon, mais il faut être capable de leur assurer un bon remplissage annuel moyen qui garantit la rentabilité, la sauvegarde des emplois, le maintien de l'investissement et laisse dégager du bénéfice, aussi minime soit-il etc… Le tourisme c'est avant tout de l'hôtellerie, dans le monde entier. Ce n'est pas la construction de villas individuelles, sous prétexte d'investissement touristique. Construisons des hôtels pour avoir un maximum de lits, un maximum d'emplois et laissons les villas en troisième zone. Mais pas uniquement un hôtel et des villas. L'investissement touristique qui cadre avec le développement balnéaire que cherche le pays et qui va avec sa vision 2010 et celle de 2020, est celui qui préconise la construction des hôtels d'abord et quelques villas, après. Surtout pas l'inverse.
En résumé donc pour les 300 ha restants à la nouvelle station balnéaire Taghazout, il faut les réaliser en concordance et en cohérence avec ce qui est prévu et ce qui est en cours, si l'engagement est vraiment tenu dans les temps. Un plan d'ensemble doit être fait, coiffé un maître d'œuvre unique interlocuteur, pour bien déterminer qui fait quoi et comment, dans quel but. Il est bon à signaler que la climatologie et le relief ont changé ces dernières années dans le site de Taghazout. IL va falloir faire avec et envisager les solutions qui cadrent avec l'environnement et la préservation du site balnéaire, sans que cela porte un quelconque préjudice à la plage et à la mer qui sont le grand capital de Taghazout. En fait, tout est possible et réalisable, si la volonté politique de bien faire y est, dans le cadre de l'intérêt national qui ne vise que le développement touristique de la région et du pays en général.


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