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Enseignement supérieur
Publié dans Finances news le 10 - 02 - 2005

À Fès comme à Marrakech, les étudiants boycottent les examens du premier semestre. De l’avis des enseignants, les étudiants n’ont pas encore assimilé l’essence de la réforme universitaire. Toutefois, une chose est sûre : il y avait beaucoup de précipitation et d’improvisation dans la mise en application de cette réforme.
Pour plusieurs experts pédagogiques, la réforme universitaire, dans son esprit, est bénéfique pour le Maroc. Mais, c’est en raison des calculs politiques qu’elle a été appliquée en 2003 avant même la mise en place des moyens nécessaires pour son application. Que veut dire la réforme pour un étudiant marocain ? «Aujourd’hui, nous avons des cours de langues, des contrôles réguliers et, bien sûr, deux examens semestriels». C’est avec ces mots que Naïma Outaleb, étudiante en droit à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Casablanca, nous a expliqué la nouvelle réforme. Le ministère de tutelle n’a pas suffisamment communiqué sur le projet de la réforme avant son application. Il est vrai qu’il a organisé quelques ateliers et débats au sujet de la réforme, mais ces débats n’ont pas réuni tous ceux qui sont concernés par ladite réforme.
Les étudiants se plaignent aujourd’hui du fait qu’ils n’ont pas assez de temps pour préparer les contrôles, voire l’examen semestriel. «Avant, nous n’étions pas obligés d’assister régulièrement aux cours; ce qui nous permettait de nous préparer à l’examen final dans des conditions plus ou moins favorables. Aujourd’hui, nous sommes obligés d’être présents tout le temps à la «Fac» et de nous pointer aux différents contrôles», souligne Jamal Ouadie, étudiant en seconde année économie, à la Faculté de Casablanca.
Mais, à qui incombe la responsabilité ? Aucune réponse. Ce qui est sûr, c’est que les grèves des facultés de Fès et de Marrakech peuvent bien s’étendre à d’autres facultés du Royaume.
Rares sont les universitaires qui osent critiquer publiquement la nouvelle réforme de l’enseignement. Certes, les enseignants s’accordent à dire que la réforme comporte beaucoup de dysfonctionnements, mais ils n’osent vraiment pas aller jusqu’au bout et l’exprimer haut et fort. Pour eux, la réforme est très ambitieuse.
Le nouveau système
ne plaît pas aux
enseignants
Il a fallu penser aux moyens techniques et humains avant de l’appliquer. On veut passer d’un système archaïque, basé sur des cours magistraux, à un système moderne qui implique l’étudiant. Pour cela, il faut renforcer le corps enseignant, revoir l’architecture de nos Facultés et miser davantage sur les NTI. Ce n’est pas le cas aujourd’hui dans les universités marocaines. Pour ne citer que l’exemple de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Casablanca, les enseignants se plaignent du manque d’espace et de moyens pédagogiques. Pour les filières «Droit» et «Economie», et suivant la logique de la réforme, l’enseignant doit avoir au maximum 100 étudiants pour les cours et une trentaine pour les travaux dirigés. Malheureusement, ce n’est pas le cas. L’effectif des étudiants est toujours quadruplé sinon quintuplé.
Comment donc pouvoir réussir cette réforme qui impose aux enseignants d’effectuer des contrôles continus et des suivis permanents et personnalisés ?
Si El Habib El Malki, ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique, avait déclaré à la presse «qu’il ne serait pas judicieux d’attendre que toutes les conditions soient réunies pour pouvoir lancer la réforme», le corps des enseignants est d’un autre avis. Selon les professeurs, on aurait dû mettre en place les moyens suffisants pour l’application de la réforme. Une réforme ne peut réussir sans les moyens nécessaires pour la mener.
Que faire ?
Certes, on ne peut pas faire marche arrière. Mais, à l’époque du «e-learning», le ministère de tutelle doit revoir l’architecture des universités marocaines tout en y introduisant les outils technologiques nécessaires.
Il faut également placer l’enseignant au centre de la réforme car, sans lui, on ne peut la réussir.
Ce qui est sûr, c’est que ce ne sont pas les grèves qui feront évoluer les choses. Mais, disons-le clairement, au moins, elles auront permis d’ouvrir les débats.


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