Le crime odieux dont a été victime une fille innocente à bord d'un bus de transport public à Casablanca a nécessité la prise de mesures d'urgence pour arrêter les suspects, a indiqué, jeudi à Rabat, le ministre de la Justice, Mohamed Aujjar. Ces mesures d'urgence comprennent l'envoi d'une correspondance aux procureurs généraux du Roi près les cours d'appel et aux procureurs du Roi près les tribunaux de première instance, les incitant à mobiliser tous les moyens pour poursuivre les non-dénonciateurs des crimes, « surtout quand ces crimes sont aussi odieux que celui qui a eu lieu à Casablanca », a affirmé le ministre, peu avant la réunion hebdomadaire du Conseil de gouvernement. La décadence grave des valeurs dans le pays nécessite un traitement approfondi et global pour en déterminer les causes, a souligné le ministre, insistant sur le fait que le parquet doit assumer toutes ses responsabilités dans le traitement de ce genre d'affaires. Il a, en outre, appelé à la sensibilisation des citoyens quant à la nécessité de dénoncer de tels ces crimes et d'aider les forces de sécurité pour faire face à ce genre d'actes criminels, rappelant que la loi garantit la protection des dénonciateurs. La société marocaine est régie par des valeurs culturelles, religieuses et des droits de l'Homme basées sur la solidarité, la lutte contre la criminalité, le soutien aux personnes vulnérables et la défense des personnes exposées à de telles agressions, a fait valoir le ministre de la Justice. A rappeler que les services de la préfecture de police de Casablanca ont arrêté, lundi dernier, six mineurs âgés entre 15 et 17 ans, pour leur implication présumée dans un attentat à la pudeur commis avec violences contre une fille souffrant de troubles mentaux, l'enregistrement de ces actes sur vidéo et sa diffusion sur Internet. Avec MAP