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Ryanair supprime la liaison entre Bournemouth et Agadir, inaugurée en avril 2024, pour protester contre la hausse de la taxe aérienne décidée par Londres
La compagnie aérienne à bas coût Ryanair a annoncé l'annulation de sa liaison entre Bournemouth, dans le sud de l'Angleterre et la ville d'Agadir en réaction à la hausse prochaine de la taxe sur les passagers aériens (APD) décidée par le gouvernement britannique. Cette suppression s'inscrit dans une réévaluation plus large du réseau de la compagnie après l'annonce, en octobre 2024, par la chancelière Rachel Reeves, d'une augmentation de l'APD dans le cadre du budget national. À compter de l'exercice 2026/27, cette taxe passera de 13 à 15 livres sterling pour les vols court-courriers en classe économique, un relèvement dénoncé par Ryanair comme un frein au développement du secteur aérien. La liaison Bournemouth-Agadir, inaugurée en avril 2024, avait marqué une étape importante pour l'aéroport britannique en devenant sa première destination africaine. Elle s'inscrivait dans la stratégie d'expansion de Ryanair qui avait basé un second appareil à Bournemouth à l'été 2023, augmentant ainsi ses vols de 30 %. Tensions entre Ryanair et le gouvernement britannique Cette décision intervient alors que le directeur général de Ryanair, Michael O'Leary, a récemment multiplié les attaques contre la chancelière de l'Echiquier au sein du gouvernement Starmer Rachel Reeves, critiquant vivement sa politique économique et son soutien à l'extension de l'aéroport de Heathrow. Lors d'une déclaration acerbe, le patron de la compagnie irlandaise a fustigé les choix du gouvernement, estimant que le Trésor britannique était «totalement déconnecté de la réalité économique.» Il a notamment jugé inefficace le projet d'une troisième piste à Heathrow, qu'il a qualifié de «diversion», estimant qu'elle ne verrait pas le jour avant les années 2040 au plus tôt. Selon O'Leary, une suppression pure et simple de l'APD serait une mesure bien plus efficace pour stimuler le trafic aérien et favoriser la croissance. Il a promis qu'en cas d'abolition de cette taxe, Ryanair augmenterait son trafic de 30 millions de passagers en l'espace de quatre ans, répartis sur l'ensemble des aéroports britanniques.