Le syndicat national de l'Agence de développement social (ADS) a révélé de graves irrégularités au sein de l'institution, protestant contre l'inaction de la ministre de la solidarité Aawatif Hayar face à ces dysfonctionnements. Les représentants syndicaux ont exprimé leur inquiétude concernant la gestion des mutations de plusieurs responsables de l'agence et l'opacité entourant des décisions jugées arbitraires, notamment en ce qui concerne le transfert de cadres et le non-respect des engagements pris lors des précédentes concertations. Selon le syndicat, l'année 2024 a été marquée par une série de dérives dans la gouvernance de l'ADS, exacerbant ainsi un climat de méfiance parmi les employés. Il a particulièrement mis en cause «l'absence de réaction de la ministre face aux abus commis, notamment en matière de licenciements abusifs et de gestion des fonds publics.» Il a également critiqué «la nomination de certains responsables jugés proches du ministère, sans consultation préalable des instances concernées.» Le syndicat a par ailleurs souligné que la gestion des ressources humaines au sein de l'agence «se fait sans considération pour les critères d'équité et de transparence», ce qui a mené à une dégradation des conditions de travail. Le désistement délibéré de la ministre, que les syndicalistes qualifient de «déconnexion totale», aggrave la situation et suscite un profond malaise au sein des cadres de l'agence. Les syndicalistes exigent désormais l'ouverture d'un dialogue direct avec la ministre afin de mettre un terme aux pratiques contestées, menaçant de nouvelles actions si leurs revendications ne sont pas entendues. Malgré plusieurs demandes de réunions, aucun mot de réponse n'a été donné par le ministère.