Lors d'une conférence de presse en ligne, le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Chakib Alj, a indiqué que les entreprises sont sensibilisées et engagées pour adopter toutes les précautions sanitaires nécessaires à la préservation de la santé de leurs salariés et clients. “L'activité économique reprend progressivement. Ce redémarrage de l'activité nous permettra de freiner les dégâts considérables observés sur nos entreprises et sur l'emploi, et de soulager la trésorerie de l'État”, a indiqué le président de la CGEM. Environ 60.000 tests de dépistage du Covid-19 ont été effectués dans l'industrie et ces tests sont appelés à être massifs. Lors de cette rencontre virtuelle, le patron des patrons a mis en exergue la mobilisation de la CGEM auprès de ses membres pour les soutenir dans leur reprise d'activité, à travers notamment la mise en place de guides sanitaires et préventifs et la facilitation de l'approvisionnement en équipements de protection sanitaire. Il a, en outre, souligné que la crise actuelle, de par son caractère inédit et son impact, nécessite une réponse massive. Après avoir présenté les mesures proposées dans le cadre de la relance, M. Alj a précisé que l'objectif est de préserver l'appareil productif national et d'éviter une récession durable, de stimuler la demande et aussi de relever de grands défis “dont beaucoup existaient bien avant l'arrivée du Covid”, en particulier l'intégration de l'informel, la simplification de la relation entre l'État, le citoyen et l'entreprise, l'inclusion financière et les délais de paiement. Sur ce dernier point, le président de la CGEM a indiqué que cette question a été l'un des premiers sujets évoqués depuis le début de son mandat à la tête de la CGEM, notant que le système actuel est pénalisant pour le fournisseur qui ne se fait pas payer. De son côté, le vice-président général de la CGEM, Mehdi Tazi, a indiqué que 72% des entreprises ont eu recours à au moins un report d'échéances (fiscales, bancaires et sociale), ce “qui constitue une dette supplémentaire pour ces entités”, relevant que l'endettement à lui seul, ne suffira pas pour le redémarrage des activités de ces entreprises. Afin de les accompagner, la CGEM prévoit d'autres mécanismes dans le cadre du plan de relance, notamment celui de reconstitution des fonds propres, a-t-il ajouté.