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Fouad Benzakour : «Notre céramique est de qualité»
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 01 - 11 - 2005

Fouad Benzakour, directeur général de Super Cerame et membre actif de l'APIC, aborde les problèmes dont souffrent les industriels du secteur de la céramique. Pour lui, les mesures de sauvegarde sont obligatoires pour sortir de la crise. Entretien.
ALM : Où en est actuellement le secteur de la céramique au Maroc et quel est son poids par rapport à l'économie nationale?
Fouad Benzakour : L'industrie de la céramique est une industrie jeune. Moderne aussi. Les unités de production nationale sont dotés d'une technologie sophistiquée. Les produits fabriqués sont d'une grande qualité.
Ils répondent aux normes internationales et n'ont rien à envier aux produits européens. En terme de production annuelle, le secteur de la céramique produit 4 millions de mètres. Il emploie quelque 10.000 personnes. Le chiffre d'affaires réalisé chaque année est de l'ordre d'un milliard et demi de dirhams.
Aujourd'hui, l'industrie marocaine de la céramique est en crise. Quelle en est la cause ?
Oui, effectivement. Notre secteur passe par une période de crise que nous souhaitons passagère. Ceci est dû à l'importation massive de certains produits principalement de la Chine et de l'Espagne. Certains produits en provenance de ces deux géants qui produisent environ la moitié de la production mondiale en céramique sont responsables de cette situation. Les deux pays en question se débarrassent de leurs stocks en pratiquant des prix qui n'ont rien à voir avec le coût réel de la production.
Une nouvelle forme de dumping, faite parfois autour de pratiques illégales. Il s'agit principalement de la sous-facturation, contrebande, fausses déclarations. Ces pratiques pénalisent la production nationale de céramique. Il faut, entre autres, noter que ces produits n'ont pas la même qualité que les produits marocains. Ce sont des produits de bas de gamme, mais dont le prix est inférieur par rapport au prix que nous pratiquons.
Pour sortir le secteur de la céramique de sa crise, quelles sont vos revendications et qu'attendez-vous du gouvernement?
En effet, pour sortir de la crise, nous souhaitons que l'industrie locale soit protégée et ce dans le cadre de l'OMC. Le ministère de tutelle a mené durant une période de neuf mois une enquête sur l'impact des importations sur la production locale. Le rapport du département du Commerce et de l'Industrie a révélé que le secteur a subi un préjudice grave à cause de ces importations massives. Les contrecoups de ces importations massives de toute origine, entre autres des produits de bas de gamme de qualité médiocre ne répondant pas aux normes marocaines, ont eu un impact dur sur le chiffre d'affaires du secteur.
Aujourd'hui, nous demandons l'application dans le cadre de l'OMC des mesures de sauvegardes pour mettre fin au préjudice que subit notre secteur d'activité. Actuellement, il a y des négociations entre le gouvernement et l'association des producteurs industriels de la céramique qui sont en cours pour tenter de sortir le secteur de ses difficultés actuelles.
Les produits marocains de céramique sont-ils compétitifs à l'export ?
Comme je venais de le dire, les produits marocains de céramique sont d'une très bonne qualité. Mais s'agissant de l'export, les chiffres ne sont pas très significatifs.
En effet, il n'existe que quelques niches d'exportation. Cela est dû à la facture de l'énergie qui pèse lourd dans le coût de production. Ce qui rend nos produits pas très compétitifs.
L'énergie représente 30 à 40% des coûts de production. Les coûts de l'énergie sont prohibitifs, à cause, entre autres, de l'utilisation du GPL au lieu du gaz naturel. Dans certains pays arabes, le prix du gaz naturel beaucoup moins cher qu'ici, notamment en Algérie ou en Egypte. Au Maroc, le coût de l'énergie coûte 40% plus cher qu'en Egypte et quarte fois moins qu'en Europe. Pour l'instant, notre priorité est de protéger d'abord le marché national. Une fois les mesures de sauvegarde auront été mises en application, nous pourrons ensuite envisager de demander au gouvernement de prendre des dispositions en vue de développer des sources d'énergie moins coûteuses.


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