La lutte contre le VIH/sida et la Tuberculose, objet d'une convention d'appui du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, constitue une priorité pour le Maroc, a affirmé, mardi à New York, le ministre de la Santé, Anas Doukkali S'exprimant lors d'une réunion de « Plaidoyer pour la 6e reconstitution des ressources du Fonds mondial », organisée par la Mauritanie et le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, en marge de la 73e session de l'Assemblée générale des Nations-Unies, le ministre a passé en revue les réalisations dans ce domaine, grâce à la conjugaison d'un certain nombre d'atouts qui ont permis au Maroc de devenir le premier pays de la région MENA à bénéficier des financements du Fonds et l'un des 7 premiers dans le monde. Depuis 2016, le Maroc fait partie des rares pays dans le Monde à bénéficier d'une subvention spécifiquement dédiée au Renforcement du Système de Santé (RSS) avec une enveloppe sur trois ans de 8 millions de dollars US, a-t-il indiqué, notant que le Fonds mondial représente le 2e bailleur, après le budget de l'Etat, des deux stratégies nationales, à hauteur de 45%. Durant ces 15 années, la mise en œuvre des différentes subventions du Fonds mondial a permis de contribuer largement a l'atteinte des objectifs du millénaire pour le développement, et ce, dans le cadre d'une complémentarité et d'une harmonisation avec les autres sources de financement et d'appui technique, disponibles au niveau national. Et de relever qu'en matière de lutte contre le VIH/sida, la progression de l'épidémie a pu être jugule e et sa régression amorce e, assurant que les dernières estimations de l'épidémie réalise e par le ministère de la Sante et l'ONUSIDA montrent que la prévalence du VIH reste faible dans la population générale (0,1) et le nombre estime de nouvelles infections VIH à diminuer de 37% entre 2011 et 2017. L'appui du Fonds mondial a permis de généraliser la trithérapie a tous les malades depuis 2003, s'est-il réjoui, notant que le nombre de personnes bénéficiant d'un traitement antirétroviral a e te multiplie par 30 durant ces 15 dernières années permettant ainsi d'atteindre un taux de couverture des patients éligibles de 53% en 2017. M. Doukkali a indiqué que le Maroc est l'un des premiers pays de la régions MENA a avoir développé et mis en œuvre une stratégie nationale sur les droits de l'homme et le VIH/sida, en partenariat avec le Conseil National des Droits de l'Homme, ce qui a impulse une nouvelle dynamique dans la riposte nationale, base e sur les droits humains, l'approche genre et la lutte contre toutes forme de discrimination en matière d'accès aux services, s'est-il réjoui. Pour ce qui est de la lutte contre la tuberculose, une stratégie spécifique a pu être mise en place pour la prise en charge des malades tuberculeux multi-résistants (MDR) dans le cadre d'une approche communautaire mise en place grâce a l'appui du Fonds mondial. Tous ces efforts entrepris pour garantir a tous la gratuite des soins ont permis d'atteindre et de maintenir a plus de 85% le taux de détection et a plus de 87% le taux de succès thérapeutique, a-t-il argué. Abordant le volet de la gouvernance, M. Doukkali a souligné la mise en place de nouveaux organes de gouvernance de la riposte contre le VIH et la tuberculose, comme le Comite de Coordination du Maroc. Après avoir insisté sur l'importance de la pérennisation de l'appui financier du Fonds mondial pour maintenir les acquis et relever les de fis, le ministre a affirmé que son département, en collaboration avec ses partenaires, s'engage a aller vers un impact plus important sur le VIH/sida et la tuberculose durant les prochaines années et a mobiliser plus d'efforts pour une meilleure performance de notre riposte nationale et favoriser l'atteinte des objectifs de développement durable. Cette réunion, qui s'est déroulée en présence des ministres de la santé de plusieurs pays du Maghreb, du Sahel et de l'Afrique de l'Est, ainsi que des représentants de France et de Canada, entre autres, avait pour but d'appuyer le Fonds mondial en prélude à la conférence qui se tiendra en octobre 2019 à Lyon, afin de lui mobiliser les ressources nécessaires pour le financement de ses politiques visant à vaincre les maladies du sida, de la tuberculose et du paludisme.