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Floraison
Publié dans Albayane le 04 - 03 - 2015


L'évolution de la famille se remarque de plus en plus au Maroc. Il suffit de fréquenter certains lieux publics le dimanche pour se rendre compte des transformations qui marquent le modèle familial dans sa forme et dans ses fonctions. Sans négliger le pique-nique dans les orées de la forêt ou le bord de la mer, en relation avec la situation climatique, il s'agit de ces restaurants où les grillades sont le plat principal et d'autres où le poisson se consomme. Populeux, sans être communs, ils permettent aux familles de se sustenter à des prix compétitifs. Ces lieux reflètent ce mouvement insouciant caractéristique des souks, par le brouhaha qui règne et les bousculades entre celles et ceux qui quittent et ceux et celles qui s'attablent. Le désordre n'est qu'apparent. L'œil du maître surveille son pécule et la sauvegarde de ses intérêts. Dans cette atmosphère, l'attente permet l'observation qui peut glisser facilement au «tbarguig», ne serait-ce que pour tromper l'attente d'être servi. Ainsi, la remarque qui s'impose est la présence familiale. Du plus petit, dormant à poings fermés dans son landau, au plus grand, appuyé sur un proche afin de ne point faire de faux pas dans les marches des escaliers en colimaçon. La famille nucléaire s'installe sans pour autant qu'elle élimine le modèle élargi connu depuis fort longtemps. Cette nucléarisation reflète-t-elle une émancipation liée à la modernité ou serait-elle la conséquence d'une certaine manière de vivre liées aux contraintes du quotidien. Le logement, verticalité spéculative où les alvéoles s'entassent les unes sur les autres pour abriter beaucoup plus le sommeil que l'intimité. Le travail de la femme, un salaire de plus dans la gestion du budget familial mais aussi une moindre présence devant les fourneaux. Sortir, pour respirer l'air, sentir le soleil et chauffer ses os; ne pas pourrir en quelque sorte et permettre à la progéniture d'avoir sa dose en vitamine D, pour qu'elle ne souffre point d'ostéoporose dans l'avenir. Quoi qu'il en soit, la femme exerce son autorité et laisse les bambins sous la tutelle du père. Même dans une famille élargie où se retrouvent trois ménages et autant de générations, la femme se libère et l'homme obtempère. Il lui reste le porte-monnaie pour manifester sa préséance sur les mâles de son clan alors que leurs conjointes se font belles pour affronter le regard des autres. Elles s'occupent aussi des seniors, eux qui ont la clé du paradis et qui par cet accompagnement sentent l'affection de leurs descendants. Faire la cuisine, voire être un cordon bleu, semble ne plus intéresser la gent masculine. L'économie domestique ne peut souffrir de ce repas où la profusion semble équilibrer le rationnement quotidien. Le costume semble refléter une «ouverture d'esprit» même si parfois cela frôle le ridicule! Des lunettes noires en bandeau sur une casquette au sein d'une salle destinée à la restauration, il faut vraiment se faire voir! La morphologie des individus semble confirmer l'amélioration de la descendance pour user d'un langage génétique alors que leur corpulence montre les dangers liés à l'obésité et au surpoids. Généralement l'appétence ne contredit pas la détente, et les femmes trouvent toujours matière à discuter même quand elles sont séparées par des hommes. Il en est ainsi jusqu'au parking où les voitures low cost sont prépondérantes. Le volant n'est plus l'apanage de l'homme et la maîtrise du créneau permet une certaine fluidité dans des avenues réduites à la simple chaussée. «C'est le temps des femmes qui revient!» criait un tunisien empêché de forcer le passage par une conductrice sûre de son droit. C'est le temps de l'égalité entre l'homme et la femme qui annonce chaque année le printemps de l'humanité. C'est le temps de la parité, même si beaucoup de chemin reste encore à faire. Il faut avoir le courage de l'assumer, non par la marche casuelle et halée par un tracteur qui souffre d'avoir perdue son égérie à la poitrine opulente, mais par la mobilisation de l'ensemble du genre humain. Hommes et femmes de bonne volonté qui luttent à tout moment pour la dignité, la liberté, l'égalité, la justice sociale, et le bienêtre pour tous. Celles et ceux qui voient plus haut que l'horizon. A toutes les Marocaines et à tous les Marocains, à toutes les femmes d'ici et d'ailleurs, nos souhaits, les meilleurs, pour le 8 mars 2015.

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