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Sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI : : Colloque international intitulé : « Les nouveaux territoires de l'identité : la fabrication du radicalisme»
Publié dans L'opinion le 21 - 02 - 2017

La ville de Fès doit accueillir, sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI , un Colloque international intitulé : « Les nouveaux territoires de l'identité : la fabrication du radicalisme» . De nombreux conférenciers nationaux et internationaux participent à ce Colloque qui aura lieu du 17 au 19 Février 2017 avec des thématiques diverses parmi lesquelles « Radicalisme et fracture sociale « , « Théologie et spiritualité face au radicalisme « , « Religion et politique « ou encore « Clinique de la radicalisation, comment en sortir?».
La grande originalité de ce Colloque est d'avoir su réunir des spécialistes de renommée mondiale dans différents disciplines et domaines de recherche pour tenter de comprendre dans ses racines l'émergence du phénomène de l'extrémisme dans nos sociétés actuelles , que celui -ci soit de nature populiste ou religieuse.
André Azoulay, Dounia Bouzar, Ahmed Abbadi, Assia Alaoui Bensalah , Mohammed Tozy, Salma Belaala , Pierre Christophe Cathelineau , Abdellah Ouazzani , Rachid Benzine, Courtney Edwin , Driss Fassi-Fihri , Victor Palleja de Bustinza et Josh Martin figurèrent parmi de nombreux autres participants.
Ce Colloque est organisé par le Centre IDRISS ( Centre International de Dialogue et de Recherches sur les Identités Subjectives et Sociales) dont les deux présidents
fondateurs sont l'anthropologue et président du Festival de la Culture Soufie, Faouzi Skali et l'éminent psychiatre et chercheur , Charles Melman .
Dans Son Discours du 20 Août 2016, à l'occasion du 63 ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple Sa Majesté le Roi Mohammed VI avait dit que « face à la prolifération des obscurantismes répandus au nom de la religion , tous, musulmans , chrétiens et juifs , doivent dresser un front commun pour contrecarrer le fanatisme , la haine et le repli sur soi sous toutes ses formes.
L'histoire de l'humanité est la meilleure preuve que le progrès ne peut se réaliser dans toute société en proie à l'extrémisme et à la haine...»
C'est en s'inscrivant dans cette perspective que les participants à ce Colloque, théologiens, psychiatres et psychologues, politologues et islamologues, cherchent avant tout à cerner et comprendre un phénomène complexe dont les causes sont multiples et concomitantes .
Le Centre IDRISS vise à développer une méthode d'approche de «Recherche - Action» qui permette, au-delà de la dimension sécuritaire de proposer des solutions basées sur des expériences de terrain et une compréhension objective-pour mieux les déconstruire- des discours et des idéologies basés sur la haine et l'extrémisme violent , qui touchent aujourd'hui des jeunes de tous les pays et de toutes les cultures.
Sur cette thématique, Faouzi Skali, docteur en anthropologie, ethnologie et sciences de religions nous a confié : « « Les événements de l'actualité liés aux dérives extrémistes et sectaires doivent , pour être compris et cernés , être abordés avec une certaine profondeur de champ historique.
Par un ensemble d'amalgames et de confusions , que nous essayerons de dissiper et d'éclaircir lors de ce colloque, une version sectaire et dévoyée de l'Islam, se présente aujourd'hui, et jusque dans les discours des médias, comme la version intégrale, pure et orthodoxe de cette religion.
De là un débat qui a souvent cours , et qui ne manquera pas d'être évoqué lors de nos échanges , concernant le fait de savoir s'il y a une vraie différence entre Islam et Islamisme et si ce dernier n'est pas finalement que le noyau dur ou l'essence du premier. D'où d'ailleurs les confusions et ambiguïtés qui peuvent naître autour du terme de « radicalisme « , qui laisse justement supposer qu'il s'agit là d'un retour aux racines ou à l'essence d'une pensée ou d'une religion.
Nous avons maintenu ce terme , avec toutes les précautions nécessaires, en l'utilisant dans sa version anglaise de radicalism pour décrire la volonté d'entreprendre une réforme sans concession et souvent outrancière , qui rentre en rupture avec les lois et les institutions établies et préconise le passage à la violence. ». E d'ajouter : « Dans « La crise de la culture» Hannah Arendt disait que « les déformations destructrices de la tradition sont toutes l'œuvre d'hommes qui avaient fait l'expérience de quelque chose de nouveau qu'ils essayèrent de maîtriser en quelque chose d'ancien» .
C'est sans aucun doute le cas de ces nombreuses idéologies qui revendiquent le retour au modèle premier des Salafs, les devanciers ou les anciens, en voulant effacer d'un trait le poids de quelques 1400 ans d'histoire , traversée par une multitude de contextes sociaux et culturels.
Oliver Roy avait déjà fait remarquer que le fameux choc des cultures n'était précisément que celui de religions ou plutôt d'idéologies religieuses déculturées.
Cela nous renvoie , à l'antipode de ces orthodoxies réinventés -comme pour les identités - dans un mode pathologique, vers des représentants d'un Islam qui inscrit le texte , ou d'une façon générale les textes scripturaires, dans leur contextes historiques et où ne sont jamais perdues de vue , quelles que soient l'interprétations de ceux-ci , leur finalités spirituelles et leurs valeurs universelles. Celles qui prônent l'unité dans la diversité de notre humanité.
Dans un discours récent , du 20 Août 2016, Sa Majesté le Roi Mohammed VI disait que
« face à la prolifération des obscurantismes répandus au nom de la religion , tous, musulmans , chrétiens et juifs , doivent dresser un front commun pour contrecarrer le fanatisme , la haine et le repli sur soi sous toutes ses formes.
L'histoire de l'humanité est la meilleure preuve que le progrès ne peut se réaliser dans toute société en proie à l'extrémisme et à la haine...»
Il ya un peu moins de deux siècle l'Emir Abdelkader à la fois résistant, érudit , mystique et théologien écrivait depuis son exil en Turquie :
« Si les musulmans et les chrétiens avaient voulu me prêter leur attention [ le conflit étant alors souvent perçu comme celui de deux cultures religieuse] , j'aurais fait cesser leurs querelles : ils seraient devenus , extérieurement et intérieurement, des frères « .
C'est ce même Émir qui portât les armes a la main secours au Chrétiens de Damas menacés de massacre par les Druzes.
A travers un décret qu'il a pris en 1843, fixant les règles régissant le traitement des prisonniers de guerre , l'Emir a été ainsi le précurseur , dix ans avant Henry Dunant, fondateur de la Croix Rouge, du Droit humanitaire international.
Nous sommes loin de la Barbarie de Daesh. Comment est-on passé de tels types de valeurs et de discours par des personnalités perçues comme les plus légitimement représentatives de l'Islam, aux discours aberrants et haineux que l'on peut entendre ici ou là aujourd'hui?
C'est l'une des questions sur laquelle, je l'espère , ce Colloque pourra nous éclairer. ».


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