Maroc - Suède : Abdellatif Hammouchi signe un partenariat stratégique    Inquiétudes en Espagne face à l'influence croissante du Maroc à Ceuta et Melilla    Syndicats : les raisons d'une perte de vitesse structurelle    IPTV, streaming… Le Maroc sort l'artillerie lourde contre le piratage    Rabat et Djibouti resserrent leurs liens parlementaires    Le bilan du gouvernement est « un passeport pour l'avenir »    Production animale : Une contribution de 35% au PIB agricole    Campagne agricole 2025-2026 : la récolte céréalière s'annonce prometteuse    Marrakech : hausse des nuitées dans les établissements touristiques classés    L'Office des changes engage une transformation structurante de son organisation    L'élevage et la production animale au cœur de l'édition 2026    66,6 millions de passagers en un mois... le transport aérien chinois poursuit sa reprise    Maroc : 16 918 chèques régularisés depuis la réduction du montant des sanctions    ONU: Omar Hilale scelle un partenariat stratégique entre la Commission de consolidation de la paix et la Banque mondiale    Soutien discret de Rabat aux monarchies du Golfe face aux agressions iraniennes    Corruption : Museveni sonne l'alarme nationale    Narcotrafic : Le Nigéria durcit le ton    Le marocain Ait Boudlal affole l'Europe : Ajax, Dortmund et Liverpool à l'affût    Journal brésilien : Achraf Hakimi.. « l'arme fatale » des Lions de l'Atlas pour le prochain Mondial    Tbourida : Au cœur de l'héritage équestre guerrier du Maroc    Haltérophilie : L'appel de l'ex-champion Abderrazak Saktiwy pour surmonter sa paralysie    Classement féminin FIFA : Le Maroc progresse de 4 places    Fès : le MAS va lancer son académie de football pour 100 MDH    Marruecos - Suecia: Abdellatif Hammouchi firma una alianza estratégica    Conference on Moroccan-Spanish relations in Zaragoza disrupted by Polisario supporters    Morocco's cereal production forecast to reach 90 million quintals in 2025-2026    Mutuelle : la MGPAP accélère la modernisation de ses services    Le Réseau mlfmonde célèbre ses 30 ans au Maroc (VIDEOS)    Hajj in Morocco: Between Official Figures and the Chaos of "Courtesy Visas" — Where Is the Ministry of Endowments?    Morocco's FM Attends Extraordinary Session of Arab League Council at Ministerial Level on Iran's Illegal Attacks Against Arab States    Droits d'auteur : la loi 2.00, un cadre juridique solide... dépassé par le numérique    Fally Ipupa fête 20 ans de musique avec « XX »    55e Festival National des Arts Populaires : Marrakech célèbre l'âme vivante du Maroc    Le cinéma africain en lumière à la Nollywood Week 2026    Le Maroc, leader incontesté du patrimoine culturel dans le monde arabe    Es-Semara : des peintures rupestres et un atelier de pigments mis au jour à Jdiriya    Bétis : Abdessamad Ezzalzouli change de cap, un transfert imminent ?    Violence à l'encontre des enfants : une enquête nationale pour quantifier le fléau    Le Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde dévoile sa 29è édition    Casablanca : "Manga F'lmdina", une immersion japonaise au cœur de la Villa des Arts    En Espagne, le Maroc perçu comme l'une des principales «menaces militaires», derrière la Russie    Espagne : Le Polisario tente de torpiller une conférence animée par un de ses anciens membres    Un consortium égypto-émirati injecte 2 milliards de dirhams dans un projet touristique à Essaouira    Flux Migratoire : la Méditerranée occidentale en hausse malgré la baisse globale des migrations vers l'UE en 2026    Le Maroc consolide son rôle d'acteur clé dans le soutien à la stabilité politique en Afrique    Coupes africaines: L'AS FAR en finale pour écrire l'histoire, première participation réussie de l'OCS    L'Iran met en doute le "sérieux" des Etats-Unis dans le processus diplomatique    Pyongyang tire plusieurs missiles balistiques de courte portée    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Brève histoire du cinéma en Syrie
CINE – ZOOM
Publié dans L'opinion le 14 - 11 - 2009

Jusqu'en 1918, la Syrie faisait partie de l'empire ottoman. Elle n'avait pas plutôt conquis sa liberté que les alliés triomphants la courbaient déjà sous le joug du mandat français, formule polie du dictionnaire impérialiste. Elle parvint, à l'instar du Liban, à se débarrasser de la domination française en 1946.
Le cinéma était inventé et déjà répandu depuis 13 ans lorsque des particuliers de nationalité turque introduiraient en Syrie le premier appareil de projection et l'exploitèrent à Alep en 1908.
En 1912, sur cafetier de Damas se chargea d'organiser dans son café des séances régulières qui lui rapportèrent d'énormes bénéfices.
Dès cette époque, le capital national prédomina dans l'exploitation cinématographique.
Cette caractéristique manque à d'autres pays arabes où vécurent et continuent à vivre pourtant d'importants colonies étrangères.
En 1916, au cours de la première guerre mondiale, les Turcs ottomans ouvrirent à Damas une grande salle de cinéma qu'ils appelèrent « Janak Kalaa » commémorant ainsi leur victoire sur la flotte anglaise dans le détroit du même man. Mais cette salle ne tarda pas à être la proie de flammes. Maintes salles virent alors le jour, enlevant leur clientèle aux autres lieux de distractions alors connus tels que « Khayal Dil ». et « Karakoz », avec ses amusantes histoires parsemées parfois d'expressions triviales ou encore les récits des conteurs populaires occupant chaque soir l'estrade des cafés et narrant les exploits de Abou Zaïd Hilali, d'Antar et Abla ou d'autres récits encore où se mêlaient aux exploits épiques les contes d'amour et les légendes transmises de génération en génération.
En cette période de guerre, les salles se projetaient en priorité des films allemands, l'Allemagne étant l'alliée de la Turquie, mais elle ne tardèrent pas à s'en détourner après la victoire des alliés et l'avènement du mandat, au profit des films américains ou français. Ce furent alors les projections des films à épisodes d'Eddie Polo et Tom Mix avec les plus célèbres vedettes des westerns et de films policiers. Ces films, naturellement muets, poursuivirent leur carrière dans le pays jusqu'en 1931 e même certains films muets continuèrent à tenir l'affiche bien après cette période.
Un événement important eut lieu à cette époque dans le pays, le début de la production cinématographique locale. Mais elle ne trouvera pas les conditions favorables à son développement.
En 1928, un groupe de jeunes, enthousiasmés par le cinéma, sa nouveauté et ses possibilités de gains rapides, se réunirent et décidèrent de produire le premier film syrien. Ils fondèrent à cet effet une société qu'ils dénommèrent « Harmon Film » et produisirent « L'accusé innocent » dont le scénario était largement influencé par les aventures des gangs chers au cinéma américain.
La mise en scène et le rôle principal furent confiés à Ayoub Badri. Cette première tentative locale obtint, en tant que telle, un grand succès en Syrie et au Liban, malgré les obstacles accumulés par la censure française qui contraignit ses propriétaires au remaniement de la plupart des séquences prenant prétexte de l'apparition d'une jeune fille musulmane dans le rôle de l'héroïne. La sortie du film dans les salles en fut longtemps retardée ce qui provoque une grande déception chez ses producteurs et leur imposa d'importants frais supplémentaires. Cette affaire se solda par une perte pour les associés, les exploits des salles s'étant attribué la part du lion des recettes qu'elle rapporta.
Un autre groupe entreprit dans la période suivante la production d'un second film muet alors que les premiers films parlants étrangers commençaient déjà à être projetés à Damas. Ce film mis en scène par l'ingénieur agronome Ismaïl Anzour, qui avait étudié la mise en scène en Autriche, fut intitulé : « Sous le ciel de Damas ».
Les prises de vues eurent lieu dans la Ghoutta de Damas, sa banlieue, l'entrée de la ville et ses rues. Cependant, la société « Helios Films », productrice du film, n'en avait pas plutôt entrepris le développement, pour le présenter au public en 1932, qu'elle fut surprise par des placards tapissant les murs de la ville et annonçant la projection prochaine d'un film égyptien parlant arabe intitulé : « La chanson du cœur ». Les prises de vues intérieures en avaient été tournées aux studios « Eclair » à Paris, de belles actrices françaises y tenaient les rôles secondaires et des meubles somptueux en garnissaient les décors.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.