Coopération territoriale : Karima Benyaich s'entretient avec le maire de Malaga    Le ministre El Bouari s'engage à soutenir directement les agriculteurs sinistrés par les inondations du Loukkos    Botola : Résultats et suite du programme de la 15e journée    Voici les hauteurs de pluies enregistrées ces dernières 24H    Le Maroc réaffirme son soutien à la sécurité du Golfe et condamne les attaques iraniennes... Un entretien entre Bourita et le secrétaire général du CCG illustre la solidité du partenariat stratégique    L'Ethiopie inaugure le premier commissariat de police « intelligent » d'Afrique    L'ambassadrice de Chine participe à une campagne solidaire au profit des habitants de Merchouch, dans la province de Khémisset    Carburants. Appelle à la vigilance face à la flambée mondiale    Cinco jóvenes internacionales nacidos en los Países Bajos eligen vestir la camiseta de Marruecos.    Un imam tué lors de la prière de l'aube à Driouch par une personne souffrant de troubles mentaux    Saïss on Brahim Diaz's Panenka: «Hero was enough, he tried to be the superhero»    Maroc-Espagne : Suspension des liaisons maritimes entre Tarifa et Tanger en raison des intempéries    La guerre au MO déclarée "crise humanitaire majeure" par le HCR    Trump exclut tout accord avec l'Iran sans « capitulation inconditionnelle »    Emirats arabes unis: 9 missiles balistiques et 109 drones interceptés et détruits    Bourse de Casablanca : la croissance s'installe, l'investissement repart    João Sacramento, un disciple de Mourinho au service des Lions de l'Atlas    Bourse de Casablanca : clôture en territoire négatif    Marché des capitaux: Près de 7,2 MMDH de levées en janvier    Aswak Assalam lance « Khayrat Bladna » pour promouvoir les coopératives marocaines    Entretien téléphonique entre Nasser Bourita et Serguei Lavrov    Alerte "Coachs dormants" !    Maryame El Moutamid : L'astrophysicienne marocaine qui veut mener une mission spatiale autour de Saturne    CAN féminine 2026 : nouvelles dates annoncées par la CAF    Le Grand Prix Hassan II célèbre ses 40 ans à Marrakech et mise sur la nouvelle génération marocaine    Burundi : Un plan pour rapatrier 100.000 réfugiés    Football : Mohamed Ouahbi prend les rênes des Lions de l'Atlas    Le réseau de coffee shops Dahab passe sous le contrôle de One Retail    Mazagan Beach & Golf Resort enchaîne les distinctions internationales    Inondations : 15.000 familles bénéficient d'une aide directe de 6.000 dirhams    Produits du Sahara : le gouvernement britannique apporte de l'eau au moulin du Polisario    Mohamed Ouahbi à la tête des Lions de l'Atlas avec João Sacramento comme adjoint    Andrés Iniesta proche de rejoindre la direction technique des Lions de l'Atlas    Mohamed Ouahbi, de l'épopée mondiale U20 au banc des Lions de l'Atlas    Alerte météo : vague de froid, pluies et chutes de neige, de jeudi à dimanche    Pékin accueille l'ouverture de la quatrième session de l'organe législatif suprême de la Chine    La date des élections des membres de la Chambre des représentants fixée au 23 septembre prochain    Enlèvement d'enfants : L'Intérieur dément les fausses informations relayées sur Internet    « Rass Jbel » : quand la légende de « Al Hayba » prend racine au Maroc    Comediablanca revient à Casablanca après une tournée internationale remarquée    Sahara : L'heure de vérité pour une MINURSO en sursis    L'armée US prévoit une domination « totale et absolue » du ciel iranien    Azoulay : Un Ftour Pluriel d'anthologie qui fera date    UNESCO : Tanger relance sa candidature au patrimoine mondial    « On Marche » 2026 : à Marrakech, la danse contemporaine au souffle du Ramadan    Loubna Jaouhari signe son premier stand-up le 8 mars 2026 au théâtre Diwan de Casablanca    Caftans au Maroc #2 : Le caftan de Fès, emblème d'un savoir-faire ancestral    Safi : Après les crues, la reconstruction et la revalorisation du patrimoine    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Brève histoire du cinéma en Syrie
CINE – ZOOM
Publié dans L'opinion le 14 - 11 - 2009

Jusqu'en 1918, la Syrie faisait partie de l'empire ottoman. Elle n'avait pas plutôt conquis sa liberté que les alliés triomphants la courbaient déjà sous le joug du mandat français, formule polie du dictionnaire impérialiste. Elle parvint, à l'instar du Liban, à se débarrasser de la domination française en 1946.
Le cinéma était inventé et déjà répandu depuis 13 ans lorsque des particuliers de nationalité turque introduiraient en Syrie le premier appareil de projection et l'exploitèrent à Alep en 1908.
En 1912, sur cafetier de Damas se chargea d'organiser dans son café des séances régulières qui lui rapportèrent d'énormes bénéfices.
Dès cette époque, le capital national prédomina dans l'exploitation cinématographique.
Cette caractéristique manque à d'autres pays arabes où vécurent et continuent à vivre pourtant d'importants colonies étrangères.
En 1916, au cours de la première guerre mondiale, les Turcs ottomans ouvrirent à Damas une grande salle de cinéma qu'ils appelèrent « Janak Kalaa » commémorant ainsi leur victoire sur la flotte anglaise dans le détroit du même man. Mais cette salle ne tarda pas à être la proie de flammes. Maintes salles virent alors le jour, enlevant leur clientèle aux autres lieux de distractions alors connus tels que « Khayal Dil ». et « Karakoz », avec ses amusantes histoires parsemées parfois d'expressions triviales ou encore les récits des conteurs populaires occupant chaque soir l'estrade des cafés et narrant les exploits de Abou Zaïd Hilali, d'Antar et Abla ou d'autres récits encore où se mêlaient aux exploits épiques les contes d'amour et les légendes transmises de génération en génération.
En cette période de guerre, les salles se projetaient en priorité des films allemands, l'Allemagne étant l'alliée de la Turquie, mais elle ne tardèrent pas à s'en détourner après la victoire des alliés et l'avènement du mandat, au profit des films américains ou français. Ce furent alors les projections des films à épisodes d'Eddie Polo et Tom Mix avec les plus célèbres vedettes des westerns et de films policiers. Ces films, naturellement muets, poursuivirent leur carrière dans le pays jusqu'en 1931 e même certains films muets continuèrent à tenir l'affiche bien après cette période.
Un événement important eut lieu à cette époque dans le pays, le début de la production cinématographique locale. Mais elle ne trouvera pas les conditions favorables à son développement.
En 1928, un groupe de jeunes, enthousiasmés par le cinéma, sa nouveauté et ses possibilités de gains rapides, se réunirent et décidèrent de produire le premier film syrien. Ils fondèrent à cet effet une société qu'ils dénommèrent « Harmon Film » et produisirent « L'accusé innocent » dont le scénario était largement influencé par les aventures des gangs chers au cinéma américain.
La mise en scène et le rôle principal furent confiés à Ayoub Badri. Cette première tentative locale obtint, en tant que telle, un grand succès en Syrie et au Liban, malgré les obstacles accumulés par la censure française qui contraignit ses propriétaires au remaniement de la plupart des séquences prenant prétexte de l'apparition d'une jeune fille musulmane dans le rôle de l'héroïne. La sortie du film dans les salles en fut longtemps retardée ce qui provoque une grande déception chez ses producteurs et leur imposa d'importants frais supplémentaires. Cette affaire se solda par une perte pour les associés, les exploits des salles s'étant attribué la part du lion des recettes qu'elle rapporta.
Un autre groupe entreprit dans la période suivante la production d'un second film muet alors que les premiers films parlants étrangers commençaient déjà à être projetés à Damas. Ce film mis en scène par l'ingénieur agronome Ismaïl Anzour, qui avait étudié la mise en scène en Autriche, fut intitulé : « Sous le ciel de Damas ».
Les prises de vues eurent lieu dans la Ghoutta de Damas, sa banlieue, l'entrée de la ville et ses rues. Cependant, la société « Helios Films », productrice du film, n'en avait pas plutôt entrepris le développement, pour le présenter au public en 1932, qu'elle fut surprise par des placards tapissant les murs de la ville et annonçant la projection prochaine d'un film égyptien parlant arabe intitulé : « La chanson du cœur ». Les prises de vues intérieures en avaient été tournées aux studios « Eclair » à Paris, de belles actrices françaises y tenaient les rôles secondaires et des meubles somptueux en garnissaient les décors.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.