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Mon enfant refuse de manger : que faire face à cette situation ?
Publié dans L'opinion le 25 - 06 - 2023

Les troubles du comportement alimentaire (TCA) touchent également les bébés et les jeunes enfants. Refus de manger, phobie de certains aliments, obsession pour d'autres... autant de signes qui peuvent indiquer la présence de ces troubles. Pourtant, ce phénomène n'est pas rare ni anormal. On fait le point.
«J'aime pas», «c'est pas bon», «j'ai pas faim»... Un enfant qui refuse de manger est une situation courante, qui a pourtant le don de déclencher stress et angoisse chez les parents. Contrairement aux idées préconçues, les Troubles du comportement alimentaire (TCA) ne se limitent pas à l'adolescence. Cette pathologie complexe et préoccupante peut également apparaître dès le plus jeune âge sous diverses formes.« L'inquiétude des parents n'est pas à banaliser parce que derrière chaque refus d'un enfant, il y a une explication », avance Dr Nada Azozi, pédopsychiatre.

À la naissance, le problème ne se pose pas, puisque le bébé est mis au sein et l'allaitement maternel est pour lui synonyme de moments de plaisirs extrêmes.Pour les bébés qui sont mis au lait artificiel, c'est un peu la même chose, sauf que le goût est différent, mais dans les deux cas, il faut savoir que nous avons un goût inné pour le sucré. Les choses commencent à prendre une autre tournure à partir de 3 ou 6 mois, au moment de la diversification alimentaire (introduction progressive des aliments en parallèle des tétées ou des biberons) et jusqu'à l'âge de 2 ans, les enfants goûtent presque à tout, même s'ils manifestent leurs propres préférences. Il est important de profiter de cette période pour leur faire découvrir une large variété de goûts. Car après, les choses se compliquent souvent et l'enfant se met à refuser de nombreux aliments.

«Il est courant d'identifier une néophobie alimentaire chez un enfant de 2-3 ans, et ce jusqu'à l'âge de 7 ans. C'est un phénomène psychologique connu : l'enfant dont la palette des goûts se restreint, refuse tous nouveaux aliments. Il opère une sélection drastique dans son assiette», explique Dr Azozi. «Il ne faut pas oublier aussi que les enfants sont encore dans l'apprentissage de la mastication, qui devient mature aux alentours de 4 ans et même plus tard », ajoute-t-elle, ce qui explique pourquoi la viande revient souvent dans les aliments que les enfants refusent de manger.

Des pistes de solution

Sans nécessairement transformer les repas en fonction des goûts de l'enfant ou lui préparer un repas particulier, Dr Azozi souligne l'importance d'évaluer «où il est rendu dans sa
découverte» lors du choix du menu. «Pour que l'expérience générale de manger soit
positive», dit-elle. «Je vous donne un exemple : vous avez prévu du poisson, du brocoli, du riz, et vous savez que votre enfant n'aime pas ces trois aliments-là. Un enfant n'est pas assez mature pour dire ‟non, merci" ; il va pleurer, lancer, cracher ou faire une crise. Et si c'est désagréable toutes les fois, l'enfant va trouver le moyen de s'éloigner, d'éviter le repas via des comportements qui sont parfois perçus comme dérangeants».

Parmi les stratégies à essayer, on peut séparer les aliments dans l'assiette et s'assurer de toujours proposer un ou deux aliments que l'enfant aime, à côté de ceux qui sont moins familiers ou impopulaires, comme des cubes de fromage parmi des légumes mal aimés sur une brochette. Et surtout, on évite de lui mettre de la pression pour manger ou de le forcer à goûter. «Le parent est responsable des repas, donc c'est lui qui décide ce qui va aller sur la table ; l'enfant, lui, va déterminer s'il en mange et combien il en mange», insiste la pédopsychiatre. L'important, à son avis, est de faire confiance à l'enfant sur ce qu'il choisit de manger et de lui proposer six occasions de manger par jour – tout en multipliant les expositions aux aliments «épeurants» pour qu'ils le deviennent de moins en moins à la longue. «Comme on dit : loin des yeux, loin de la bouche... Et si l'appétit est plus au rendez-vous le matin et au souper, c'est correct».

Dernier conseil : il faut éviter de se concentrer seulement sur le repas qui est le plus escamoté, insiste la spécialiste, et regarder l'ensemble de sa journée, de sa semaine, de son mois, parce que l'alimentation de l'enfant s'évalue à long terme et non un repas à la fois. D'autant plus qu'à partir de l'âge de 1 an, sa croissance ralentit par rapport aux 6 à 10 premiers mois de sa vie, alors qu'il apprend en même temps à être plus sélectif dans ses goûts.

Le b.a.-ba pour réconcilier son enfant avec les repas ?
Comme pour le coucher, il faut instaurer un rituel pour que son enfant passe à table dans les meilleures conditions. Prévenez-le 10 minutes avant le début du repas afin qu'il cesse son activité. Plus grand, faites-le participer à la préparation des repas, il voudra alors goûter ce qu'il a concocté. Si votre enfant fait grise mine après avoir testé un aliment, ne le braquez pas mais félicitez-le d'avoir accepté de goûter. Evitez de vous énerver après lui au cours du repas et de lui faire des reproches.Ne le laissez pas s'adonner à une autre activité à table, même entre deux plats. Le repas ne doit pas se transformer en terrain de jeu. Enfin, n'allumez pas la télévision. Un enfant n'est pas capable de prêter attention à deux choses en même temps. Il risquerait même de rester "hypnotisé" devant l'écran et d'oublier de manger...


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