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Manque d'appétit chez les petits : Ne pas céder à la panique
Publié dans Albayane le 20 - 01 - 2012

Tous les parents ont été confrontés un jour ou l'autre au manque d'appétit que manifestent leurs enfants. Les mères sont beaucoup plus sensibles à ce sujet surtout quand il est question des enfants en bas âges, elles ont tendance à exprimer leur inquiétude concernant l'alimentation de leurs enfants en disant que ces derniers ne mangent plus rien.
Faut-il s'inquiéter devant le manque d'appétit de nos enfants ?
Comment doit-on réagir face à un enfant qui refuse de manger ?
Quelle attitude adopter ?
Il est clairement établi et scientifiquement prouvé que l'alimentation chez l'enfant d'âge préscolaire est un élément déterminant dans son développement. Une alimentation variée et équilibrée apporte à l'enfant les éléments essentiels à sa croissance, au développement et au renforcement de son système immunitaire, elle lui apporte enfin un apport énergétique fondamental qui lui permet d'être actif tout au long de la journée.
Mais manger est aussi un élément majeur du développement moteur, cognitif et affectif de l'enfant. La quantité d'aliments dont les enfants de 0 à 5 ans ont besoin varie selon leur âge, leurs goûts, leur taille, leurs activités, leur croissance. C'est cela qui détermine leur appétit ! La quantité d'aliments dépend de l'enfant. Il faut lui faire confiance et respecter sa capacité de déterminer la quantité de nourriture dont il a besoin.
Chez les petits de 2 à 3 ans, le repas est perçu comme une activité. Si l'enfant a faim, il y participe bien mais dès que ce besoin est comblé, il s'intéresse à autre chose. Sa capacité d'attention est limitée, son appétit satisfait, il sera davantage porté à jouer avec ses couverts ou avec ses amis qu'à poursuivre le repas.
Si un enfant mange peu ou s'il mange des aliments à faible teneur en énergie, au prochain repas il aura tendance à manger davantage ou encore à choisir des aliments à teneur en énergie plus élevée. Ceci explique pourquoi certains enfants mangent davantage à un repas qu'à un autre.
Il est donc important de respecter les choix de l'enfant. Les parents doivent donc trouver pendant le repas le juste milieu entre céder et imposer en sachant cette règle de bon sens fondamentale : un enfant physiquement et mentalement sain ne se laisse jamais mourir de faim.
Savoir varier l'alimentation
L'envie de manger varie chez les enfants, elle est dictée par plusieurs éléments qui influent sur l'appétit des jeunes. On remarque par exemple que l' appétit a tendance à augmenter au moment des poussées de croissance et des périodes d'activités intenses, c'est le cas des enfants qui pratiquent une activité physique (match de foot ...) et qui vont dévorer tout ce qu'ils trouveront une fois à la maison, mais l'appétit peut aussi diminuer lorsque les enfants sont épuisés ou excités, c'est notamment le cas lors de la période des examens.
Inutile de trop forcer, car on ne fera que compliquer la situation.
Par contre, ce que les parents peuvent faire c'est d'essayer, bien entendu, dans la mesure du possible et des moyens des uns et des autres, d'offrir des aliments variés de chaque groupe d'aliments, par exemple les produits céréaliers, légumes et fruits, produits laitiers, viandes et substituts. Le repas du midi en particulier comporte toujours des éléments de chacun des groupes. L'équilibre alimentaire passe par une diversification des aliments.
La variété favorise un apport adéquat en nutriments essentiels en plus de l'enrichissement et du plaisir que procure une alimentation comprenant un vaste éventail d'aliments dont la couleur, la saveur et la texture varient.
Le groupe des viandes et substituts est composé de viandes, de poissons, de volailles, d'œufs et de légumineuses et encore une fois, c'est selon les moyens de chacun.
Si on peut se payer un bon steak c'est bien, sinon on peut se rabattre sur les œufs c'est excellent et pas cher, il en est de même pour le poisson, il n'est pas dit que nous mangerons de la dorade grillée quoique, mais les sardines sont parfaites et à la portée de tous.
Eviter les mesures coercitives
Les adultes attachent une grande importance à la régularité des repas et à une alimentation saine et équilibrée. Ils ont raison dans le fond mais les enfants de 1 à 3 ans par exemple ne savent pas pourquoi il est si important d'absorber des vitamines, des protéines, des fibres, des sels minéraux en grandes quantités. Ils ont depuis longtemps élaboré leur propre conception du repas. De plus, la monotonie ne les effraie pas, au contraire. Ils sont capables de se nourrir exclusivement de tel ou tel aliment pendant plusieurs jours quitte à le refuser ensuite définitivement et se lancer à bras raccourcis dans l'absorption méthodique de tel ou tel autre aliment. Un enfant de 3 ans qui a des occupations diverses et des pôles d'intérêt variés, est capable de bien manger un jour puis de ne quasiment rien accepter plusieurs jours de suite. Il rejette du jour au lendemain la purée de carottes dont il raffolait auparavant. La monotonie, les irrégularités sont les aspects les plus banals, les plus fréquents de l'alimentation à cet âge. L'appétit, la faim, le besoin de se nourrir sont si bien réglés par la nature qu'il ne faut pas se laisser aller à une multitude de mesures coercitives qui sont, l'expérience le prouve, toutes destinées à l'échec.
Ne pas transformer le repas en conflit
Le fait qu'un enfant «ne mange pas» ne doit pas devenir le problème numéro 1 de la famille.
Il ne faut pas oublier que dans notre société moderne, le nombre d'enfants qui meurent de faim est fort heureusement quasiment nul.
La grande variété d'aliments désormais disponibles au niveau des différents marchés de fruits et légumes fait que chaque enfant trouve ce dont il a besoin pour permettre à ses enfants de grandir sainement.
L'important c'est d'offrir à vos enfants ce qu'ils aiment manger le plus. Il est alors vivement conseillé de respecter les goûts de l'enfant, en évitant de le contraindre à manger ce qui ne lui plait pas afin de ne pas créer de répulsions à la nourriture qui pourraient le poursuivre toute sa vie durant.
Inutile de forcer un enfant à finir son assiette
Servez-lui de petites quantités de nourriture afin de ne pas le décourager et si l'assiette n'est pas parfaitement vide, ne dramatisez pas.
Cela ne veut pas pour autant dire accepter passivement chacune de ses envies mais faire preuve de diplomatie plutôt que d'autoritarisme excessif.
Proposer à l'enfant régulièrement un plat qu'il aura refusé quelques jours plus tôt lui permettra par ailleurs de se familiariser avec l'aspect, l'odeur…
Il a été démontré que les préférences alimentaires des adultes dépendent non seulement d'aspects suggestifs à chacun mais aussi des saveurs que l'on a pu goûter enfants et de la culture dans laquelle nous avons été élevés.
La patience est de rigueur face à un enfant dit délicat afin de respecter son rythme et de lui laisser le temps d'apprivoiser ce qu'il a dans son assiette.
Eviter le stress pour faire du repas un moment agréable pour tous, tel est le rêve de tout parent dont l'enfant ne mange pas ou peu.
En ce sens, la culpabilité d'une maman face à son enfant qui mange moins que le petit cousin ou le fils de la voisine, doit impérativement être effacée.
Chaque enfant a sa propre constitution, ses propres besoins alimentaires et ses rythmes.
L'alimentation ne doit pas laisser lieu à un concours.
Mettre son angoisse de côté, c'est aussi un moyen pour les parents de ne pas systématiquement proposer à l'enfant «son» plat préféré pour être sûr qu'il s'alimente. Il est important de proposer les aliments à l'enfant même si l'on sait par avance qu'il les refusera. Un jour ou l'autre, il est fort probable qu'il finira par goûter et apprécier le plat en question, à la table familiale.
Si malgré tous ces éléments les parents continuent de s'inquiéter, il est conseillé de consulter son pédiatre qui fera un examen détaillé de l'enfant, la courbe de croissance, l'examen de la peau, des cheveux, des dents et qui testera le dynamisme de l'enfant.
Dans la majorité des cas tout rentre dans l'ordre surtout quand les parents sont rassurés et que le pédiatre leur démontre qu'il n'existe pas de malnutrition.


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