Le Gabon, en écrasant le Maroc (3-1) vient de mettre fin aux derniers espoirs du Maroc d'aller en coupe du monde et, même en coupe d'Afrique. Alors, que faire, maintenant ? Je n'ai pas cessé, sur ces mêmes colonnes, à l'instar de l'ensemble des marocains (presse et public) de signaler les erreurs criardes commises par les différents staffs qui se sont succédés avec la bénédiction des responsables de la fédération qui a changé de tête sans se débarrasser de ses tares, à savoir, l'incompétence, le clientélisme, la passivité et …le nerf de la guerre : le mercantilisme. Il y a beaucoup d'inquiétudes à se faire sur l'avenir du football au Maroc pour la simple et bonne raison que LES RESPONSABLES ACTUELS DE LA FEDERATION SONT DEJÀ PARTIS DANS LA MAUVAISE DIRECTION. En effet, la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) s'est lancée dans un vaste plan d'action très ambitieux qui va engloutir des millions de dirhams sans qu'il y ait de bilans et de diagnostic de la situation actuelle. Comment proposer des solutions si on n'a pas analysé ce qui n'a pas bien marché et si on n'a pas situé les responsabilités. Or, les plus grands maux de cette fédération, c'est qu'il y a toujours eu des responsables, qui gèrent de gros budgets mais qui n'ont jamais eu de comptes à rendre. Et le meilleur exemple, c'est la gestion du récent gazonnage des terrains du Royaume. Mais notre but n'est pas d'analyser le plan d'action de la nouvelle équipe fédérale (nous le ferons dans une autre occasion) car notre drame actuel est plus terre à terre : l'équipe nationale vient de sortir, la tête basse, non seulement de la Coupe du monde 2010 mais aussi de la Coupe d'Afrique des Nations de 2010 puis qu'elle n'est plus maitre de son destin. Autrement dit, LE FOOTBALL MAROCAIN VIENT D'ATTEINDRE LE NIVEAU LE PLUS BAS DE SON HISTOIRE. Il s'agit, pour nous Marocains amoureux de leur équipe nationale et fiers de la marocanité, d'analyser les erreurs commises et de désigner les responsables. Pour ce faire, nous allons procéder comme s'il s'agissait de décrire un Iceberg : on commence par le plus apparent avent de traiter des profondeurs. 1) QU'EST CE QUI N'A PAS MARCHE DANS CES ELIMINATOIRES CM-CAN 2010 ? Pour commencer, je n'en finirai jamais de décrire L'ETENDUE DU GÂCHIS de compétences que viennent de faire ces responsables qui n'ont rien à voir avec le football ; en effet, quels connaissances footballistiques avaient AOUZAL, BENCHEIKH ou MOUFID pour les anciens ou encore FASSI FIHRI, ARROUB, BELEMRAH ou ZAZ, pour les récents responsables. Ensuite, L'INSTABILITE TECHNIQUE (depuis 2004, après le départ de Zaki, pas moins de 6 entraîneurs (FAKHIR, TROUSSIER, HENRI MICHEL, FATHI JAMAL, LEMERRE et le récent quatuor) se sont succédés à la tête de l'équipe nationale, ce qui a engendré plusieurs phénomènes nuisibles comme LE CLANISME et L'ABSENCE D'EQUIPE-TYPE. En effet, depuis 2004, l'équipe nationale n'a jamais évolué avec la même formation. Le clanisme qui a pourri l'atmosphère trouve son origine dans les mauvais choix de joueurs effectués par le staff technique. L'équipe nationale s'alimentait de 3 sources distinctes : * Les professionnels évoluant dans les clubs d'Europe, notamment : France, Belgique et Pays Bas ; * Quelques joueurs de la Botola; * Les joueurs en retraite anticipée dans les pays du golfe. Potentiellement, la cohabitation entre ces trois types de joueurs étaient difficile mais le laxisme et le manque de transparence des responsables l'a rendu quasiment impossible ; De ce fait, L'ambiance au sein de l'équipe nationale était très malsaine. Des joueurs comme OUADDOU, TAARABT ou DIRAR l'ont signalé mais se sont faits taper sur les doigts. Mais ce qui a aggravé le phénomène, c'est l'injustice et l'entêtement du staff à titulariser des éléments qui n'avaient ni le niveau ni la disciplines nécessaires à la qualification. C'est ainsi que, sous le prétexte de l'expérience puis de la stabilité, le staff s'est entêté à titulariser Amine RBATI ( sans club, après avoir été viré de Marseille et du Golfe), SEFRI ( Recordman des mauvaises passes et tirs non cadrés , du «cassage » de rythme et de la dilapidation des coups de pieds arrêtés) et ZEMMAMA ( individualiste qui n'a aucune vision du jeu et excellent fournisseur de balles à l'adversaire). Pendant que ces trois calamités sont valorisées par MOUMEN et ses assistants, HAJJI, en pleine forme, BOUSSOUFA et AHMADI se morfondent sur le banc de touche. 2) LA MISE À NIVEAU DU FOOTBALL DU GNF EST-ELLE LA SOLUTION ? Il est évident que non ! car le fait d'injecter beaucoup d'argent dans un milieu qui n'est pas assaini ne fait qu'attirer plus d'opportunistes qui feront tout pour écarter les compétences, entretiendront l'opacité et cultiveront un esprit de magouilles en développant le clientélisme et la corruption . Pour réussir le professionnalisme au Maroc, il faut assainir la situation à la base, c'est à dire : * Contrôler de près les élections des comités de clubs pour lutter contre les «parachutages » et les connivences; * Imposer une rigueur comptable au niveau des clubs pour éviter que la rubrique «Diverse dépenses » soit toujours la plus importante du budget; * Surveiller les opérations de transferts de joueurs, notamment les catégories de jeunes; * Imposer aux clubs d'élites d'avoir des équipes dans toutes les catégories avec l'infrastructure nécessaire; 3) ET MAINTENANT, QUE FAUT-IL FAIRE ? Malheureusement pour le public marocain, le football national va connaître pendant au moins deux ans un total anonymat international. Cette période doit servir à une réelle opération d'assainissement (joueurs, staff et responsables fédéraux) pour rebatir sur du propre. Il faut : a) Se débarrasser, le plus vite possible, des «stars» vieillissantes et/ou décadentes comme : SEFRI, LAMYAGHRI, RBATI,… b) Constituer trois équipes nationales : La première visant la qualification aux CAN 2012 et 2014 et à la coupe du monde 2014; elle serait constituée des joueurs actuellement âgés entre 18 et 26 ans qu'il faut réunir périodiquement pour créer et entretenir une bonne ambiance et pour favoriser les automatismes de jeu ; Elle serait constituée des meilleurs joueurs d'Europe avec les meilleurs joueurs locaux Une deuxième équipe constituée des meilleurs joueurs de la Botola qui alimenteront l'équipe première ; La troisième , celle des moins de 20 ans qui participerait aux éliminatoire de la coupe du monde U20 et servirait à alimenter les deux autres sélections ; en évitant les erreurs faites avec notre extraordinaire équipe junior de 2005 qui a atteint les demi finales de la coupe du monde et dont les talents ont dilapidés : les ZHAR, BENZOUINE, BENZOUKANE, HERMACH, BENJELLOUN, RABEH,…auraient donnés d'excellents résultats si on ne leur avait pas préférés des pseudo-stars décadentes comme : SEFRI, RBATI, KADOURI OU ZEMMAMA. Prendre le temps de choisir de bons techniciens pour les 3 équipes nationales et d'un directeur technique qui coordonne les trois équipes nationales en leur fournissant les moyens adéquats et en évaluant régulièrement leur travail. Le public marocain aime tellement le football que ce serait un véritablement un crime de maintenir ce sport dans l'état où il est. Alors, au travail !