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Une artistic gallery très spéciale
Publié dans Les ECO le 29 - 01 - 2010

Lieu d'exposition, espace ouvert et temple de gravures, de lithographies et d'estampes, Point & Line Gallery, connue également sous le nom de l'Atelier Moulay Yousef Elkahfai, est une galerie d'art qui connaît depuis le 9 janvier dernier le rassemblement de jeunes artistes et autres confirmés. Né en 1954 à Oued Zem, Amal Bachir, un des artistes exposant à la galerie, vit et travaille actuellement à Casablanca. Il porte la double casquette de vice- secrétaire général de l'association Village des ateliers d'artistes et président de l'association «FEN'ART» des plasticiens enseignants. Situés à l'entrée principale de la première pièce de la galerie, les tableaux d'Amal Bachir transcendent le caractère faussement ludique de la technique du collage. C'est son écriture plastique à part entière qui constitue le fond de sa création.
Graphes et signes s'allègent pour constituer l'essentiel de l'esprit du travail de cet artiste.
Au parc des arts
À quelques pas de sa palette perdue, se dandinent les portraits de Saïd Housbane. Avec éloquence et limpide respect , Housbane tend à restituer au visage de la femme son thème principal, un traitement pictural emblématique. Le résultat est hautement singulier: une atmosphère troublante brossée par les taches et les lignes, à la fois douces et franches au regard. Saïd Housbane est hanté par ce visage qui est au final celui de tous : homme et femme. Aux œuvres de ces deux artistes, à leur univers collé pour l'un et portraituré pour l'autre, s'invitent celles de Mehdi Mofid, Nadif et Moulay Youssef Elkahfai, le propriétaire de la galerie d'art : «Je ne trouve pas à ce collectif d'artistes des points communs flagrants. Certains sont jeunes, d'autres confirmés, mais tous dégagent à leur manière un sang neuf dans l'art plastique marocain», confesse Elkahfaï. Ahmed Ben Smail, un autre artiste, cette fois-ci originaire de la ville ocre, est un homme fidèle, comme le décriraient sans retenue ses confrères. Ses réalisations sont énigmatiques quand elles illustrent chiffres, signes et symboles.
Jeunes et jolis
Jeune, par son âge et par son expérience, Mehdi Mofid est un artiste peintre au nœud récurrent. Dénouer la forme fusionnelle des paraboles et des couleurs, réputées jusque-là pour leur complémentarité, est son procédé attitré. Membre du collectif Allama, association des artistes plasticiens sous la houlette du grand Abdelah El Hariri, les travaux de Mofid sont agréablement identifiables par cette empreinte graphique habituellement orange, ocre et jaune. Avec ses couleurs préférées et généreusement exposées à Point & Line Gallery, il rend hommage à Marrakech, où ses œuvres ne sont pas légion. Dans la cour des jeunes artistes, Khalid Nadif dévoile un art figuratif original. Professeur d'éducation plastique à Casablanca, son travail est généreusement dédié à la représentation du corps féminin. Son énergie et sa fougue submergent le Maroc et débordent hors frontières. Autant sa puissance expressive prend libre cours pour les grands formats, autant les plus petits recentrent tant d'expressions de sensations atténuées de douceur et d'aigreur.
Le papier saint
À chacun sa méthode de travail, son inspiration, ses courants de pensée ; l'ensemble est matérialisé sur un support donné. Chez Elkahfaï, l'option s'opère également pour le support : le papier. Et il réinvente cette fibre pour l'élever au rang de création artistique à part entière. La feuille devient aussitôt l'œuvre elle-même. Soit une peinture, soit une estampe. Dans une pratique de rapprochement ou de conciliation, il fait du parallélisme rude des deux arts une passerelle où les clichés, les signaux de modernité et le sillage artistique convergent. Il creuse et incise des matériaux. La technique de Moulay Youssef Elkahfaï, en art comme en reprographie, lui ressemble. Qu'il grave un matériau particulier ou par le truchement de maintes techniques, il obtient un objet final dit «gravure». Elkahfaï transpose l'œuvre d'un monde à l'autre, de façon chimérique. Il illustre des poèmes de livres scolaires et grave son empreinte sur des livres pédagogiques sur l'art. De la magie de l'estampe, il couvre plusieurs livres dont «Les bonnes épouses», «Chambre noire» et «Un jour l'alcyne».
Elkahfaï ?
Sans abus de langage ni carence dans le dévouement, Elkahfaï parle aisément de peinture, d'estampes et de ses tirages, qu'il couve soigneusement dans son nouvel atelier à Larb'a Tighdiouine (région de Marrakech).
Ses œuvres figurent dans les plus grandes expositions de gravure et de lithographie. Essentiellement à Marrakech et partout dans le monde : France, Belgique, Allemagne, Espagne, Portugal, Japon, Mexique, Chine, Lituanie, Londres, New York...
Fondateur de l'atelier d'estampes à Marrakech et propriétaire de la galerie, Moulay Youssef Elkahfaï anime, en effet, des ateliers permanents dans la ville ocre ou ailleurs. Dans sa ville de résidence, ce diplômé des beaux-arts à Tétouan flatte la ville ocre par ses participations discrètes et pointues à toutes les manifestations culturelles. En 1988, il participe à l'exposition du grand Maghreb à Jnan El Harti, puis expose plus tard au Palais des congrès. En 1999, c'est à la galerie Lalla Aouda de Marrakech qu'il participe au «Temps du Maroc en France». Pendant toute cette période, Elkahfaï ne cessera d'exhiber ses travaux à Essaouira, à Tétouan, à Casablanca et en France.


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