Sahara : Le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères réitère la position de la France    L'UE est déterminée à consolider son "partenariat stratégique" avec le Maroc (commissaire européenne)    Maroc-Amérique latine : Une diplomatie parlementaire au service d'un partenariat stratégique    Éducation, social et coopération internationale : Les principales décisions du Conseil de gouvernement    Importations de bétail: Une réponse timide de l'Exécutif face à un scandale grandissant    CSEFRS : Passation de pouvoirs entre M. Habib El Malki et Mme Rahma Bourqia    Info en images. Aid Al-Adha : 437 MDH pour subventionner l'importation d'ovins    Droits de douane : Rabat épargné des méga-tarifs imposés par Trump    L'ACAPS veut accélérer la digitalisation du secteur des assurances    Diriger sans apprendre, apprendre sans école ? L'IA générative bouscule les fondements des écoles de management    Trump contre le monde : les nouveaux tarifs douaniers et le risque d'une guerre commerciale globale    Des billets gratuits pour les matchs amicaux de l'équipe nationale féminine    CAN U17: Le Burkina Faso s'offre l'Egypte , les quarts et la qualification pour la CDM U17 !    Peines alternatives : le Chef du gouvernement fait le point    L'AMSSNuR tient la huitième session de son conseil d'administration    Accès aux monuments historiques : Lancement de la 1ère plateforme électronique de vente de tickets    SIEL 2025 : Rabat accueille la 9e semaine de la langue espagnole    Coupe de France : PSG-Reims en finale    1⁄4 . CCAF : Vers un potentiel RSB-USMA en demi-finale !    Conjoncture économique : les importations en hausse de 7,4%    Le domaine de la Santé, « un vaste champ d'action » de la coopération franco-marocaine    Descifrando el pasado genético del norte de África    Oujda abrite le congrès de l'autisme Afrique 2025    Le FMI accorde une nouvelle ligne de crédit flexible de 4,5 milliards de dollars au Maroc    La récolte de blé du Maroc en 2025 en dessous de la moyenne malgré les fortes pluies de mars    Lancement d'une nouvelle version du portail national Maroc.ma dotée d'une interface remaniée    Classement FIFA: le Maroc fait un bond de deux places    Le Botswana, premier pays africain à accueillir les relais mondiaux d'athlétisme    La RFEF fait appel aux clubs pour freiner l'exode des talents vers le Maroc    Fraude fiscale : quatre ans et neuf mois de prison requis contre Carlo Ancelotti    Pétrole. L'Ouganda sur le point de lancer sa 1ère raffinerie    Togo. Barry Moussa Barqué élu président du Sénat    Guinée. Le référendum constitutionnel fixé au 21 septembre    Interconnexion électrique Maroc-France : Benali préside une réunion de haut niveau    Un accord de coopération entre l'Académie du Royaume du Maroc et l'Académie française de médecine    TV Abraham. Comment façonner le paysage géopolitique et économique de demain.    Trump impose de nouveaux tarifs douaniers et distingue les pays amis du reste du monde : 10 % pour le Maroc, 30 % pour l'Algérie et 28 % pour la Tunisie    Nouveaux droits de douane américains : 10 % pour le Maroc, le Golfe et l'Egypte... et 30 % pour l'Algérie    Le Statut de l'artiste : Désormais une réalité pour le Burkina Faso    La Côte d'Ivoire fait son cinéma au Maroc    France. Le célèbre animateur Arthur champion de la lutte contre l'antisémitisme    Francia reafirma apoyo a Marruecos sobre el Sáhara tras diálogo Macron-Tebboune    Understanding the United States' new tariff rate policies    Les prévisions du jeudi 3 avril    Libye : Un ADN ancien de 7000 ans révèle une lignée de l'Afrique du Nord    Trump annonce de nouveaux tarifs douaniers : Maroc (10%), Algérie (30%), Tunisie (28%)    Sahel : L'armée malienne répond à l'abattage de son drone Akinci    Festival Mawazine: Will Smith et Kid Cudi en têtes d'affiche    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le Maroc et l'Espagne activent le «rideau de fer»
Publié dans Les ECO le 28 - 08 - 2018

Le Maroc et l'Espagne marquent un nouveau tournant dans le dossier migratoire en réactivant l'accord de réadmission des migrants accédant à partir du Maroc. Une décision décriée par Podemos et saluée par les forces de sécurité espagnoles.
L'accord inédit conclu entre le Maroc et l'Espagne le 23 août dernier et permettant la réadmission de 116 migrants subsahariens ayant forcé les barrières de Sebta fait jaser en Espagne. La décision du Maroc d'accepter le refoulement des candidats à l'immigration irrégulière forçant le passage sebti a pris de court les milieux partisans et médiatiques ibériques. C'est la première fois que le royaume accède à la demande du gouvernement espagnol de procéder à un refoulement groupé de migrants. En effet, le gouvernement de Pedro Sanchez a réussi un coup de maître qui fera bien des jaloux.
De fait, même le gouvernement de Mariano Rajoy, avec lequel Rabat entretenait des relations exemplaires en matière de gestion des flux migratoires, n'a jamais réussi à convaincre son homologue marocain de reprendre les migrants accédant à partir de Sebta ou Mélilia, selon la pratique dénommée «refoulement à chaud». Celle-ci a été dénoncée par le comité anti-torture du Conseil de l'Europe en 2015. De fait, le deal maroco-espagnol est régulé dans le cadre de l'accord de réadmission, signé en 1992 et activé une seule fois en 2012, lorsque des candidats à l'immigration irrégulière avaient pris d'assaut un îlot désert proche du Maroc. Vivement critiqué par les ONG, le gouvernement espagnol a justifié sa décision par le changement de comportement des migrants, lesquels se sont montrés très agressifs à l'égard des agents, allant même jusqu'à jeter de la chaux vive sur les éléments de la gendarmerie espagnole, voire des excréments et de l'acide.
À travers cette mesure, le gouvernement espagnol a tenté de réduire au silence les accusations de «passivité» envers les flux migratoires qui ont augmenté depuis son investiture. De surcroît, la manœuvre de l'Exécutif espagnole aura l'avantage de dissuader, pour quelques temps, les prochains candidats. Elle poussera aussi les migrants à se rabattre sur la voie maritime pour accéder aux côtes espagnoles. Or, la décision n'est pas du goût de Podemos. La formation d'extrême gauche s'est révoltée contre la pratique et a saisi le gouvernement de Sanchez. Le parti de Pablo Iglesias a souhaité savoir si cette pratique deviendra systématique. En effet, s'agit-il d'un nouveau tournant dans la gestion du dossier migratoire entre Rabat et Madrid ou un «cas isolé», qui ne se reproduira plus, du moins dans les prochains mois ? Si cela ne tient qu'au chef du gouvernement espagnol, les migrants seront expulsés «tant que cela est possible». Plus pratique, le ministère de l'Intérieur espagnol a estimé, de sa part, que ces expulsions seront possibles, «si le Maroc y accède».
En tout cas, cette décision a fait le bonheur des agents espagnols postés aux enclaves. L'association espagnole des Gardes civils s'est vite empressée d'exprimer sa satisfaction à l'adresse de cette décision. En outre, elle a espéré que cette mesure ne soit pas un «cas isolé». Certains médias proches de la droite ont estimé que la «générosité» de l'Union européenne, laquelle a accepté de débloquer des fonds ad hoc au profit de la lutte contre l'immigration irrégulière au Détroit, a eu son effet. Le gouvernement de Mélilia (PP) a applaudi des deux mains cette décision. Celle-ci ouvre la voie à une possible réadmission des mineurs marocains qui franchissent le préside, espère l'Exécutif de Mélilia.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.