La 9e édition du Salon international des fruits et des légumes (SIFEL) à Agadir s'est achevée sur une note positive. Deux conventions d'agrégation on été signées au profit de 88 producteurs appartenant à la filière maraîchère de primeurs au Souss. Le plan agricole régional s'est fixé en effet comme objectif l'augmentation de la production actuelle des primeurs de 1,5 million de tonnes à 2,14 millions à l'horizon 2020, et ce à travers la mise en œuvre d'une dizaine de projets d'agrégation (Pilier I). C'est dans ce sens que les deux projets ont été ainsi conclus au profit de la coopérative agricole Copag et NT consulting avec l'Agence de développement agricole (ADA) et la direction régionale de l'agriculture Souss-Massa-Draa (DRA). D'une enveloppe budgétaire de 81 MDH, le premier projet compte intégrer 98 agrégés et exporter 70 % de la production à l'horizon 2020. Quant à la superficie cumulée, elle devrait progresser de 397 hectares pour se situer à 437 ha en 2020. En ce qui concerne la production et le rendement par espèce (tomate, courgette, haricot et bien d'autres), ils devront respectivement évoluer de 37.030 tonnes et de 93 tonnes par hectares en 2012 pour arriver à l'horizon 2020 à 45.744 tonnes et un rendement par hectare égal à 93 tonnes. La société NT consulting s'engage pour sa part dans le 2ème projet à atteindre le nombre de 45 agrégés d'ici 2020 en injectant un montant d'investissement de 44,4 Mdh. S'agissant de la superficie, elle doit occuper l'année prochaine 310 ha et progresser pour couvrir 400 ha en 2020. Le même objectif (à savoir l'augmentation des indicateurs) a été fixé pour la production et le rendement par espèce. Ces derniers devront progresser d'ici 2020 pour arriver à 53.684 tonnes et un rendement par hectare estimé à 134 tonnes à l'horizon 2020. Les deux agrégateurs s'engagent dans ce cadre contractuel avec les agrégés, à effectuer pour leur compte l'approvisionnement des engrais, les pesticides, les semences et les plants greffés, mais aussi le conditionnement et la commercialisation de la production ainsi que la certification des exploitations. Côté formation, les agrégateurs s'engagent à la mobilisation du staff nécessaire pour assurer l'encadrement des agriculteurs et la garantie de l'analyse de leurs sols et des eaux en cas de besoin. Et le financement ? Quant au financement, les agrégateurs devraient également faciliter aux producteurs l'accès au financement auprès des organismes concernés et assurer le préfinancement de la campagne de production (avances en nature en début de campagne, et avances en numéraire lors de la livraison à la station). De surcroît, les agrégateurs s'engagent aussi à la réception et le triage dans les stations de conditionnement, la valorisation des produits exportés, le paiement des agrégés et les prélèvements des charges et des avances données en cours de la campagne agricole. En vertu des deux conventions signées, la DRA s'engage à accompagner l'identification et la sensibilisation des agrégés, la médiation pour l'établissement des contrats, la contribution à la formation et l'encadrement des agrégés à travers l'organisation de journées et de sessions de formation. Du côté de l'ADA, elle s'engage pour sa part à accompagner les agrégateurs dans la mise en place de leurs projets à travers la contribution avec la DRA à la prise des dispositions nécessaires auprès de «Tamwil Elfellah» pour permettre l'accès au financement aux petits agriculteurs agrégés et faire bénéficier les agrégateurs et les agrégés des aides financières prévus dans le cadre du Fonds de Développement Agricole (FDA).