La Technopole d'Oujda accueillera des industries à haute valeur ajoutée, un grand projet d'offshoring et un campus de formation. Huit entreprises vont bientôt commencer leurs activités. La région de l'Oriental est en train de bâtir sûrement un cadre propice à l'éclosion d'un tissu économique plus solide. D'importantes avancées ont en effet été réalisées dans la mise en œuvre de la stratégie Med Est, lancée dans le cadre du Plan Emergence. Pour rappel, cette stratégie prévoit le développement de trois plateformes industrielles intégrées à Oujda, Selouane (Nador) et Madagh (Berkane), le tout représentant une surface totale de 350 hectares, avec des possibilités d'extension à Madagh (172 ha) et Oujda ( 280 ha). Au Technopole d'Oujda, qui abritera notamment la CleanTech, un espace dédié aux industries liées aux énergies renouvelables, l'aménagement de la première tranche d'un coût de 430 MDH est achevé. «La première tranche du projet, d'une superficie brute de 107 ha, est déjà ouverte. Elle abritera notamment CleanTech (40 ha), des PME/PMI (23 ha), une zone logistique (20 ha), un retail park et des showrooms (20 ha), des services et des activités d'offshoring (4 ha)», confirme Ahmed Lamrini, directeur du pôle de développement et opérations au sein de l'Agence de l'Oriental. L'agropole de Madagh et la plateforme de Selouane déjà aménagés A ce jour, 24 projets d'installation dans cette technopole ont été retenus. Huit sociétés sont en train de construire leurs locaux, et démarreront bientôt leurs activités industrielles et commerciales. La Technopole d'Oujda va accueillir des industries à haute valeur ajoutée, un grand projet d'offshoring dont les travaux, déjà lancés, seront achevés au cours du premier trimestre 2013, ainsi qu'un campus de formation (prévu sur 36 ha supplémentaires) dont les travaux sont en cours de lancement. Dédiée aux industries liées aux énergies renouvelables, CleanTech occupe donc la superficie la plus importante de la technopole et dispose d'une zone franche et d'une zone non franche. Trois entreprises marocaines seraient d'ailleurs en passe de s'installer dans la zone non franche. «CleanTech bénéficiera de l'Offre Maroc pour les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique qui comporte plusieurs mesures incitatives, ce qui lui permettra d'accroître sa compétitivité. Le nombre de projets industriels prévus est de 50 à 60 environ», indique M. Lamrini. Des entreprises sont aussi en train de s'installer dans l'agropole de Madagh dont l'aménagement est terminé. Il en est ainsi de la plateforme de Selouane. La société de gestion, à laquelle participe activement la Chambre de commerce, d'industrie et de service de la ville de Nador, est constituée et la commercialisation des lots est en cours. «Des compromis de vente ont été conclus», assure Ahmed Lamrini.