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Le problème des prématurés
Publié dans La Gazette du Maroc le 20 - 10 - 2003


La Goutte de lait
Alors que les indicateurs statistiques ne cessent de placer le Maroc parmi les pays les plus développés d'Afrique, il reste des points noirs dans le système de santé. Le manque d'équipements et de moyens se fait sentir pour certaines catégories particulières de malades. Par exemple, dans le cas des prématurés et des pathologies de la toute petite enfance, l'insuffisance de la mobilisation et des connaissances hospitalières se révèlent souvent dramatiques.
Le quotidien de cette association à Casablanca permet de juger et de mieux cerner ce problème de la prise en charge sanitaire et des soins aux nouveau-nés en difficulté. Sans transition, cela nous met directement en contact avec des réalités qui sont parfois occultées au sein de la capitale économique et l'une des villes les plus développées du Maroc.
Une “ Goutte de lait ” pour les petits enfants
“La Goutte de lait ” est une association bien connue, au moins de nom, par son ancienneté et son action qui s'étend largement dans toute la région. Malgré cette notoriété, on ignore généralement ce qu'elle recouvre, ses besoins réels, et à quel point le travail des médecins bénévoles qui la composent est important. L'association est nichée au sein de l'ancienne médina de Casablanca ; on vous l'indique sans mal. Cet emplacement central permet, entre autres, de drainer efficacement des patients venus de toute la ville et de ses environs. Face à la demande, une antenne, un autre dispensaire de moindre taille a été ouvert dans le quartier du Maârif. L'association existant depuis 1915, s'est complètement renouvelée depuis 3 ans pour une meilleure prise en charge administrative, institutionnelle et une véritable transparence financière. Elle se fixe pour mission la lutte contre la mortalité infantile, l'accueil des nouveau-nés abandonnés de moins de 3 kilos avant qu'ils soient confiés à l'orphelinat de Lalla Hasna, la prise en charge des nourrissons présentant des pathologies graves ( dites de détresse vitale car à cet âge les problèmes de santé deviennent vite fatals) et pour finir une éducation sanitaire des mères en situation précaire. L'association reçoit surtout des enfants issus de milieux défavorisés. Mais le problème des soins aux prématurés touche aussi les classes moyennes car le prix d'une journée en couveuse et ce type de soins représentent une lourde charge financière. Une journée en couveuse coûte dans une clinique autour de 4.000 à 5.000 dirhams. La “ Goutte de Lait ” (qui se refuse toutefois à faire de “l‘assistanat”) demande seulement quelques 500 ou 600 dirhams. Et encore les tarifs sont adaptables selon la situation et le niveau d'indigence des familles car les enfants restent souvent plusieurs semaines en couveuse. A ce prix là, cela atteint souvent des sommes trop lourdes même pour un ménage de classe moyenne.
Un véritable petit hôpital, à quelque chose près…
La “Goutte de Lait” est relativement bien équipée : 25 couveuses ( même si certaines sont anciennes ), des seringues automatiques (pour un dosage optimal des médicaments), des appareils de soins et tables de réanimation, un appareil de radioscopie, deux appareils d'oxygène. C'est une sorte de petit hôpital qui peut se vanter d'être autonome grâce à sa réserve d'oxygène ( indispensable au maintien en vie des nourrissons) et son groupe électrogène. L'unité est composée d'une dizaine de médecins, pédiatres spécialistes reconnus et de 45 infirmières, réparties en 4 équipes, qui se relaient pour assurer la permanence des soins 24h/24. La grande différence réside dans le fait que contrairement aux apparences, ce service n'est pas financé par les autorités. La Communauté urbaine de Casablanca ne participe qu'à hauteur de 2 à 3 % du budget. L'essentiel de l'argent est fourni par de (trop rares) dons de bienfaiteurs et surtout par la participation des parents qui le peuvent et de leur assurance ou mutuelle. Cela est insuffisant car les coûts de fonctionnement restent toujours élevés. On vit dans les restrictions et l'association connaît des difficultés pour faire face à ces dépenses et pour rémunérer son personnel. On aurait besoin de plus de matériels, notamment des appareils de respiration assistée, de nouvelles couveuses, d'oxymètres et d'un appareil d'échographie pour éviter de déplacer les prématurés jusqu'à l'hôpital. Mais la bataille de ces médecins est aussi d'un autre ordre. Une des choses qui leur tient le plus à cœur c'est de remédier au retard de la prise en charge effective des enfants. En effet, du fait d'un manque de communication et de collaboration entre les différentes formations médicales, les nouveau-nés arrivent souvent dans un état critique et ont moins de chances de s'en sortir…Le plus grand hôpital de Casablanca ne possède, à titre d'information, que 4 couveuses contre les 25 de la “ Goutte de Lait ”.L'association et ses capacités sont connues du milieu hospitalier et pourtant les enfants transitent souvent durant plusieurs heures entre le service des urgences, les différents services de pédiatrie pour arriver en dernier lieu à l'association. Souvent trop tard…
La “Goutte de Lait” joue donc un rôle de suppléant aux services hospitaliers insuffisamment adaptés pour faire face à ces pathologies de la petite enfance. Cette association c'est 577 hospitalisations pour l'année 2002 et 5.657 consultations. Une intervention qui touche essentiellement les familles dans le besoin aussi bien financier que médical. Une action qui ne se fait malheureusement pas toute seule et qui nécessite des fonds conséquents pour accomplir au mieux cette tâche d'intérêt public. D'où leur slogan : “ Aidez-nous à les aider ” !


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