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Nouvelles tendances : Entre habitudes et appel du large
Publié dans La Gazette du Maroc le 18 - 07 - 2008

Sillonner le Maroc ou s'envoler vers d'autres continents ? Avec les vacances vient le temps des choix. Quelles sont les habitudes des Marocains quand arrivent les beaux jours et leurs congés payés ?
Hassan L. est un septuagénaire en pleine forme. Cet été, comme tous les étés depuis des décennies, lui et sa femme vont aller à Dahomey. Sa plage a changé, les étendues de sable sont devenues des lignes de parasol, et les rares tentes, des rangées de petites villas et grands cabanons. Lui-même est aujourd'hui propriétaire de ce que l'on peut appeler une maison, construite au fil du temps sur la parcelle qu'il loue. Terrasse vue sur mer, salon, 2 chambres, cuisine et salle de bains. L'électricité est assurée par des panneaux solaires installés depuis 5 ans, l'eau fournie par un mini château. Confort et saines habitudes garantis pour ce couple de retraités, qui pour rien au monde ne délaisserait la chère plage où les rejoignent parfois, le temps d'un week-end, leurs enfants et petits-enfants.
plages marocaines…
Pêche, baignades et bronzage, parties de volley ou de palettes, promenades et farniente font le bonheur de ceux qui s'installe dans la petite maison. Question budget, «l'été à Dahomey ne nous revient pas plus cher que notre vie à Casablanca». Pour ceux qui souhaitent passer quelques jours à la plage mais n'y ont pas de pied-à-terre, les offres de location pullulent. Kabila, David, Cabo Negro, regorgent de villas et appartements qui ne demandent qu'à trouver locataire. M., (qui souhaite garder l'anonymat) offre à la location un appartement tout confort de 100m² à Bouznika. Golf, courts de tennis, terrains de basket-ball et piscine attendent les adeptes de vacances «plage haut standing». A qui s'adresse ce type de location ? Pour le propriétaire, qui a fait le choix de ne proposer son bien qu'à des familles, «à qui en a les moyens». Eh oui ! Il faut débourser 10.000 DH pour passer une semaine dans ce petit appartement situé à 100 m. de la plage. Si vous n'êtes pas tentés par les plages bondées des alentours de Casablanca, si vous avez décidé de limiter votre budget, vous pouvez faire comme Ahmed M. «Aller en France, payer le logement, ça revenait assez cher». Avec sa bande de copains, tous amateurs de pêche, il a embarqué direction Dakhla, pour quelques jours de soleil et de repas équilibrés à base de...poisson bien sûr. Une semaine chez l'habitant pour laquelle il a déboursé 3.000 DH.
Aux côtes égéennes…
Naoual aussi a changé ses habitudes. «Plutôt que de dépenser près de 1500 DH (visa, assurance et frais pour l'attestation d'hébergement) dans une demande de visa dont je n'étais pas sûre qu'elle allait être acceptée, j'ai préféré garder cet argent et découvrir un nouveau continent. Istanbul, la Cappadoce, la côte égéenne, c'était fabuleux, réellement entre Orient et Occident. ça m'a fait voir le Maroc et l'Europe sous un jour nouveau». Cette année, elle a passé deux semaines en Turquie, pour lesquelles elle a emprunté 10.000 DH. Elle craignait que cette somme ne lui suffise pas, mais «mis à part Istanbul, où la vie est un peu plus chère qu'à Casablanca, on s'en sort bien avec un petit budget de 250 DH par jour en moyenne».
Le choix qu'a fait Maria n'est pas unique. Les Marocains ont de plus en plus la bougeotte, les destinations qui les attirent sont de plus en plus variées, au Maroc comme à l'étranger. Selon ce cadre de la direction de la planification et des statistiques au ministère du Tourisme, «la majorité des marocains, lorsqu'ils voyagent, choisissent en priorité d'aller chez la famille, quand ils n'ont pas de résidence secondaire ». Or, les vagues d'émigrations qu'a connues le Maroc, pour raisons économiques, culturelles ou autres, font que chacun a un membre de la famille, un ami –proche ou lointain- chez qui s'inviter.
Changement et variété
Ces déplacements sont de plus facilités et encouragés par le développement du réseau routier et des transports. Le ministère de l'Equipement et du Transport nous apprend que le royaume comptait 370 km de voies ferroviaires en 2001, 1907 km en 2005. L'évolution est aussi importante pour le réseau routier : en 2007, on pouvait rouler sur 866 km d'autoroutes, contre 62 km seulement en 1992. De quoi satisfaire des automobilistes de plus en plus nombreux. Emprunter le réseau routier, ferroviaire, aérien ou maritime, les options sont nombreuses. Le nombre croissant de compagnies de transport permet de faire jouer la concurrence et de partir à moindre frais. Exemple pratique pour les vols : un billet pour Ouarzazate est vendu autour de 1000 DH dans le meilleur des cas. Armez-vous de patience, naviguez sur le net. Pour 450 DH environ, il vous est possible de trouver un billet pour Madrid ou Lisbonne sur un vol low-cost. Thaïlande, Turquie, Etats-Unis se font également plus accessibles. Avantage ? Même si vous n'avez pas programmé vos vacances des mois à l'avance, vous pouvez bénéficier d'offres de dernière minute. Inconvénient ? Les règlements s'effectuent par carte uniquement, nous n'en détenons pas toujours qui nous permette le payement en ligne. Enfin… Vous connaissez sans doute quelqu'un qui peut le faire pour vous.
Asilah ville des arts et de la mer
Située entre Lâarache et Tanger, Asilah doit sa notoriété à son Moussem annuel qui est organisé par l'Association Al Mouhit depuis 1976. Devenue célèbre depuis cette date, elle accueille quelque 400.000 visiteurs entre juillet et août. Les modestes infrastructures de la ville :quatre campings, Cherqui, Essâada, El Menzeh et Safari, une douzaine d'hôtels entre une et trois étoiles, ne permettent pas aux milliers de visiteurs de loger. Les habitants ont donc pris l'habitude de louer chambres et appartements pour l'occasion. Les prix du loyer varient entre 50 DH et 10.000 DH la journée. Tout dépend de ce qu'on cherche, une chambre sans porte avec toilettes communes ou un Riad avec des serveurs en tenue. Asilah est cela. Des contrastes flagrants où tout se rencontre, le riche et le pauvre, l'étranger et l'autochtone…
Côté plages, Asilah a perdu la sienne, celle qui est envahie actuellement par le port et que le promoteur immobilier Karakchou allait cacher aux visiteurs. Cependant, à 5 km, direction Tanger, dans la commune de Briech, commencent les belles plages. Derrière la ville, sur l'ancienne route de Lâarache, à Sidi M'Ghaiet, se trouve une merveille qui porte le nom de Kahf Lahmame (Grotte des colombes) où le célèbre Hermès a construit un petit empire au milieu des huttes en bambou qui longent une plage située en dessous d'une immense falaise.
Les clients d'Hermès, comme dans un Club Med, associent modernité et tradition. Quant aux autres, très nombreux d'ailleurs, ils se contentent d'un bocadillo à Bab El Houmer.
Les Marocains connaissent-ils vraiment le Maroc ?
Dakhla, Mirleft, la perle du Sud ou encore Akchour, la vallée des Jebalas… Tout le monde sait que les destinations au Maroc ne manquent pas et l'on en remercie Dieu. Pourtant, la terre pour laquelle Youssef Ibn Tachfine et Yaacoub Al Mansour ont bataillé est souvent, voire constamment, occupée par les étrangers qui savourent comme il se doit les trésors proposés. De Sidi Kaouki à Cap d'Oro en passant par tous les coins exquis que possède notre pays, Français, Anglais, Belges et Allemands squattent les quatre coins et recoins du royaume en explorant tous les lieux qu'un Marocain n'aurait jamais l'idée de visiter. Chaque année, Pascal, français de son état, fait un petit saut au Maroc. Habitué à la gastronomie et à la culture du pays, il découvre, à chaque fois qu'il vient ici, un endroit que même un Marocain ne connaîtrait jamais. «J'ai une dizaine d'amis marocains qui restent ébahis lorsque je leur décris un endroit qu'ils n'ont jamais visité. C'est tellement désolant de rater la beauté d'une région comme le Maroc. C'est toujours un plaisir de découvrir les paysages, le peuple et les traditions d'un pays que je respecte tellement». Chers Marocains, vous êtes vraiment mal barrés ! Imaginez-vous face à un étranger en train de vous citer les merveilles de votre pays. Vu que vous ne savez rien de tout cela, vous tournez des yeux de merlans frits ponctués d'un sourire débile, afin de vous donner une petite contenance. On vous laisse imaginer, en attendant d'y penser sérieusement… A bon entendeur, salut !


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