Fromageries Emboîtant le pas à la société-mère dans les actions citoyennes, les Fromageries Bel de France, Sialim offre durant tout le mois de Ramadan une série de spectacles auprès des enfants malades dans les centres pédiatriques du pays .Tour d'horizon sur une entreprise qui se redécouvre autrement. Il est vrai qu'un grand nombre de personnes parmi nous, notamment les enfants, ignorent la dénomination de Sialim. C'est loin d'être le cas concernant ses produits qui font le bonheur de tous. Qui ne connaît pas aujourd'hui des noms comme “la Vache qui rit”, «Kiri» ou «Les Enfants» ? Pratiquement tout le monde pour y avoir goûté ne serait-ce qu'une fois. Cette relation forte avec les enfants justifierait-elle la campagne qu'elle organise à destination de ces petits qui souffrent et qui sont hospitalisés dans les centres pédiatriques du pays ? Assurément oui. En effet, cette entreprise pour jouer son action citoyenne cible, à travers sa marque La «Vache qui Rit» tout au long de ce mois de Ramadan les enfants malades pour leur redonner le sourire. «L'opération Ramadan 2002 «Le sourire pour tous» “s'adresse aux enfants hospitalisés au Maroc. Le marketing que nous concevons dans ce cadre n'a rien à avoir avec le marketing classique. Ce que nous faisons pour eux n'est nullement influencé par d'autres considérations. C'est une action citoyenne durant ce mois béni et qui est synonyme d'entraide”, souligne Frank Schnieders, directeur général de Sialim. En effet, la “Vache qui rit” organise une tournée de spectacles à travers 18 villes du Royaume dotées de centres pédiatriques. L'idée que sous-tend cette action est d'apporter la joie et le bonheur à travers des spectacles. Dans ce cadre, la marque s'est attachée les services de Tutti Fiesta, société spécialisée dans les spectacles pour enfants. «Cette structure maîtrise parfaitement l'univers des enfants en général et celui des animations et des spectacles en particulier. Elle distingue nettement entre ce qu'est un acrobate, un clown ou un prestidigitateur», explique le directeur général de l'entreprise. «D'ailleurs, un spectacle-test a déjà été organisé dans un hôpital et le succès auprès des enfants a été immédiatement au rendez-vous», assure Imane Damghi, chef de produit à Sialim. «La marque, la “Vache qui rit» est très bien implantée dans le pays. Elle est très proche des consommateurs. Ce genre d'action constitue donc un prolongement naturel des efforts déployés depuis son lancement», renchérit le chef de produit. Démarche citoyenne Interrogé sur le budget affecté à cette campagne, Frank Schnieders n'a pas voulu, probablement pour des raisons morales, en indiquer le montant. Pour le démontrer autrement, il a expliqué que son entreprise est classée parmi les cinq premiers annonceurs du Maroc. C'est-à-dire juste après les sociétés des télécommunications. «Le fait que cela ne soit pas une campagne comme les autres nous pousse à ne pas parler du coût de son financement. Désormais, nous serons de plus en plus citoyens. C'est dans la tradition de notre société-mère française. Nous ne voulons pas faire du hard selling. Nous développerons des actions similaires en 2003», dit-il. Cela s'est traduit logiquement par le succès de ses produits auprès des consommateurs. Sialim est de loin le premier opérateur du fromage fondu au Maroc et donc du fromage tout court. Sa part dans l'ensemble est majoritaire. Cette position s'explique, entre autres, par l'investissement que Sialim consent chaque année dans la publicité. «Cela continuera. Une entreprise qui ne fait pas de publicité, meurt. Nous sommes une société qui investit fortement au Maroc mais aussi à l'étranger», souligne encore Frank Schnieders. Dans ce domaine, la force du Groupe Bel vient du fait qu'elle procède de façon anticyclique». «En 2001, dans une situation économique difficile, le monde de la publicité a connu une baisse des budgets des annonceurs tandis que les Fromageries Bel ont augmenté leur budget pour avancer leur développement», explique le directeur général de Sialim. Cela dit, la présence des Fromageries Bel en France et dans plus de cent pays à travers le monde lui a assuré l'année dernière un chiffre d'affaires de 1,7 milliard d'euros. La stratégie de développement international du groupe porte ses fruits puisque, aujourd'hui, l'activité est répartie à égalité entre la France, les autres pays d'Europe et le reste du monde. Concernant sa filiale marocaine, après une bonne année 2001 en termes de vente, son directeur général table sur une année 2002 en forte progression pour toutes ses marques.