Trois Marocains résidant à l'étranger ont été condamnés à Marrakech à des peines de prison pour blanchiment d'argent, au terme d'une enquête ouverte suite à une rixe. Les enquêteurs soupçonnaient un règlement de comptes lié à une activité criminelle transfrontalière, dont les conclusions de l'enquête prouveront le bien-fondé. La chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Marrakech a condamné, hier jeudi, trois MRE à des peines de prison ferme pour leur implication dans une affaire de blanchiment d'argent. Le tribunal a ainsi prononcé une peine de 8 ans de prison ferme à l'encontre du chef de la bande, tandis que les deux autres accusés ont écopé de 4 ans de réclusion chacun. Le parquet a poursuivi les trois individus pour trafic international de stupéfiants, falsification de documents émis par une administration publique, ainsi que pour détention et transport de marchandises passibles de droits et taxes. À l'origine de l'arrestation de ces individus, une rixe impliquant plus d'une dizaine de personnes, ayant amené la brigade régionale de police judiciaire de Marrakech et les services de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) à la ville ocre à ouvrir une enquête. Les premiers éléments recueillis ont rapidement orienté les enquêteurs vers l'hypothèse d'un règlement de comptes lié à une activité criminelle transfrontalière. Cette piste a été privilégiée dès le départ, les enquêteurs ayant perçu dans la nature et la violence de l'affrontement des indices suggérant des antécédents criminels entre les protagonistes. L'exploitation des enregistrements des caméras de surveillance, aussi bien sur les lieux de la rixe que dans les quartiers environnants, a permis de suivre les déplacements de plusieurs suspects. Ces investigations ont mené à l'arrestation des trois individus dans la zone touristique d'Agdal et la saisie de six voitures de luxe et une moto de grande cylindrée.