Dans « l'affaire du viol par des fils de grands hommes d'affaires » qui oppose une avocate française (S.F) contre trois fils d'hommes d'affaires marocains (Kamil B.), (M'Hamed A.), et (Saâd S.), la présumée « victime » a retiré sa plainte. Un deuxième coup de théâtre vient de se jouer dans cette affaire, après le retrait de la plainte du fiancé de la ressortissante française, (Mohamed Amine N.) actuellement emprisonné, c'est au tour de celle qui a déclenché cette affaire de procéder au retrait de sa plainte en présence du principal accusé Kamil B. La plaignante s'est présentée le 7 mars, devant un juge d'instruction à la Cour d'appel de Casablanca avec son avocate Khadija Rouggany, et en présence de Kamil B., et son avocat, pour annoncer qu'elle retirait sa plainte, expliquant qu'elle était inconsciente au moment des faits et qu'elle n'avait pas donné une version correcte. Pourtant, cette dernière s'était montrée déterminée à aller jusqu'au bout de l'affaire dans plusieurs déclarations. Ce revirement de situation soulève plusieurs interrogations, notamment sur les motivations de la jeune femme. Pour rappel, les faits de cette affaire remontent à début novembre dernier, lorsque cette avocate française a porté plainte contre 4 hommes issus de familles fortunés, les accusant de l'avoir droguée et violée pendant une fête dans une villa de luxe à Ain Diab à Casablanca. De son côté, Kamil B., a réfuté ces accusations en soutenant qu'il a effectivement eu une relation sexuelle avec la ressortissante française mais qu'elle était consentie. Il a nié par ailleurs l'avoir drogué alors que cette dernière soutenait qu'elle aurait été droguée à son insu et d'avoir été « violée ». La plainte concerne également deux autres amis du principal accusé, accusés de complicité. Les trois hommes, sont détention provisoire à la prison d'Oukacha à Casablanca depuis novembre et le fiancé de l'avocate française, depuis janvier. Mohamed Amine N, avait retiré sa plainte pour coups, blessures et séquestration à l'encontre des trois hommes au mois de décembre avant d'être arrêté à son arrivée à l'aéroport Mohammed VI de Casablanca à son retour de Paris au mois de janvier. Il est poursuivi pour insultes, diffamation et de menaces envers l'une des avocates représentant les trois accusés. A noter que la défense du principal mis en cause avait présenté devant le juge le 24 décembre, douze amis et témoins présents dans la villa lors de cette fête qui aurait tous démenti les accusations de viol. Ce retournement intervient à l'issue de l'audience du 24 décembre, Selon ces témoins, le fiancé de l'avocate aurait frappé sa compagne et l'ami sur les genoux duquel elle était assise. L'une des témoins a affirmé que la plaignante française avait eu une relation sexuelle de son plein gré devant elle pendant la soirée dans la villa du principal accusé à Ain Diab. Malgré la présentation de cette liste de témoins, le juge d'instruction à la cour d'appel de Casablanca avait rejeté une demande de la défense de l'accusé principal dans l'affaire de le libérer sous contrôle judiciaire.