Le Premier ministre français, François Bayrou, a annoncé mercredi à l'issue d'un Conseil interministériel que la France allait demander au gouvernement algérien » que soit réexaminée la totalité des accords » entre les deux pays. Face à la crise diplomatique entre Paris et Alger, le gouvernement français a décidé d'engager l'examen de tous les accords liant les deux pays, signe de la fermeté de la France vis à vis des récentes provocations algériennes en matière de refus d'accepter ses ressortissants sous obligation de quitter le territoire français (OQTF). La France « va demander au gouvernement algérien que soit réexaminée la totalité des accords et la manière dont (ils) sont exécutés », a annoncé le Premier ministre français, François Bayrou à l'issue d'un comité interministériel consacré à l'immigration. L'Algérie aura un délai d' »un mois, six semaines », a souligné le Premier ministre français en conférence de presse, ajoutant ne pas chercher l'escalade. Evoquant les accords de 1968 entre la France et l'Algérie, qui selon lui ne sont « pas respectés », le Premier ministre a affirmé que le gouvernement français ne peut « pas accepter que la situation perdure ». « Je le dis sans volonté de faire de l'escalade, sans volonté de faire de la surenchère », mais « il est de la responsabilité du gouvernement français de dire que les refus de réadmission (des ressortissants algériens, NDLR) sont une atteinte directe aux accords que nous avons avec les autorités algériennes et que nous ne l'accepterons pas ». Les relations entre les deux pays se sont encore plus détériorées depuis l'attentat samedi, à Mulhouse, où un Algérien de 37 ans, sous OQTF, est accusé d'avoir tué un homme et blessé 7 grièvement 7 autres personnes. L'accusé, sans papiers en France, avait fait l'objet de 10 demandes d'extradition auprès des autorités algériennes qui avaient systématiquement refusé de récupérer leur ressortissant.