Dans l'affaire de tentative de sédition contre la monarchie jordanienne, aussi connue sous « l'affaire Hamza », deux hommes proches de l'Arabie Saoudite vont être jugées pour sédition devant la Cour de sureté de l'Etat. L'un d'entre eux serait un proche du prince héritier saoudien Mohamed Ben Salmane. Les deux hommes concernés sont Bassem Awadallah, ancien chef du bureau royal et qui détient également la nationalité saoudienne, et Cherif Hassan ben Zaid, qui a été émissaire spécial du roi jordanien en Arabie saoudite. La date de leur procès n'a pas encore été annoncée mais, ils devraient tous deux payer le lourd tribu de la tentative de sédition fomentée par le prince Hamza, frère du roi jordanien Abdallah II qui avait été profondément choqué par cette affaire secouant la couronne jordanienne. Le prince Hamza, né du dernier mariage de l'ancien monarque jordanien, s'était rebellé contre son frère ainé, n'appréciant manifestement pas que la couronne revienne au fils du roi Abdallah II, et c'est ainsi qu'un complot avait été mis en route par le prince et d'autres milieux proches parmi lesquels Bassem Awadallah et Cherif Hassan ben Zaid faisaient partie. Si le prince Hamza qui s'est vu retirer son titre de successeur à la couronne en 2004 à la faveur du prince Hussein, a finalement été raisonné par son oncle et a promis de rester fidèle à l'ordre établi lui évitant ainsi toute forme de poursuites judiciaires, cela ne sera pas le cas de ses acolytes. Bassem Awadallah qui est réputé pour être un proche du prince héritier saoudien Mohamed Ben Salmane dit MBS, et Cherif Hassan ben Zaid, seront jugés pour complot visant à « déstabiliser la sécurité du royaume » jordanien. Un total de 16 autres personnes ayant un lien avec l'affaire Hamza ont bénéficié d'une grâce royale, le 28 avril après que leurs chefs de clan ont lancé un appel au Roi pour les libérer. Ces derniers ont appelé le souverain jordanien à « pardonner à leurs enfants qui étaient à l'origine de ce conflit ».