La Commission Spéciale sur le Modèle de Développement (CSMD), a démarré ses travaux ce lundi sous la conduite de son président, Chakib Benmoussa. Il s'agira pour cette nouvelle structure de faire un diagnostic « précis et objectif » et de tracer les contours du nouveau modèle. Intervenant à l'entame de ces travaux, Benmoussa a souligné que « conformément aux Hautes orientations royales contenues dans le Discours du Trône de 2019, les missions attribuées à la CSMD sont axées sur deux principaux objectifs« . Ces missions, a-t-il dit, consistent à faire un diagnostic « précis et objectif » de la situation actuelle, en vue d'observer les dysfonctionnements à corriger pour déterminer les points de force, de manière à renforcer les acquis et de tracer les contours du nouveau modèle de développement qui « devrait permettre au Maroc d'accéder aux rangs des pays avancés« . A cette occasion, chacun des membres de ladite commission a présenté un bref aperçu sur son parcours académique et professionnel. Pour rappel, la commission, désignée par le Roi Mohammed VI le 19 novembre dernier, comprend 35 membres ayant des parcours académiques et professionnels pluriels et une connaissance importante de la société marocaine et des questions politiques, économiques et sociales, culturelles et environnementales. Mobilisant des compétences marocaines travaillant tant au Maroc qu'à l'international, actives et engagées dans les secteurs public, privé ou de la société civile, la CSMD devra s'atteler dès à présent à examiner avec franchise, audace et objectivité l'état des lieux au vu des réalisations du Royaume, des réformes engagées, des attentes des citoyens, du contexte international actuel et de ses évolutions à venir. Les résultats de ces travaux seront soumis à l'appréciation royale d'ici l'été prochain. Se conformant à une approche participative et inclusive à la faveur d'une implication la plus large, la commission a mis en place un pôle communication pour entretenir les relations avec les médias et pour être à l'écoute de l'opinion publique exprimée à travers les réseaux sociaux. La gestion de ce pôle a été confiée à deux journalistes marocains : Aicha Akalay et Abdellah Tourabi, qui auront la charge «de communiquer avec tous les médias, être disponible pour les journalistes et fournir à ces derniers tous les éléments et les explications nécessaires à leur travail ».