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Surliquidité bancaire
Publié dans Finances news le 25 - 09 - 2003

Les opérations de privatisation se succèdent et l'afflux massif des recettes de nos MRE font que le marché regorge de liquidités sans que cela puisse profiter à nos PME, vu que les banques continuent de prêter de l'argent seulement sur le court terme.
En 2002, la surliquidité bancaire s'est chiffrée à 6,5 milliards de DH. Elle avait résulté essentiellement de l'ouverture de capital de Maroc Telecom et des transferts des MRE. La persistance de cette surliquidité n'a fait que trop durer en dépit d'un certain nombre de facteurs restrictifs tels que le désendettement du Trésor et des banques et le placement des liquidités dans le Fonds Hassan II pour le développement économique et social.
Face à cette situation, Bank Al-Maghrib a utilisé les grands moyens pour éponger cette surliquidité qui, malgré tout, est restée sur le marché plus de 16 mois. En premier lieu, la Banque Centrale a procédé à des opérations de reprises de liquidité. Puis il a fallu inciter les banques à se montrer à la fois plus actives en matière d'emploi des ressources et moins réticentes à jouer pleinement la concurrence. Cependant, l'interpellation des banques afin qu'elles baissent leurs taux débiteurs pour favoriser le financement de l'économie est restée sans réponse.
La banque centrale a ainsi décidé de relever le coefficient de la réserve monétaire et c'était sa dernière arme en novembre dernier.
Le taux de la réserve monétaire a ainsi été relevé de 10 à 14%. Son montant a été porté de 15 à 21 milliards de DH et a permis le gel durable auprès de la Banque Centrale de 6 milliards de DH. Ainsi qu'une sortie le 2 janvier 2003 d'un montant de 2 milliards de DH sous la forme d'un remboursement d'une échéance de la dette publique extérieure et qui a permis la résorption de l'excédent de liquidités constaté à cette date.
Parmi les mesures adoptées, l'institut d'émission a aussi modifié le calcul de la réserve monétaire.
Quelle tendance du marché ?
En somme, la tendance sur le marché était à la baisse, et ce en dépit de certaines petites hausses de temps à autre liées au remboursement du Trésor par anticipation d'une partie de sa dette extérieure.
On peut même dire qu'une certaine monotonie a régné sur le marché parce qu'en contrepartie, il y a eu l'afflux massif des recettes « voyages » et celles des MRE qui ont compensé en quelque sorte les sorties d'argent observées.
Ces recettes ont progressé respectivement de 52,6% et 19,7% par rapport à la moyenne des recettes réalisées au cours de la même période durant les cinq dernières années. Il en découle ainsi une baisse des taux ainsi qu'une persistance de la surliquidité.
Cette manne financière s'est traduite par une augmentation des ressources bancaires. Reste que malheureusement, les établissements bancaires n'ont pas distribué plus de crédits que l'année dernière et nos PME continuent de souffrir des problèmes de financement.
Face à une telle situation, les opérateurs ne savent plus comment optimiser leurs choix d'investissement. Ils ont devant eux deux solutions: soit investir dans le très court terme, soit garder leurs liquidités. Mais les deux méthodes n'arrivent pas à résorber la liquidité et maintiennent les taux interbancaires à des niveaux bas.
Dans ces conditions, l'intervention de la Banque Centrale devient la seule issue.
Aujourd'hui encore, la situation ne semble pas s'arranger. Pour la seconde fois en moins d'un an, l'institut d'émission est interpellé pour éponger l'excès de liquidités. Elle a encore relevé le taux de la réserve monétaire à 16,5%. Cette surliquidité devenue structurelle est aggravée par la privatisation de la Régie des Tabacs et les transferts des MRE.
Prévisions pour l’année 2003
A la faveur des recettes en devises procurées par la cession de 80% du capital de la Régie des Tabacs, les avoirs extérieurs nets enregistreraient une augmentation chiffrée à 11 milliards de DH ou 10% pour l’ensemble de l’année 2003, soit un flux supérieur à celui initialement prévu.
En vue de limiter l’impact du renforcement des réserves de change sur la situation de la liquidité du marché et de le concilier avec la limite supérieure de l’objectif monétaire de 7,5% à 8,5% arrêté en début d’année, compte tenu, par ailleurs, d’une progression annuelle des crédits de l’ordre de 19,5 milliards ou 9%, les recettes ainsi générées devraient être stérilisées au moins en partie, leur contre-valeur en dirhams devant être graduellement utilisée par le Trésor.
Aussi, tout en restant contenue dans des limites adéquates, l’évolution des créances sur l'État devrait recouvrir, d’une part, un élargissement des souscriptions des banques aux bons par adjudication sur le marché desquels le Trésor est appelé à maintenir sa présence et, d’autre part, une diminution de sa position nette auprès de Bank Al-Maghrib. A cet égard, outre le versement au compte du Fonds Hassan II pour le développement économique et social d’une partie des recettes de privatisation, le solde du compte du Trésor devrait rester significativement créditeur.
L’évolution des facteurs de la liquidité, telle qu’elle résulte des prévisions monétaires, se traduirait par l’apparition d’excédents qui s’avéreraient encore plus importants si de nouvelles opérations de privatisation se concrétisent et aboutissent à de nouveaux apports importants en devises.
S. E.
Colonne
Refonte des Relations Banque Centrale – Trésor
Une des questions fondamentales prévues dans la révision de quelques articles du statut actuel est la suppression des concours financiers accordés au Trésor. En effet, l’article 35 des statuts de BAM autorise le Trésor à obtenir des concours financiers de cette institution : escompte ou prise en pension des traites et obligations cautionnées souscrites à l’ordre des comptables du Trésor ; une facilité de caisse dont le montant ne doit pas dépasser le dixième des recettes budgétaires ordinaires de l’exercice écoulé ; d’autres concours financiers obtenus en vertu d’une convention conclue entre les deux parties et approuvée par décret et où le montant, la durée, la rémunération et les modalités de remboursement sont précisés.
La proposition de la suppression de la possibilité du recours du Trésor à la banque centrale ne semble pas soulever d’objection de la part du Ministère des Finances. L’objectif visé à travers cette mesure est de faciliter la conduite de la politique monétaire par la Banque Centrale. Toutefois, le traitement qui sera réservé au stock des avances accordées par BAM au Trésor à la veille de l’entrée en vigueur de cet amendement est plutôt controversé. Dans l’optique de la BAM, l’opportunité de refonte des statuts doit être saisie pour refondre pleinement et définitivement les relations entre le Trésor et la Banque Centrale, et prévoir les modalités de remboursement des avances. Le Trésor privilégie plutôt une démarche graduelle qui consiste à geler les avances accordées par BAM au Trésor, à ne pas prévoir de disposition relative à cette question dans les nouveaux statuts et à laisser au Ministre des Finances et au
Gouverneur de BAM la latitude de décider, dans le cadre d’une convention, de l’opportunité et, le cas échéant, des modalités de remboursement de ces avances.


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