Alors que les flux céréaliers subissent les effets conjugués d'une concurrence accrue et de marchés plus volatils, le Maroc maintient son rang de second débouché du blé européen, juste derrière le Nigeria. Cet ancrage repose sur des liens commerciaux établis de longue date et sur des besoins soutenus, dans un pays où la consommation de blé demeure un pilier de la sécurité alimentaire. Avec 1,6 million de tonnes de blé tendre (grains et farine) importées depuis le début de la campagne 2024/25, le Maroc représente 11,5 % des exportations hors Union européenne, selon les données de FranceAgriMer arrêtées au 3 mars et publiées le 12 mars, consultées par Barlamane.com. Un volume qui place le royaume au deuxième rang des débouchés du blé européen, derrière le Nigeria. Malgré cette place stratégique, les exportations européennes de blé accusent un net ralentissement, en baisse de 37 % par rapport à l'an dernier. Cette contraction s'inscrit dans un contexte de concurrence accrue, notamment en provenance de la mer Noire, où des prix plus compétitifs redessinent les flux commerciaux mondiaux. Le Maroc, dont la consommation de blé reste un pilier de la sécurité alimentaire, continue d'absorber une part substantielle de la production communautaire. Toutefois, l'évolution des marchés et les arbitrages opérés par les exportateurs européens face aux nouvelles trajectoires commerciales pourraient influer sur les volumes à destination du royaume dans les mois à venir.