Le Maroc se prépare à abriter, les 21 et 22 mai, la 83e session du comité exécutif de l'Union parlementaire africaine (UPA), un rendez-vous institutionnel de premier plan qui réunira les délégations des principales instances législatives du continent. Cet événement, qui se tiendra à Rabat, a été officiellement acté par la signature d'un protocole d'accord entre le Parlement marocain et l'UPA témoignant du rôle central du Maroc dans le développement du dialogue parlementaire africain. Un accord scellé entre le Parlement marocain et l'UPA L'organisation de cette session a été formalisée par la signature d'un protocole d'accord réunissant les principaux représentants des institutions concernées. L'acte a été paraphé par Najib El Khadi, secrétaire général de la Chambre des représentants, El Assad Zerouali, secrétaire général de la Chambre des conseillers et Idi Gado Boubacar, secrétaire général de l'UPA. Cette signature marque une nouvelle étape dans la coopération entre le Maroc et cette organisation panafricaine, dont le Royaume est un membre actif de longue date. Lors de la cérémonie, le secrétaire général de la Chambre des représentants a souligné l'importance de cet événement pour la diplomatie parlementaire marocaine, rappelant que le Maroc a toujours œuvré en faveur d'une coopération interparlementaire fructueuse au sein du continent. De son côté, le secrétaire général de l'UPA a exprimé sa gratitude envers le Parlement marocain pour sa disponibilité et son engagement constant dans le renforcement de l'Union, soulignant que le Maroc est l'un des contributeurs historiques de l'organisation. Un rendez-vous stratégique pour la coopération parlementaire africaine Le Comité exécutif de l'UPA, présidé par Ali Kolotou Tchaïmi, président de l'Assemblée nationale du Tchad, constitue l'un des organes décisionnels majeurs de l'organisation. Il se compose de représentants parlementaires issus des pays membres et joue un rôle central dans l'orientation des travaux de l'UPA, notamment en matière de gouvernance, de renforcement des institutions démocratiques et de coordination législative à l'échelle continentale. Cette 83e session sera l'occasion pour les membres de faire le point sur les chantiers en cours et de tracer les grandes lignes des futures initiatives législatives africaines. Plusieurs thématiques y seront abordées, notamment le rôle des parlements dans la consolidation de la paix, la lutte contre l'instabilité politique, les enjeux du développement durable et la coopération entre les législatures nationales sur des problématiques stratégiques. Le Maroc, acteur clé de la diplomatie parlementaire africaine L'accueil de cette session à Rabat s'inscrit dans un contexte où le Maroc veut appuyer son ancrage institutionnel au sein du continent africain. La diplomatie parlementaire marocaine, portée par les deux Chambres du Parlement, s'est imposée ces dernières années comme un levier majeur dans les relations interafricaines. Le Maroc a d'ailleurs exercé par le passé la présidence de l'UPA et demeure un partenaire influent au sein de l'organisation. Fondée en 1976 et ayant son siège à Abidjan, en Côte d'Ivoire, l'Union parlementaire africaine regroupe les parlements nationaux du continent afin de promouvoir le dialogue législatif, la coopération interparlementaire et la mise en œuvre de politiques concertées en faveur de la démocratie, de la bonne gouvernance et du développement durable. À travers ses travaux, elle vise à renforcer la voix des institutions législatives africaines sur la scène internationale et à favoriser une meilleure coordination entre les politiques nationales.