"Dbibina" s'inquiète, et il s'inquiète sérieusement. Il vient de lire la presse algérienne et il s'est arrêté sur un article du site Algérie Patriotique portant sur le Maroc. "Dbibina" sait la quasi-folie qui a saisi les autorités algériennes depuis plusieurs années, elles qui se disent neutres dans le conflit régional du Sahara marocain mais qui ne ratent pas une seule occasion de distiller leur venin à travers leur presse. L'article en question est inquiétant à plus d'un titre. La méthode est simple, quasiment primaire, et elle consiste à tout remettre en cause et à imputer au royaume les pires actes et actions. Du grand art, mais du grand art burlesque, utilisant le mensonge comme critère principal d'écriture. Dans cet article, le «journaliste» ou plutôt le rédacteur s'appuie sur quelques faits survenus depuis quelque temps, comme la présence en Europe d'un ancien cadre du renseignement marocain, qui a quitté ses fonctions depuis au moins dix ans, ou encore comme la découverte d'un tunnel percé entre le nord du Maroc et le préside occupé de Sebta, ou encore les attentats de Casablanca en 2003 et de Marrakech en 2011, ou enfin le très récent démantèlement d'une cellule terroriste suite à une action simultanée dans une dizaine de sites, dont l'un est mitoyen à la frontière algérienne. Et bien entendu, celui qui écrit l'article ne rate pas l'occasion de revenir sur cette histoire réchauffée et inexistante de Pegasus. "Dbibina" essaie de comprendre le fil conducteur du rédacteur, qui lie tous ces événements. Le résultat est un magma nauséeux d'accusations ni prouvées par des faits ni étayées par des éléments concordants. Le rédacteur n'est pas plus journaliste en Algérie que les militaires sont des soldats tenus à un code d'honneur. Pourquoi "Dbibina" lie-t-il le rédacteur aux militaires ? Parce que l'armée algérienne, véritable détentrice du pouvoir en Algérie, dicte à ce journaliste ce qu'il doit dire. Et la règle est simple : accabler les institutions marocaines, invariablement appelées Makhzen, et accuser le chef du pôle sécuritaire marocain, Abdellatif Hammouchi, d'à peu près tout. Et donc, pour le tunnel de Sebta, et bien que l'interpellation de deux gardes civils espagnols impliqués ait été annoncée, le «journaliste» mélange tout, accusant «le Makhzen» et les services marocains de faire dans le trafic de drogue, dans le terrorisme, dans l'usage de Pegasus (placé partout et tout le temps). Puis, pris dans son élan, il poursuit en imputant aux services marocains les attentats passés sur le territoire marocain ! Il cite «plusieurs sources», «d'autres sources informées», et on est prié de le croire. À force de mentir impunément à son peuple, le pouvoir algérien ne prend même plus la peine de mettre de la crédibilité et du réalisme dans ses récits. Ce pouvoir s'appuie sur les inévitables traîtres ou félons attirés par l'argent algérien. En effet, "Dbibina" constate avec une certaine amertume que le «rédacteur» cite en référence celui qui a été un jour journaliste marocain, Ali Lmra-Bête, et aussi des influenceurs marocains. Ces gens, donc, en plus d'être renégats, sont des menteurs, et "Dbibina" n'hésite pas à les qualifier aussi d'idiots. Comment peut-on en effet imputer des attentats terroristes, ceux de Casablanca et de Marrakech, aux services de sécurité marocains ??!! "Dbibina" est aujourd'hui certain, et il est profondément triste de le constater, que ces Marocains ont préféré l'argent à leur pays, puisqu'ils relaient les thèses les plus farfelues des autorités algériennes. Mais quelle est donc la cause de cette hargne renouvelée de la soldatesque algérienne et de ses scribouillards obscurs ? "Dbibina" relève la concomitance de ces attaques et du démantèlement en trois semaines de deux cellules terroristes au Maroc, dans une quinzaine de points distincts. Les éléments du renseignement marocain ont mis la main sur un arsenal prêt à être utilisé. Mais ce qui a le plus inquiété les militaires algériens, c'est la découverte d'une cache d'armes dans la région de Boudnib, à une poignée de kilomètres de la frontière algérienne, et de journaux maliens récents servant d'emballage. Quiconque regarderait une carte comprendrait que ces armes ne peuvent entrer au Maroc que par la frontière algérienne toute proche, faisant de l'Algérie des militaires un Etat terroriste par complicité et aujourd'hui par l'acte. Connaissant la crédibilité des services marocains et de leur chef à l'étranger, comme en témoignent les nombreuses décorations qu'il reçoit partout dans le monde, "Dbibina" comprend mieux la panique des services algériens et de leur pouvoir. Ils viennent d'une certaine manière d'être pris la main dans le sac, en flagrant délit de complicité terroriste, eux qui crient à qui veut les entendre que le Maroc n'est pas capable de sécuriser la CAN 2025 qui se tiendra en fin d'année dans le royaume. La boucle est bouclée, et "Dbibina" est maintenant plus sûr que jamais que l'Algérie n'est pas seulement notre voisin, elle est aussi notre ennemi. Mais pourquoi la France est-elle citée aussi dans cet article ? "Dbibina" l'a déjà dit, chez les services algériens, on mélange tout et on accuse tout le monde de tout, et chacun est tenu d'y croire. Alger a un sérieux problème avec la France, et les responsables français parlent aujourd'hui d'Etat voyou. Ils savent de quoi ils parlent, avec tous ces influenceurs algériens lâchés par leur pouvoir en France, pour menacer, pour insulter les opposants réfugiés en France. "Dbibina", inquiet de ce que pourraient faire encore les militaires algériens et leur marionnette Tebboune, sait qu'un lion blessé ou acculé est dangereux, et cela vaut aussi pour les chacals et les hyènes. C'est ce qu'est le pouvoir algérien, blessé dans son orgueil de voir les succès marocains, et acculé par une population qui ne cesse de souffrir et de voir ses voisins marocains, sans pétrole ni gaz, s'en sortir par le travail et le sérieux. Et surtout aussi par la stabilité et la popularité de leur système politique. "Dbibina" est inquiet car ces gens, à Alger, sont capables de tout. Il faut s'attendre donc à tout et avertir le monde de l'existence de cet Etat voyou, collé au Maroc et situé à quelques centaines de kilomètres de l'Europe.