Le gouvernement va «contre-expertiser» les scénarios ayant conduit Bridgestone à décider de la fermeture de son usine de pneus de Béthune (863 salariés), la direction la présentant toujours lundi comme la «seule option» sans toutefois exclure de participer elle-même à la reconversion du site. Moins d'une semaine après l'annonce choc du géant japonais du pneumatique, les ministres Agnès Pannier-Runacher (Industrie) et Elisabeth Borne (Travail) ont réuni à Béthune des élus locaux, dont le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand, et la direction Europe du groupe – par visioconférence – avant de s'entretenir avec les représentants des salariés. Les dirigeants de Bridgestone «nous ont dit qu'ils avaient examiné un certain nombre de scénarios, nous voulons les contre-expertiser», a déclaré Agnès Pannier-Runacher à la sortie de cette réunion de crise. Le gouvernement va donc «mandater un cabinet de conseil, Accenture», dont le travail «permettra non seulement de regarder ces scénarios, mais également (…) de soumettre des scénarios alternatifs autour de cette technologie du pneu», a-t-elle précisé, donnant l'exemple de «la question du recyclage du pneu».