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Fès, avant et après
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 22 - 11 - 2004

Capitale religieuse et culturelle, Fès aura connu des jours meilleurs de stabilité et de sérénité. L'insécurité, galopante, semble s'installer progressivement et mettre à mal le prestige dont jouissait la cité.
Cité au passé glorieux, Fès est la ville impériale la plus ancienne du Maroc. Capitale spirituelle du Royaume, Fès est réputée pour son histoire prestigieuse, emprunte de l'influence andalouse présente dans tous les aspects de la vie quotidienne : architecture, musique, cuisine, etc.
Fondée par Idriss Ier, Fès devint un pôle d'attraction. Arabes et Juifs, artisans, riches commerçants et intellectuels s'y établirent. Les dynasties s'y succédèrent, léguant l'un des patrimoines les plus riches, composé de médersas, mosquées, jardins magnifiques et somptueux palais.
Cependant, le Fès de nos jours semble sombrer dans la tourmente. Le faste d'antan n'est plus qu'un souvenir et ce qui était, hier, l'un des pôles les plus attractifs, devient aujourd'hui un pôle à magnétisme repoussant.
La pauvreté et le chômage, conjugués à un faible niveau de vie, enfantèrent un exode massif vers les grandes métropoles marocaines, entraînant, par là-même, la vielle cité dans un tourbillon aux antipodes de son passé prestigieux.
Résultat : les couches défavorisées ayant opté pour rester dans la ville, ainsi que celles n'ayant pas les moyens de s'expatrier, devront batailler ferme afin de gagner leur vie. Chaque jour que Dieu fait, une grande partie de la population quitte son domicile comme pour se rendre à un champ de bataille. L'insécurité aura atteint des seuils alarmants, ces dernières années.
Parallèlement, le paysage politique de la ville est marqué par une dominance manifeste du Parti de l'Istiqlal. Les élus de Fès semblent, cependant, dormir sur leurs lauriers. Aussi, la gestion de la ville ne donne pas l'air d'être d'une efficience quelconque. Une gestion qui semble répondre à une sorte de vision personnelle, plutôt que de répondre à une vision commune, fruit d'une certaine unanimité.
Il est à souligner que, de par son statut de cité marocaine la plus ancienne, Fès, tout comme les autres villes impériales, dispose de spécificités bien propres.
Le poids des traditions dans l'ancienne ville est omniprésent. Les Fassis sont des gens qui ont des usages bien à eux, comme cela est le cas pour les habitants de toute ancienne médina. Des usages séculaires, qui font leur richesse, et qu'il faut prendre en considération lors de l'introduction de toute nouvelle mesure. Cela pour mettre en exergue l'inefficacité des systèmes modernes de gestion, qui ne peuvent que butter sur des structures sociales ancestrales et ne pas atteindre l'objectif de leur mise en application.
Les observateurs avertis, qui connaissent la ville et ce qui en ressort, estiment que dans pareil cas, seuls les systèmes anciens de gestion sont à même de donner des résultats concrets. Cela suppose le recours à des systèmes ayant fait leur preuves des siècles durant, où le Mokadem et ses aides répertorient la population par secteurs et où la délinquance est jugulée de façon significative.


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