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Maghreb : La course à l'armement
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 31 - 08 - 2004

Un rapport sur l'état des armées au Maghreb a été récemment rendu public par l'Institut des études stratégiques et internationales. Ce rapport révèle des données importantes sur la capacité militaire des pays de la région.
Il s'agit d'un rapport commandé par une institution de l'UE et longtemps demeuré dans ses tiroirs, avant qu'il ne soit rendu public par l'Institut des études stratégiques et internationales, établi à Lisbonne. La publication du rapport est donc récente, mais sa réalisation est très probablement antérieure à l'an 2000. En dépit de sa datation incertaine, l'étude dite «Rapports politico-militaires, prolifération et politique d'armement aux pays du Maghreb» est une mine d'informations.
Commandée afin d'évaluer la menace militaire des pays du Maghreb sur l'Europe, elle livre de précieuses informations sur les armées du Maroc, de l'Algérie, de la Tunisie et de la Libye. Le rapport établit une hiérarchie des armées de la région : «L'armée marocaine est la plus professionnelle et la plus efficace des armées maghrébines grâce à son expérience de guerre». Ce rapport donne aussi des détails sur les effectifs des FAR : 56 000 hommes en 1972, 120 000 en 1980 et 223 000 en 1993, dont «près de 150 000 au Sahara». «L'armée de terre représente la principale branche tandis que la marine et l'armée de l'air correspondent à peu près à 11% de l'effectif total des forces publiques». L'étude détaille aussi l'organisation de cette armée et ses missions. Elle précise qu'après les tentatives de coups d'Etat manqués, «les FAR ont été dépourvues d'une structure autonome de commandement» et «subordonnées au Roi, commandant suprême des armées et chef de l'état-major général des FAR». Le rapport précise aussi que les FAR ne participent pas au domaine politique ou administratif. Elles sont «strictement limitées à des fonctions de défense». Il s'intéresse également au coût financier de la défense au Maroc. «L'enveloppe pour la défense était en 1993 de 1,47 milliard de dollars, soit 13,4% du budget global».
L'armée algérienne a également beaucoup intéressé les auteurs du rapport. «L'armée algérienne est plus réduite que l'armée marocaine et, malgré sa supériorité en armement, elle est moins efficace». Elle compte 162 000 hommes dans l'armée de terre, dont 60% sont des appelés. Les missions de cette armée diffèrent toutefois de celles des FAR, en ce sens que le rôle de l'armée algérienne «se confond avec celui des forces para-militaires». La lutte contre les groupes intégristes explique cela. Cette armée souffre de «certaines difficultés comme les désertions assez nombreuses».
Autre particularité de l'armée algérienne, soulignée par l'étude: son «rôle politique». Contrairement aux armées du monde dont la principale mission consiste principalement à défendre le territoire, l'armée de nos voisins a de surcroît «le pouvoir politique». Elle est aussi la seule armée des pays du Maghreb lancée dans un «programme nucléaire», pris très au sérieux par les auteurs du rapport. «L'Algérie semble le seul pays du Maghreb en mesure de se doter de technologie pour fabriquer l'arme nucléaire». Ce pays possède deux réacteurs nucléaires. Celui qui lui a été fourni par la Chine en 1993 est jugé préoccupant par le rapport. Construit dans la région d'Aïn Oussera, à 260 km au sud d'Alger, ce réacteur est doté d'une capacité de 15 MW qui «permettrait à l'Algérie de produire l'uranium à usage militaire». En plus, ce réacteur est «facilement modifiable. Sa puissance pourrait être poussée à 40 MW». A ce sujet, l'Algérie a ratifié le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) seulement le 12 janvier 1995, alors que le Maroc l'avait signé le 27 novembre 1970.
Les auteurs du rapport établissent aussi un état des lieux des armées tunisienne et libyenne. Ils aboutissent à la conclusion qui intéresse les commanditaires de l'étude : «La capacité militaire des pays du Maghreb reste assez limitée et loin de constituer une menace pour les pays européens». Par ailleurs, ce rapport est d'actualité. Surtout au regard de la course à l'armement conduite par Algérie et le programme nucléaire de ce pays sur lequel pèsent de nombreuses zones d'ombre. Parmi les indices qui ne trompent pas : l'achat cette année d'armement d'attaque. Après le contrat des 50 chasseurs Mig-29, l'Algérie, forte de sa manne pétrolière, aspire à renforcer davantage sa capacité militaire et mène des négociations pour acquérir des chars ainsi que des avions espions comme les drones. C'est à se demander pourquoi Alger s'est engagé dans cette effrénée à l'armement.


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