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Chabat, Benkirane, El Omari : 3 polémiques, des réactions différentes au ministère des Affaires étrangères
Publié dans Yabiladi le 21 - 04 - 2017

Au lendemain de la mise au point adressée par l'ambassade turque à Rabat, quant à la tribune publiée cette semaine par Ilyas El Omari, le ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale n'a toujours pas réagi. Une absence de réaction qui suscite plusieurs questions. Le point de vue des deux politologues Abdessamad Belkebir et Abderrahim Elaalam.
Malgré la mise au point de l'ambassade de Turquie à Rabat, en réponse à l'article d'opinion d'Ilyas El Omari, le gouvernement marocain est reste silencieux et se contente d'observer. Une position qui suscite plusieurs questions, surtout que le ministère des Affaires étrangère et de la coopération internationale (MAECI), dirigé actuellement par Nasser Bourita avait rapidement réagi dans de pareilles circonstances. Une absence de réaction pointée du doigt par plusieurs observateurs.
La diplomatie avait, rappelle-t-on, répondu à Hamid Chabat qui évoquait la «marocanité de la Mauritanie» lors d'un meeting du syndicat de son parti. Les propos tenus par le chef des Istiqlaliens avaient alors étaient qualifiées de «dangereuses et irresponsables» et qui ne représentent pas la position officielle de Rabat. Même Abdelilah Benkirane, alors chef du gouvernement, s'était fait remonter les bretelles lorsqu'il s'était demandé, lors d'une interview accordée au média Al Quds Press, pourquoi la Russie «n'intervient pas pour trouver une solution à [la] crise (syrienne, ndlr) au lieu de chercher à l'aggraver». Une déclaration que le MAECI n'a pas hésité à rectifier, en assurant que le Royaume du Maroc «reste engagé en faveur d'une solution politique qui garantisse la stabilité de la Syrie, préserve son unité nationale et son intégrité territoriale et qu'il est aussi préoccupé par les drames humains graves engendrés par la crise syrienne». Une position destinée à caresser les Russes dans le sens du poil tout en partageant les sentiments du monde arabe.
2 poids, 2 mesures ?
Cette absence de réaction a été notamment pointée du doigt par Adil Benhamza, porte-parole du Parti de l'Istiqlal qui a choisi Facebook pour fustiger le département de Nasser Bourita. «En fait, je n'attends pas un communiqué du ministère des Affaires étrangères pour clarifier la situation sur la Turquie au lendemain de la mise au point de l'ambassade turque à Rabat et la tribune écrite par le Secrétaire général du Parti de l'authenticité et de la modernité», a-t-il écrit.
Il attribue cela à deux raisons principales : tout d'abord, «les positions officielles de l'Etat sur lesquelles se basent les relations bilatérales entre le Maroc et la Turquie et qui sont exprimées par les institutions officielles», explique-t-il. Quant à la deuxième raison, Benhamza estime que «chaque acteur a le droit de faire des lectures d'un événement comme le référendum constitutionnel en Turquie, sans que cette lecture implique l'Etat sous quelque forme que ce soit. «Même si le ministère des Affaires étrangères publie un communiqué, ce dernier ne doit pas dépasser l'affirmation du gouvernement marocain du respect de la souveraineté de la Turquie et les décisions de son peuple», enchaîne-t-il. Adil Benhamza préfère laisser le meilleur vers la fin, en affirmant à la fin de son post Facebook qu'il est «inutile de rappeler le cas de la Mauritanie et le fameux communiqué du ministère des Affaires étrangères».
Entre Chabat et El Omari, les points de divergence
Contacté par Yabiladi ce vendredi, le politologue Abdessamad Belkebir considère qu'il y a une différence entre le cas de Hamid Chabat et celui d'Ilyas El Omari. «Pour le PAM, son différend avec les islamistes du Maroc fait partie de ses différends avec les islamistes des pays arabes puisqu'El Omari considère que la Turquie est le centre du mouvement islamiste», nous déclare-t-il. Et d'enchaîner : «il est donc normal que son secrétaire général exprime sa position de ce qu'il considère comme une branche du mouvement des Frères musulmans à Istanbul».
Le professeur de l'Université Cadi Ayyad ajoute qu'«il y a plusieurs considérations qui poussent l'acteur politique marocain ou étranger à faire des remarques sur une question qui nous impactera et impactera le monde arabo-musulman». Pour lui, si les cas d'Ilyas El Omari et de Hamid Chabat ont l'air d'être «identiques» sur la forme, «il existe plusieurs divergences sur le fond».
«Il y a une différence et je ne dis pas que Chabat a eu tort, mais il a profité de son comportement pour des objectifs plus grands que ses déclarations. Chabat avait le droit d'exprimer ses positions mais l'Etat marocain a réagi méchamment. Pour Ilyas El Omari, il a aussi le droit mais l'Etat marocain ne peut pas réagir de la même façon pour une simple raison : auparavant, l'Etat en réagissant contre les propos de Chabat avait un objectif, actuellement il n'en a aucun.»
Le professeur universitaire et ancien parlementaire sous les couleurs de l'USFP reconnaît que le Maroc a une sensibilité et une méfiance politique à l'égard du pouvoir à Ankara.
Conjoncture politique différente
Pour sa part, Abderrahim Elaalam, professeur de sciences politiques à l'Université Cadi Ayyad a estimé ce vendredi que «la réaction de l'ambassade de Turquie est normale et avertit seulement Ilyas El Omari sur les données erronées et les inexactitudes dans sa tribune».
«Il y a aussi un avertissement que cela perturberait les relations entre les deux pays, mais cela est normal», considère-t-il. Pour lui, s'agissant des déclarations de Chabat concernant la Mauritanie, «on avait tenté délibérément d'amplifier cette question et il y a des intervenants internes ou même à externes qui avaient incité les Mauritaniens contre le secrétaire général de l'Istiqlal». L'occasion pour lui de rappeler que le Parti de la Balance a toujours considéré le voisin du Sud comme faisant partie du Maroc. «Allal El Fassi avait toujours une carte où le Maroc est représenté de Tanger à la vallée du Sénégal», poursuit le politologue.
«A l'époque, les propos ont été exploités par le ministère des Affaires étrangères à des fins politiques contrairement à aujourd'hui», conclut-il.


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