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La chronique du jour d'après : Une «Valls» a mis le temps
Publié dans L'opinion le 27 - 01 - 2017

Après le dernier renoncement de François Hollande, le Parti socialiste français doit choisir ce dimanche 29 janvier son candidat pour la présidentielle de Mai prochain, avec un deuxième tour de la primaire de la gauche qui doit mettre aux prises Manuel Valls et Benoît Hamon.
Pour le premier tour de cette primaire, dimanche dernier, il y avait sept prétendants et un renoncement, voire même un enterrement. Sept prétendants pour quelles prétentions puisqu'il se murmure que le candidat qui sortira de la primaire du PS n'a que très peu ou prou de chances d'accéder au second tour de l'élection présidentielle de Mai 2017.
Les sept prétendants avaient des idées tellement différentes et des divergences aussi flagrantes qu'on se demande ce qu'ils font dans un même parti même si d'autre part, il est certainement rassurant qu'il n'y ait pas de pensée unique au PS !
Certes, il n'y a plus de possible réconciliation idéologique au sein du PS avec un Hamon utopique qui parle dans son projet d'un revenu universel alors qu'il ne s'agit que
d'un miroir aux alouettes et un Valls régalien qui va traîner l'héritage de François Hollande comme un lourd fardeau, voire un handicap certain même si lui en parle comme d'un atout mais sans préciser comment il compte effacer l'ardoise si jamais il est mandaté et choisi par le PS.
Chez beaucoup de socialistes, on ne se cache pas que le produit de substitution ou médicament générique de François Hollande c'est bien Emmanuel Macron. .qui lui, a choisi de se présenter sans passer par la primaire du PS. .en mettant en avant son mouvement " En marche"!
Tout comme Jean -Luc Melenchon qui portera l'étendard de la "France insoumise" lors de cette présidentielle. Mais, tout cela fait trop de divisions au sein de la gauche française car tant que cette dernière n'est pas unie et mobilisée autour d'un homme fort , cela ne pourra que donner plus de chances à la droite et surtout à l'extrême droite et donc le front national. On assiste généralement et avant tout à une guerre d'ego entre président en exercice et premier ministre voire même ceux qui ont des projets pour la présidentielle et le problème est qu'il n'est absolument plus question de choix idéologiques ou de programme politique et d'orientations économiques et sociales.
Les tensions et rivalités entre président et premier ministre sont une affaire courante dans l'histoire de la cinquième république.
En mai 68, c'est Georges Pompidou alors premier ministre qui se retrouve au devant de la scène car son président préfère rester à l'étranger, et il trouvera naturellement son chemin vers l'Elysée.
Dans les années soixante-dix, Jacques Chirac se dit bridé par le président Valery Giscard d'Estaing et finit par démissionner avant de devenir président quelques années plus tard.
Puis, dans les années quatre-vingt c'est au tour de Michel Rocard et de François Mitterand de confronter leurs ambitions alors que tous deux étaient rivaux pour l'investiture socialiste.
L'histoire est un éternel recommencement et François Fillon premier ministre sous Sarkozy a tracé son chemin ou plutôt son sillon vers l'Elysée alors que l'ex- président était presque jeté vulgairement lors de la récente primaire de la droite et du centre.Aujourd'hui encore, les ambitions de François Hollande et de son premier ministre Manuel Valls risquaient de se croiser sauf que le président français a décidé d'éviter le piège d'une primaire socialiste. François Hollande, très impopulaire, avait annoncé qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat en 2017, lors d'une solennelle allocution télévisée.
"Je suis conscient des risques que ferait courir une démarche comme la mienne, qui ne rassemblerait pas largement autour d'elle. Aussi, j'ai décidé de ne pas être candidat à l'élection présidentielle", a annoncé, la voix blanche, François Hollande lors d'une allocution prononcée à l'Elysée. Elu en 2012 face à Nicolas Sarkozy, François Hollande, 62 ans, devient le premier président français à renoncer à briguer à sa succession depuis 1958, exception faite de Georges Pompidou, décédé en fonction en 1974.
Les sondages étaient très défavorables à François Hollande, tombé à moins de 10% d'intentions de vote au premier tour de la présidentielle. Et l'incertitude autour de sa décision de se représenter ou pas avait suscité plusieurs candidatures alternatives à gauche.
Le président socialiste avait rencontré ces derniers mois de fortes oppositions dans son propre camp, en particulier début 2016 autour d'un projet de réforme du Code du travail, qui a jeté des milliers de manifestants dans les rues.
Son mandat, marqué par plusieurs opérations militaires extérieures (Mali, Centrafrique, Irak, Syrie), a aussi été celui des pires attentats commis en France depuis la Libération (238 morts): Charlie Hebdo, 13 novembre 2015, à Paris et à Saint-Denis et Nice, le 14 juillet dernier.
Dans la classe politique de France aujourd'hui, il y a les nationalistes qui se croient plus patriotes que les autres comme Marine Le Pen, les Européens et la mondialisation.
Dans une France en crise et en quête de repères et de certitudes, dans une Europe en proie aux vieux démons de l'extrémisme , au spectre de la récession et à la hantise des crises migratoires , dans un monde déchiré par les guerres et les bouleversements majeurs, un parti comme le PS est condamné à réussir son aggiornamento dans un contexte très compliqué avec l'ardoise de François Hollande qu'il faudra absolument effacer et le passif d'Emanuel Macron ancien ministre socialiste de l'économie qui est également candidat aux primaires hors PS.
Mais dans un pays où les hommes politiques sont très doués pour mettre les français les uns contre les autres, la gauche française- très impopulaire durant le règne de Hollande et celui de Valls- doit pouvoir se remettre en question, en ordre de marche afin de montrer aux français et se prouver elle même qu'elle n'est pas dépassée par les événements et qu'elle est capable surtout de gouverner et trouver des solutions aux délocalisations, au chômage qui ne cesse de grimper, aux inégalités grandissantes dans une société qui produit des dizaines de milliers de jeunes désorientés et sans repères qui se tournent vers les sirènes de l'extrémisme.
Mais, comme le dit si bien la chanson de Jacques Brel: " Une valse a mis le temps. Une valse à mille temps. "


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