Des importateurs marocains épinglés pour falsification de l'origine de marchandises    La NARSA nie l'envoi de SMS invitant les citoyens à payer des amendes routières    Marruecos: Las avestruces desaparecidas dominaron en su momento el comercio y la diplomacia    Voici les hauteurs de pluies enregistrées ces dernières 24H    Tennis: duel au sommet entre Alcaraz et Sinner en finale à Monte-Carlo    Échec des pourparlers de paix à Islamabad : Washington et Téhéran se renvoient la balle    CAN 2025 : Une campagne à 2 millions de dollars pour fragiliser le Maroc    Affaire Saad Lamjarred : Laura Prioul acquittée des accusations d'extorsion    Immobilier : Les Marocains sont les deuxièmes plus grands acheteurs en Espagne    Le Maroc pourrait accueillir un match officiel de la Liga espagnole    Marathon des Sables : Mohamed El Morabity remporte l'édition 2026    Controverse autour du maillot sans drapeau marocain de Houari Farhani lors de la demi-finale de la CAF    Neil El Aynaoui suivi en Bundesliga, un départ de la Roma envisagé    De l'arrogance à la frustration : Edouard Mendy ne digère pas le sacre du Maroc    Banque mondiale-Maroc: Un financement de 500 millions de dollars pour l'emploi et la croissance verte    Changement du mandat de la MINURSO : Après l'Algérie, le Polisario intensifie son lobbying    Bachir Mustapha Sayed criticizes UN Resolution 2797 amid Polisario leadership tensions    Algérie et armement dans les camps de Tindouf : Carte politique ou parrainage d'une organisation terroriste ?    Washington et Téhéran ne parviennent pas à un accord permettant de mettre fin au conflit au Moyen-Orient    Le dirham s'apprécie de 0,2% face au dollar américain    Saibari buteur dans la victoire du PSV sur le terrain de Sparta Rotterdam    Le temps qu'il fera ce dimanche 12 avril 2026    Les températures attendues ce dimanche 12 avril 2026    Sahara : Le soutien de l'Égypte à la souveraineté marocaine accentue l'isolement de l'Algérie dans le monde arabe    Le Polisario se plie à la pression et couvre d'éloges l'administration Trump    Diaspo #436 : Ouafaa Mhadi, un lien culturel et économique entre le Maroc et le Royaume-Uni    Le Maroc s'impose comme une destination d'investissement privilégiée pour les entreprises européennes du meuble    Moroccan consulate launches mobile services in Cuenca to aid local community    Tétouan, une médina séculaire porteuse de l'héritage d'Al-Andalus    Bourita reçoit un émissaire du Président de la RDC, porteur d'un message à SM le Roi    Météo : Averses orageuses, chutes de neige et fortes rafales de vent, prévus samedi et dimanche    Innovation financière : Al Barid Bank et Berexia s'allient (VIDEO)    Archives au Maroc : le temps d'un basculement stratégique    Sahara marocain: La République du Mali annonce le retrait de sa reconnaissance de la pseudo « rasd »    Coupe du Monde 2030 : Le Maroc, l'Espagne et le Portugal scellent un accord historique de coopération judiciaire    De l'idéologie au pragmatisme : La politique étrangère marocaine ajuste ses positions africaines    Sénégal : Les propos d'Ousmane Sonko sur les «55 Etats» africains interrogent    Cannes : «La Más Dulce» de Laïla Marrakchi retenu dans Un certain regard    Cinéma : Sami Fekkak, de la finance aux plateaux de tournage [Portrait]    Présidentielle. Les Djiboutiens aux urnes    FLAM 2026 à Marrakech : la littérature africaine convoque l'imaginaire pour penser les crises du monde    Kanvô : la noblesse textile béninoise au cœur de la création moderne    Emm'a, la chanteuse gabonaise, dans le jury de The Voice Afrique 2026    Météo : Averses orageuses et chutes de neige attendues dans plusieurs provinces    Un étudiant marocain sauve une femme en Chine et salué comme un héros    La Mimouna... une mémoire vivante du vivre-ensemble marocain qui se renouvelle chaque année    «Terrorisme d'Etat» : La réaction discrète de l'Algérie aux accusations françaises    Liban. Le chef du Hezbollah tué dans une frappe israélienne.    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Alimentation et lutte contre la pauvreté: Rôle mobilisateur de la COP22 et effets d'accumulation positive des stratégies de développement menées par le Maroc
Publié dans L'opinion le 20 - 10 - 2016

Dans un contexte de mobilisation générale de par les intenses préparatifs et activités de la COP 22 que notre pays abritera courant novembre prochain, la communauté mondiale a célébré respectivement les 16 et 17 octobre, la journée mondiale de l'alimentation et celle de la lutte contre la pauvreté.
Deux événements majeurs intimement liés, au regard de leur forte connotation sociale et de développement des économies, et qui renseignent sur l'effort déployés par toutes les composantes de la société internationale pour venir à bout des fléaux de la malnutrition, de la faim et de la pauvreté qui touchent aujourd'hui une bonne partie de l'humanité.
En effet, selon l'Organisation des Nations Unies, ce sont quelques 836 millions de personnes qui vivent encore dans l'extrême pauvreté dans le monde. Une personne sur cinq dans les régions en développement vit encore avec moins de 1.25 dollars par jour. La majorité de ces personnes vivent dans l'Asie du Sud et l'Afrique subsaharienne où La misère, les conflits et le réchauffement climatique contribuent à accroitre la pauvreté
Même au sein des pays de l'Union européenne, tous les ménages vivants en dessous de 60% du revenu médian sont considérés comme pauvres. Selon l'office européen de la statistique Eurostat, environ 119 millions de personnes, soit 23.7% de la population dans l'Union européenne étaient menacées de pauvreté ou d'exclusion sociale en 2015.
Certes, le nombre de personnes dans le monde vivant sous le seuil d'extrême pauvreté (1,90 dollar par jour et par personne) a diminué d'un peu plus d'un milliard en trente ans, passant de 2 milliards en 1981 à 900 millions en 2012. Une évolution d'autant plus positive que, dans le même temps, la population mondiale est passée de 4,5 à 7 milliards d'individus. Du coup, le taux d'extrême pauvreté a été divisé par 3,5 et de ce fait ce sont 12,8 % de la population des pays en voie de développement ou émergents qui vivent aujourd'hui avec moins de 1,90 dollar par jour, contre 44,3 % il y a 30 ans.
D'ici à 2050 et compte tenu de la forte croissance démographique qui en fait que nous serons 8 milliards en 2025 et 9 milliards d'ici trente années, les experts considèrent qu'il faut multiplier par deux la production agricole mondiale et qu'il faut, pour cela, investir massivement dans l'agriculture. Un message on ne peut plus clair, surtout que la situation actuelle avec la tension sur les prix agricoles qui prévaut dans le monde résulte dans une large mesure de ce que les investissements agricoles se sont littéralement effondrés au cours des trente dernières années. Par conséquent pour y remédier, ce sont 15 à 20 milliards de dollars qu'il convient de dégager annuellement pour lancer, comme le préconisent les Nations Unies, une nouvelle révolution agricole.
Plus important, l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) chiffre, quant à elle, les besoins d'investissement des pays en développement à environ 44 milliards de dollars par an, contre 7,9 milliards aujourd'hui, auxquels devront s'ajouter des financements des budgets nationaux et des investissements privés.
Incontestablement donc, les économies de ces pays, leur combat contre la faim et contre la malnutrition, se mesurent à un défi de taille : faire en sorte à ce que le secteur agricole soit en mesure de se déployer et d'exprimer tout son potentiel productif pour subvenir aux besoins du marché local, d'abord, et du marché international, ensuite.
En ce qui concerne notre pays, aujourd'hui érigé en modèle à travers aussi bien sa stratégie agricole et de développement rural qu'à travers ses stratégies sectorielles visant le développement économique et le développement humain, il est essentiel de relever qu'il a réussi des avancées considérables grâce à la vision perspicace de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, et ce dans son combat contre la pauvreté et contre la marginalisation et l'exclusion, à la faveur de toutes les catégories de la population, plus particulièrement les plus défavorisées et les plus vulnérables. Dans sa stratégie, notre pays sait pertinemment qu'aussi bien la pauvreté que les déficits sociaux ne sont pas une fatalité. Vaincre ces fléaux, cela passe par la mise en synergie des efforts de tous sur la base d'un partenariat fécond qui privilégie l'écoute, le dialogue, l'implication et la proximité.
Aujourd'hui, plus de 11 années après le lancement par Sa Majesté le Roi de l'Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), tout un chacun est en droit de s'enorgueillir des grandes avancées réalisées dans le combat contre la pauvreté, contre la marginalisation et contre l'exclusion.
Chiffres à l'appui : plus de dix millions de bénéficiaires de l'INDH, recul de plus de 50% du taux de la pauvreté, parcours remarquable du Maroc au cours de ces dix dernières années en tout point de vue faisant que les réalisations du Royaume au niveau des objectifs du millénaire pour le développement, tels qu'énoncés par l'Organisation des Nations Unies, sont à même de positionner le Maroc au rang de pôle d'influence dans le Monde.
Cette Initiative aujourd'hui à son apogée, s'est vue insuffler, à mi chemin de son existence (juin 2011) rappelons-le, une nouvelle dynamique marquée par l'extension du champ d'action territoriale et sociale à la faveur des personnes ciblées. Il s'agit essentiellement de la mise à niveau territoriale des zones montagneuses, en vue de réduire la précarité et la pauvreté dans les régions reculées et de promouvoir le processus de désenclavement de ces zones à travers la réalisation de programmes d'infrastructures de base et de services de même que la promotion et le développement d'activités génératrices de revenus et de richesses.
Ce qu'il faut donc retenir de l'expérience marocaine dans pareil contexte de resserrement des marges et de rareté c'est que l'INDH qui a imprimé un rythme nouveau à la libération du potentiel humain de notre pays devra servir de modèle et de levier de développement, car, de par son approche inclusive, sa démarche résolument novatrice et sa méthodologie d'action qui allie ambition, réalisme et efficacité... elle a eu une contribution décisive en terme de consécration d'une société assurant toutes les conditions d'une vie digne, une société active, jouissant d'un fort potentiel de développement, libérée des pesanteurs de la malnutrition et des fléaux de la marginalisation, de la pauvreté et de l'exclusion.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.