Sahara : L'ONU réagit aux discussions de Washington    GITEX AFRICA Morocco : La 4e édition repense l'économie à l'ère de l'IA    Expropriation pour utilité publique : Nouvelles règles et protection renforcée    Forsa. Compte à rebours lancé pour le report des prêts d'honneur    Mode : Le luxe africain s'installe à Londres    La Côte d'Ivoire renforce ses mesures pour la jeunesse et l'emploi    Devant le Congrès espagnol, un responsable de la sécurité a salué la coopération du Maroc lors de l'enquête sur les attentats de 2017 à Barcelone.    Deux secousses de magnitude 3 enregistrées près d'Ifrane et Al Hoceima sans dégâts    Le tambour Djidji Ayokwè retrouve la Côte d'Ivoire, 110 ans après son départ    Fusillade de Rotterdam : Le Maroc extrade le suspect vers les Pays-Bas    Football : 5 arbitres suspendus après le match Raja Casablanca - Ittihad Tanger    La FRMF dément le départ Walid Regragui, Xavi pressenti    La Fédération Royale Marocaine de Football dément la séparation avec Walid Regragui    Maroc : Un Néerlandais arrêté dans une affaire de fraude de 5,8 millions d'euros    Despite FRMF denials, Xavi reportedly leads race to replace Regragui    GITEX AFRICA Marruecos: La 4a edición replantea la economía en la era de la IA    SM le Roi félicite l'Emir du Koweït à l'occasion de la fête nationale de son pays    Marché de gros de poisson : Plus de 500 tonnes au 6e jour du Ramadan à Casablanca    Orange Maroc dévoile YoMax 5G et la Livebox 7    Saham Bank : Un PNB consolidé à plus de 6,2 MMDH en 2025    Gianni Infantino rassure sur l'organisation du Mondial 2026 au Mexique    Ligue des Champions : Programme de ce mercredi    USA : La nouvelle taxe douanière mondiale de 10% entre en vigueur    Année 2025 record pour le nombre de journalistes tués, les deux tiers par Israël    Etat de l'Union. Trump très ferme face au régime iranien    Sahara marocain : l'ONU confirme des négociations à Washington sur la résolution 2797    Marc Limon à Hespress Fr : « le Maroc a été à l'avant-garde mondiale des NMIRF »    Trafic illicite : Ouagadougou et Accra luttent ensemble    Alerte météo. De fortes rafales de vent avec tempête de sable attendues dans certaines provinces    Insécurité au Mexique : l'ambassade du Maroc met en place une cellule de suivi et de communication avec les citoyens marocains    Opération "Iftar Ramadan 1447-2026" : La Garde Royale organise la distribution de 6.000 repas du Ftour quotidiennement    Nostalgia Lovers Festival revient pour une troisième édition au Vélodrome de Casablanca    Agadir mise sur la culture pour rythmer les Nuits du Ramadan    Le site historique de Chellah accueille Candlelight, la série de concerts immersifs qui réinvente la musique classique    Report du procès de Jonathan Harroch à l'issue d'un vif débat juridique entre la défense et le parquet    Quelque 189 candidats à la migration irrégulière interceptés au large de Dakhla    Les températures attendues ce mardi 24 février 2026    Armement : la France intensifie son offensive pour récupérer des parts dans le marché marocain    Le Roi Mohammed VI aurait mis en vente son château de Betz près de Paris    Bolivia's Decision Disrupts Algeria and the Polisario... A New Victory for Moroccan Diplomacy    Romain Saïss annonce sa retraite internationale    Renvoi du joueur Achraf Hakimi devant la justice dans une affaire remontant à 2023    La Bolivie suspend sa reconnaissance de la pseudo « rasd »    Guerlain dévoile Terracotta Golden Dunes, inspiré par le désert du Maroc    Al-Madîna al-Zâhira, la cité disparue dont le mystère se dissipe à Cordoue [Etude]    FInAB 2026 : Cotonou au rythme des arts et de la création africaine    Edito. Capital humain    Prix Cheikh Zayed du Livre : deux écrivains marocains dans la course    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Alimentation et lutte contre la pauvreté: Rôle mobilisateur de la COP22 et effets d'accumulation positive des stratégies de développement menées par le Maroc
Publié dans L'opinion le 20 - 10 - 2016

Dans un contexte de mobilisation générale de par les intenses préparatifs et activités de la COP 22 que notre pays abritera courant novembre prochain, la communauté mondiale a célébré respectivement les 16 et 17 octobre, la journée mondiale de l'alimentation et celle de la lutte contre la pauvreté.
Deux événements majeurs intimement liés, au regard de leur forte connotation sociale et de développement des économies, et qui renseignent sur l'effort déployés par toutes les composantes de la société internationale pour venir à bout des fléaux de la malnutrition, de la faim et de la pauvreté qui touchent aujourd'hui une bonne partie de l'humanité.
En effet, selon l'Organisation des Nations Unies, ce sont quelques 836 millions de personnes qui vivent encore dans l'extrême pauvreté dans le monde. Une personne sur cinq dans les régions en développement vit encore avec moins de 1.25 dollars par jour. La majorité de ces personnes vivent dans l'Asie du Sud et l'Afrique subsaharienne où La misère, les conflits et le réchauffement climatique contribuent à accroitre la pauvreté
Même au sein des pays de l'Union européenne, tous les ménages vivants en dessous de 60% du revenu médian sont considérés comme pauvres. Selon l'office européen de la statistique Eurostat, environ 119 millions de personnes, soit 23.7% de la population dans l'Union européenne étaient menacées de pauvreté ou d'exclusion sociale en 2015.
Certes, le nombre de personnes dans le monde vivant sous le seuil d'extrême pauvreté (1,90 dollar par jour et par personne) a diminué d'un peu plus d'un milliard en trente ans, passant de 2 milliards en 1981 à 900 millions en 2012. Une évolution d'autant plus positive que, dans le même temps, la population mondiale est passée de 4,5 à 7 milliards d'individus. Du coup, le taux d'extrême pauvreté a été divisé par 3,5 et de ce fait ce sont 12,8 % de la population des pays en voie de développement ou émergents qui vivent aujourd'hui avec moins de 1,90 dollar par jour, contre 44,3 % il y a 30 ans.
D'ici à 2050 et compte tenu de la forte croissance démographique qui en fait que nous serons 8 milliards en 2025 et 9 milliards d'ici trente années, les experts considèrent qu'il faut multiplier par deux la production agricole mondiale et qu'il faut, pour cela, investir massivement dans l'agriculture. Un message on ne peut plus clair, surtout que la situation actuelle avec la tension sur les prix agricoles qui prévaut dans le monde résulte dans une large mesure de ce que les investissements agricoles se sont littéralement effondrés au cours des trente dernières années. Par conséquent pour y remédier, ce sont 15 à 20 milliards de dollars qu'il convient de dégager annuellement pour lancer, comme le préconisent les Nations Unies, une nouvelle révolution agricole.
Plus important, l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) chiffre, quant à elle, les besoins d'investissement des pays en développement à environ 44 milliards de dollars par an, contre 7,9 milliards aujourd'hui, auxquels devront s'ajouter des financements des budgets nationaux et des investissements privés.
Incontestablement donc, les économies de ces pays, leur combat contre la faim et contre la malnutrition, se mesurent à un défi de taille : faire en sorte à ce que le secteur agricole soit en mesure de se déployer et d'exprimer tout son potentiel productif pour subvenir aux besoins du marché local, d'abord, et du marché international, ensuite.
En ce qui concerne notre pays, aujourd'hui érigé en modèle à travers aussi bien sa stratégie agricole et de développement rural qu'à travers ses stratégies sectorielles visant le développement économique et le développement humain, il est essentiel de relever qu'il a réussi des avancées considérables grâce à la vision perspicace de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, et ce dans son combat contre la pauvreté et contre la marginalisation et l'exclusion, à la faveur de toutes les catégories de la population, plus particulièrement les plus défavorisées et les plus vulnérables. Dans sa stratégie, notre pays sait pertinemment qu'aussi bien la pauvreté que les déficits sociaux ne sont pas une fatalité. Vaincre ces fléaux, cela passe par la mise en synergie des efforts de tous sur la base d'un partenariat fécond qui privilégie l'écoute, le dialogue, l'implication et la proximité.
Aujourd'hui, plus de 11 années après le lancement par Sa Majesté le Roi de l'Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), tout un chacun est en droit de s'enorgueillir des grandes avancées réalisées dans le combat contre la pauvreté, contre la marginalisation et contre l'exclusion.
Chiffres à l'appui : plus de dix millions de bénéficiaires de l'INDH, recul de plus de 50% du taux de la pauvreté, parcours remarquable du Maroc au cours de ces dix dernières années en tout point de vue faisant que les réalisations du Royaume au niveau des objectifs du millénaire pour le développement, tels qu'énoncés par l'Organisation des Nations Unies, sont à même de positionner le Maroc au rang de pôle d'influence dans le Monde.
Cette Initiative aujourd'hui à son apogée, s'est vue insuffler, à mi chemin de son existence (juin 2011) rappelons-le, une nouvelle dynamique marquée par l'extension du champ d'action territoriale et sociale à la faveur des personnes ciblées. Il s'agit essentiellement de la mise à niveau territoriale des zones montagneuses, en vue de réduire la précarité et la pauvreté dans les régions reculées et de promouvoir le processus de désenclavement de ces zones à travers la réalisation de programmes d'infrastructures de base et de services de même que la promotion et le développement d'activités génératrices de revenus et de richesses.
Ce qu'il faut donc retenir de l'expérience marocaine dans pareil contexte de resserrement des marges et de rareté c'est que l'INDH qui a imprimé un rythme nouveau à la libération du potentiel humain de notre pays devra servir de modèle et de levier de développement, car, de par son approche inclusive, sa démarche résolument novatrice et sa méthodologie d'action qui allie ambition, réalisme et efficacité... elle a eu une contribution décisive en terme de consécration d'une société assurant toutes les conditions d'une vie digne, une société active, jouissant d'un fort potentiel de développement, libérée des pesanteurs de la malnutrition et des fléaux de la marginalisation, de la pauvreté et de l'exclusion.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.