L'événement marquant à marquer d'une pierre blanche. Depuis que les travailleurs de la MAP, 2M et l'ex-RTM sont sortis dans la rue, des téléspectateurs et les clients de l'Agence, sortie de la nonchalance, se montrent désormais indulgents. Les cadences du travail, le mépris des dirigeants sont désormais prioritaires chaque fois qu'il faudra porter une critique sur nos confrères et nos consoeurs, maintenant que tous ces accusés gratuitement sont descendus dans la rue. Reste maintenant à savoir quelle tournure vont prendre les petites révoltes qui n'ont éjecté ni Bouzerda, qui hésite à endosser la responsabilité du capitaine à bord dans un bateau qui chavire, au bon moment, ni Laâraïchi qui se demande s'il n'aurait pas fait mieux que de se consacrer au tennis, en espérant voir sa photo dans les chroniques de Belaoula. Quoi qu'il en soit, un vent de liberté souffle sur la MAP, 2M et trois M. Les gens parlent et on peut dire que c'est déjà ça de gagné. Quant à la presse écrite, le grand soir est arrivé. Des confrères vigilants ne veulent pas attendre le 1er Mai pour réveiller la confrérie des derkaoua, des pigistes et des alarmistes. A suivre. stop. La future Constitution est accueillie avec bonheur dans bien des milieux qui attendaient avec impatience la fin des malheurs. Des avancées positives sont annoncées et notamment la fin de la suprématie des gouverneurs et des walis dont certains se croient sous le règne de Haroun Rachid quand il n'y avait ni Facebook, ni Twitter et autre Twirto. En 2011, il y a encore des walis qui se prennent pour le personnage le plus important de la ville, alors que tous les responsables d'une ville sont importants. Du paysagiste qui nous prépare de beaux jardins au bureau d'hygiène en passant par le délégué de l'Enseignement ou de la Santé. En montrant du doigt le rôle du wali, la nouvelle Constitution a soulevé une question de premier ordre. Après juin 2011, on verra ce qu'on verra. En attendant, les citoyens s'interrogent sur flane et flana qui se croient que leur mission c'est de signer les passeports et recevoir les personnalités à l'aéroport de Nouasser ou Rabat-Salé. Ou encore les raccompagner sur le tarmac quand ils quittent le pays. Ça peut être un rôle du gouverneur et du wali. Mais il y a d'autres fonctions plus importantes et finis les rôles multiples qui brouillent les cartes. stop. Autres innovations très attendues en juin où on souhaite voir les jeunes fumer moins de joints. La fin des privilèges de certains pions qui s'accaparent tous les pouvoirs dans le privé comme dans le secteur public. Là où la féodalité n'a pas disparu depuis les temps immémoriaux. Car l'injustice et la haine ne sont pas toujours là où on les croit. Ces deux mamelles du désastre qui s'est emparé de nos sociétés, se retrouvent dans les bureaux où des décideurs indécis ne prennent par les solutions qui s'imposent dans des situations données. Le changement des fonctions des futurs walis n'apportera pas automatiquement le renouveau attendu. Il y a des fonctionnaires devenus millionnaires qui céderont leur place à des hommes et des femmes intègres pour qui seule comptera la dignité des citoyens. Mine de rien, mais la Constitution de juin annonce un tsunami dont on ne mesure pas encore les conséquences, certainement positives. stop. Après le pain de sucre, ce Kaleb qui a réduit sa forme et autres ventes au détail, voici Tide vendu au gramme comme l'or ou le safran. Il est vrai que la lessive destinée à la machine à laver n'est pas à la portée de la ménagère qui termine son mois avec taktouka, lentilles et haricots. La tendance de la vente au détail, qui répond aux besoins de la marmaille, se généralise. Elle traduit un besoin pressant des producteurs qui sont confrontés de plus en plus à un coût de la vie de plus en plus dur. L'étude du marketing ne se fait pas à l'aveuglette et on ne sort pas un produit sur le marché pour faire joli. On ne fait rien pour rien. stop. Le vent des réformes qui se préparent dans la sérénité va-t-il mettre fin aux abus des banques qui continuent de plus belle à imposer des mesures obsolètes parce qu'il y a un vide en matière de défense des usagers, dont les droits élémentaires sont bafoués ? Dernière décision humiliante. Votre agent bancaire peut vous refuser un chèque de 500 DH sous prétexte que toutes les opérations sont maintenant centralisées à Casa qui bloque l'import et l'export quand ça lui chante. L'agent lunatique vous dira que ce nouveau règlement est dû à l'ordinateur, devenu malfaiteur, qui sait gérer son trésor et tant pis pour ceux qui ne veulent par de «fabor» mais juste une partie de leur patrimoine. Enfin, tant que le salaire de la peur n'est pas passé, il ne faut pas se faire d'illusion. Pour survivre, beaucoup empruntent chez l'usurier, plus économe qu'un couturier, avec, bien entendu, «l'intiriss» qui dépasse de loin l'intérêt en cours et qui donne un rhume des foins. stop. Premier Festival de Flamenco à Fès du 4 au 6 avril où il faudra bien se dévêtir d'un fil, les températures montent. Pour le commun des mortels, tout arrive ici «pour la première fois». Comme le premier pas, dit la chanson. Or, en ce qui concerne le Flamenco, le Maroc a connu bien après l'indépendance des circos espagnols qui parcouraient le pays des moriscos, comme disait Carmenita et Juan de Byblos. Le Flamenco a toujours été présent au Maroc dans ces petits théâtres improvisés de Tanger, Casa, Rabat et Tétouan. Les tournées à personnel réduit avec danseuses et danseurs, avec tambourin et castagnettes – Caramba ! – se sont poursuivies jusqu'aux années 60-61-62-63 avant que la télévision occupe les salons. Rappelons que le premier festival de Flamenco – où on retrouve des racines multiples, notamment l'Andalousia – de Fès coïncide avec l'inscription du Flamenco dans le patrimoine culturel immatériel de l'humanité. stop. Kénitra. Affaire Maâmora restaurant night-club – night club, comme disait le sketch des sixties – la licence a été retirée à cause de la forme juridique de la société qui n'est pas conforme à la loi. Tout simplement. Dommage pour les habitués de cette piste, l'une des plus animées de la ville dont la nuit pourrait être jumelée avec Berlin, la ville écolo qui veille tard. Après tout, Khémisset est bien jumelée avec Dreux, Stockholm, Buenos Aires, Montauban – prononcez à la méridionale – Marseille et le Havre… stop. Edmond Amran El Maleh a reçu, mercredi dernier, un hommage à la Bibliothèque nationale où ni Driss Khrouz, le boss de la BNRM, ni Azoulay ou Aourid, qu'on ne sait plus où classer entre écrivain et wali, n'ont souligné le courage de ce poète qui a osé dire que le réaménagement à grands frais qui a tué l'Oued Bouregreg est une grande erreur. Il s'agit d'une phrase au milieu d'un flot de louanges autour de jus d'orange, mais une phrase qui s'est inscrite dans l'Histoire. Maâ El Assaf pour ceux qui veulent trahir la mémoire de ce pays. stop.