Il paraît qu'il a fallu que des spécialistes de l'architecture urbaine allemande s'intéressent à l'histoire architecturale et urbanistique de Casablanca pour que l'on réalise avoir dépoussiéré de vieux trésors. La métropole bidawiya a eu avant l'indépendance des expériences pionnières en matière de programmes sociaux. Soit. C'est pour cela qu'on s'est retrouvé avec les Carrières Centrales qui n'existent même pas dans le pays des favelas… sans parler des carrières d'aujourd'hui d'El Hank, à Hay Thomas. Les Allemands s'intéressent à Casablanca : des immeubles rétro qui n'existent même pas dans les villes desservies par le métro. Les immeubles de Jean Hentsch et André Studer construits entre 1953 et 1955 à Sidi Othmane dont « L'Economiste» nous vante l'architecture aujourd'hui, sont de véritables clapiers à lapins qui n'auraient pas séduit les défenseurs de la Cité radieuse de Le Corbusier. Attention au retour aveugle vers le passé bidaoui ou tanjaoui. Il faut y aller molo. Tout n'était pas bon pour «Le petit marocain »… stop. Tiens, on ne nous a pas encore dit que l'offre et la demande en ovins et caprins relatives au sacrifice de l'Aïd El Adha, ne souffriront d'aucun manque. Un peu comme avant le Ramadan où on crie sur tous les toits qu'il n'y aura aucune pénurie, phénomène qu'on ne voit plus ici depuis des années. Mais « ghaïtou » - comme disent les tangérois, les nouveaux rois du tourisme -, sachons que pour une demande de 5,1 millions de têtes dont 4,6 millions d'ovins mâles et 2,6 millions d'agnelles et de caprins, les disponibilités du cheptel destiné à l'abattage sont estimées à 6,9 millions de têtes. Voilà donc qui éloigne les mauvaises surprises. Ensuite, on nous dit que les prix des animaux destinés au sacrifice de l'Aïd sont soumis à la loi de l'offre et de la demande et varient selon la qualité, la race, l'âge des animaux et en fonction du lieu de vente et de la date de rapprochement du jour de l'heureux événement. Voilà une façon de nous renseigner qui revient à dire «circulez, circulez, il n' y a rien à voir… » stop. Le projet de loi sur les syndicats professionnels nous en apprend des choses. Nous ne savions pas que nos organismes de défense des travailleurs étaient subventionnés… et qu' à côté des cotisations des adhérents, ils comptent aussi des aides accordées par des organisations étrangères. Ce qui voudra dire que certains ne voudront pas que des curieux viennent mettre leur nez dans leurs affaires. Avec le projet de loi sur la « nakaba », certains vont être mécontents parce que la subvention passe par le respect de certaines règles élémentaires, mon cher Watson, dont la tenue d'une comptabilité et l'instauration du contrôle de la Cour des Comptes pour les syndicats subventionnés par la « Daoula » dont la « Aoula » n'est pas toujours le reflet. Enfin, encore heureux que la centrale qui arrête annuellement ses comptes, peut les faire certifier par un expert-comptable de son choix. Dialna f' dialna. stop. Pauvre centre ville de la capitale victime d'une improvisation monumentale. Ce que l'on fait aujourd'hui à grande échelle aurait dû être fait du temps du Dr Ben Bouchaïb et de Si Omar Benchemsi, quand le fer était encore chaud, comme on dit. Aujourd'hui, les riverains ne retrouvent plus la magie des lieux avec ces vingt-mille lieux sous le béton, ces manifs sans autorisation et ces ambulants qui font déposer des bilans. Aux dernières nouvelles, on vend des babouches, ghlala au marché central, là où il y avait un marchand de café. On savait que le marché central était en chute libre, mais pas à ce point là… stop. A 6h du soir il fait nuit. A la sortie du lycée Omar Khayam, la plupart des candélabres sont éteints. Du coup, des garçons font peur aux filles qui se demandent si elles vivent au centre ville. Déjà l'hiver dernier, c'était le même décor. Il y a très longtemps, il y avait un employé à la préfecture qui se promenait chaque soir à Rabat pour noter sur son kounach les réverbères qui ne fonctionnaient pas. Le lendemain, la liste était remise au petit matin à qui de droit. Aujourd'hui, à l'époque des lumières, c'est RAS : rien à signaler. stop. Lors du match Maroc-Cameroun, la vie ne s'est pas arrêtée. Dans la rue, des adolescents jouaient au foot dans les derniers terrains vagues ou carrément sur la chaussée, pendant que d'autres citoyens regardaient la rencontre sans grande passion sur leur écran, petit ou grand. Dans l'ensemble, ce fut un jour ordinaire où rares étaient ceux qui attendaient une victoire. Il y a longtemps que les jeux sont faits. Seuls des tireurs de ficelle qui n'ont pas fini de nous pomper l'air à la télé nous ont fait le coup de J'ha dans la cour des miracles. Les Camerounais avec leur tee-shirt disco et leur coupe de cheveux rasta, semblaient prêts à danser après le match. En définitive, le Maroc n'a rien perdu. Il a tout son temps. Il perd les voix autorisées qui n'ont rien vu venir et qui continuent à nous tendre des miroirs aux alouettes depuis des années. stop. Lors du match Egypte-Algérie, on a vu dans les cafés une grande majorité de téléspectateurs soutenir le pays voisin. Dommage qu'à Alger ou à Annaba, on n'ait pas vu ça…Il fallait voir les gens pousser des cris chaque fois que nos jirane rataient un tir. Conclusion : le Maghreb renaît de ses cendres chaque fois qu'on le croit mort. stop. Une marque américaine de vaisselle qui veut défier saboun Taza, a fait une entrée au Maroc par un show médiatique qui lui a permis d'économiser de grosses enveloppes de pub. En effet, elle a lancé à moindres frais le plus grand tagine samedi dernier à Casablanca à l'espace Toro. On ne sait pas si c'est un tagine au plomb ou s'il a du plomb dans l'aile … Attendons le Guiness auquel le pays des défis est abonné. stop. La dénommée Aminatou Haider a été interpellée à l'aéroport Hassan 1er de Laâyoune parce qu'elle a refusé d'accomplir les formalités d'usage qu'on retrouve dans tous les aéroports, de Roissy à Kennedy en passant par Mohammed V. Un petit détail ou un grand, c'est selon, l'activiste sahraouie est titulaire d'un passeport et d'une carte d'identité nationale marocains. Ce qui veut dire qu'elle n'a pas trouvé mieux… stop. 3 500 athlètes plus le staff qui va avec, 90 nations représentées, le championnat du monde de karaté a apporté un nuage d'oxygène à la ville de Rabat, dont les hôtels tournaient déjà à plein régime. Le jour de relâche, samedi, il y avait des visiteurs partout. Encore quelques événements du genre à Rabat au lieu de tout envoyer à Marrakech, fière de ses belles calèches, et la fin de l'an 2009 ne sera pas veuf… stop. Son nom éclate comme une cravache dans le pentium de la peinture marocaine. Le peintre Mekki Meghara, de la génération de notre ami Mekki Murcia qui a fait les beaux jours de la terrasse du Balima où il prenait des bains de soleil en plein hiver, n'est plus. Cet ancien de l'Ecole des Beaux Arts de Mariano Bertuchi à Tétouan, venait, autrefois, à Rabat quand le peintre engagé avait un sens. Comme beaucoup d'artistes de sa génération, il ne roulait pas sur l'or. Il croyait en sa mission jusqu'au bout, pendant que de beaux parleurs enterraient l'art pictural dans les vernissages mondains organisés par des commissaires qui se sont proclamés tels en vendant du sous Mantel. Repose en paix Si Mekki – qui a aussi gravé des pièces de monnaie de Bank El Maghrib – la mémoire artistique de ce pays ne t'oubliera pas. stop. Ces écrivains de tous bords qui ont vécu et qui vivent encore en France sont libres de penser et d'écrire ce qu'ils veulent dans le pays de Voltaire et de Badinter qui devrait donner des leçons à Blatter qui bat tous les records d'occupation des locaux que soutient Chaîne Inter. Ces hommes et ces femmes à qui il arrive de porter un jugement sur l'Elysée, ne sont jamais allés aussi loin que Marie N'Diaye, récent Prix Goncourt – qui n'est pas toujours un chef-d'œuvre – qui a traité la France de Sarko de monstrueuse… à partir de Berlin dont elle ne saisit même pas les vibrations. Ce qui choque dans la prise de position incendiaire de Marie N'Diaye dont les phrases lourdes de ses textes tuent la narration, c'est que jamais un écrivain étranger n'a employé des mots aussi ignobles et Dieu sait s'il y a des choses à critiquer dans ce pays tolérant et vacciné. Quant à l'avis de Frédéric Mitterrand, tout le monde sait qu'on l'a placé à la rue Levallois pour qu'il se la boucle en cas de levée de boucliers et qu'il se contente de prendre le chemin de Levallois-Perret où tout est calme et tranquille. stop.