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Marrakech. Le musée Yves Saint Laurent rouvre ses portes au public
Publié dans L'observateur du Maroc le 21 - 02 - 2023

Organisée en collaboration avec la Cy Twombly Foundation et la Fondazione Nicola Del Roscio, l'exposition novatrice de « Cy Twombly, Maroc 1952/1953 » regroupe les œuvres empruntées à la Collection Menil à Houston, Texas, celle de Volubilus, peinture réalisée par Twombly en 1953, ainsi que les divers éléments d'archive ayant enrichi l'exposition et les collectionneurs privés, prêtés par le musée des Beaux-arts de Virginie.
L'influent artiste américain Cy Twombly (Lexington, Virginie, 1928 - Rome, Italie, 2011), dont la fascination pour le monde de l'antiquité classique est connue, était tout aussi intrigué par les cultures des tribus amazighes [berbères] du Maroc.
Au cours d'un voyage de découverte à l'hiver 1952 et au printemps 1953, le jeune artiste américain parcourt le Royaume du Maroc en compagnie de Robert Rauschenberg, peintre comme lui. Ensemble, ils explorent non seulement les villes les plus fréquemment visitées, comme Tanger, Casablanca et Marrakech, mais aussi les vestiges relativement méconnus de sites berbères à Tiznit et de l'antiquité classique à Volubilis.
Cy Twombly, Maroc 1952/1953 » plonge dans cette période assez peu connue durant laquelle l'étudiant de vingt-cinq ans découvre pour la première fois les expressions culturelles du monde relativement inexploré des peuples autochtones du Maroc. Moins d'une décennie après la fin de la Seconde Guerre mondiale, alors que l'Europe se relève tout juste des cendres de la destruction de masse et de la désolation, les représentations picturales de la culture amazighe, dont le graphisme à l'état presque brut évoque les graffiti, fascinent le jeune artiste.
Le célèbre grand couturier français Yves Saint Laurent — connu pour revisiter avec audace les codes de la mode — aurait sûrement été fier d'accueillir et de créer des liens avec ce peintre révolutionnaire qu'était Cy Twombly au musée Yves Saint Laurent Marrakech, où les jeunes Marocains, d'autres Africains et les visiteurs du monde entier pourront acquérir une compréhension plus riche de l'inspirante diversité du patrimoine culturel du royaume chérifien.
« Yves Saint Laurent : Traits portrait / khoutouton fabortihan / Line and Expression »
Olivier Saillard et Gaël Mamine entretiennent tous deux des liens étroits avec les créations d'Yves Saint Laurent. Saillard fut le commissaire de l'importante exposition Yves Saint Laurent 1971 : la collection du scandale organisée au musée Yves Saint Laurent Paris en 2015, qui revenait sur une collection légendaire. Gaël Mamine a été responsable des collections et des textiles à la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent et a largement contribué à la rétrospective Yves Saint Laurent organisée en 2008 au musée des Beaux-Arts de Montréal.
Alors que les deux exploraient le vaste répertoire de créations laissé par Yves Saint Laurent, il leur est apparu essentiel d'analyser la genèse de ses collections à la lumière de ses nombreux dessins et croquis préparatoires, aujourd'hui conservés à la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent à Paris.
C'est ici, parmi les plus de 60 000 croquis et dessins conservés par la Fondation, que la vision de la mode propre à ce grand couturier français peut être appréhendée de la façon la plus directe qui soit grâce à des illustrations au trait d'une grande simplicité bien que souvent très évocatrices. Dans nombre de ces dessins, même le type de tissu envisagé pour tel ou tel modèle est suggéré de manière implicite : la légèreté de la mousseline, le chatoiement de la soie, la trame épaisse du tweed et la somptuosité du velours sont magnifiquement et ostensiblement évoqués par de simples traits tracés au crayon 2B.
En regardant ces dessins d'une force incroyable qui allaient être miraculeusement transformés en créations mythiques par les ateliers parisiens de la maison Yves Saint Laurent, il est extrêmement émouvant de penser qu'un grand nombre d'entre eux ont été réalisés au cours des séjours que le couturier effectuait deux fois par an dans sa chère ville de Marrakech. Il apparaît donc approprié, lorsqu'on se plonge dans cet extraordinaire fonds de dessins et de croquis, que ces illustrations soient présentées pour la première fois ici, au Maroc : c'est ainsi que l'on forme, à partir d'un trait, un cercle complet.


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