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Caprices, c'est fini !
Publié dans Le temps le 06 - 04 - 2011

Une promotion doublée d'une augmentation de salaire ne suffit pas à calmer la colère d'un cadre.
le néocadre baigne dans le flou le plus total. Source principalle de son désarroi : ce jeune consultant qu'il a recruté en décembre dernier. Au début tout allait bien. La nouvelle recrue a vite montré des qualités exceptionnelles. Peut-être un peu trop exceptionnelle. Par moment, le néocadre s'est senti ringardisé par ce jeunot qui, n'ayant pas sa langue dans sa poche, domine les débats en réunion et s'attire des œillades admiratives des seniors managers. A trente ans et des poussières, le néocadre a souvent eu l'air d'un ancêtre comparé au jeune consultant. Trop rapide, trop flexible, excessivement futé, doté d'une maîtrise démentielle de l'outil informatique, et avec ça, matinal et toujours, mais toujours accroché à son sourire Colgate. Pire, rôdant subrepticement dans le dos du jeune, il ne l'a jamais surpris s'excitant sur un chat Facebook. Nul n'est besoin de dire que, question productivité, le jeune était imbattable. Il pondait les analyses prévisionnelles de rentabilité comme un petit chinois enfile les lacets dans une paire de Nike, c'est-à-dire vite et bien. En outre, son physique agréable se faisait s'émoustiller cette chargée de mission qui refuse le rentre-dedans permanent du néocadre. Cependant, ceci n'était pas de nature à déranger le néocadre. Tant que le jeune s'acquittait brillamment de ses tâches, le néocadre était satisfait. Las, le 20 février dernier, l'employé modèle se révolte. Il déboule hystérique dans le bureau du néocadre et se lance dans un réquisitoire incompréhensible à propos des conditions de travail au cabinet. Ses demandes sont multiples. Il voudrait une délégation totale des pouvoirs dévolus au néocadre, une augmentation de salaire de 300 %, le licenciement express du petit personnel dépassant l'âge de 50 ans, l'annulation des avantages en nature octroyés aux membres du directoire et, cerise sur le gâteau, la fin du vouvoiement hiérarchique. Sa véhémence est telle que le néocadre, désarçonné, demande à réfléchir. Vingt jours plus tard, le néocadre répond favorablement à toutes les exigences du jeune loup. Se figurant qu'un talent pareil ne court pas les rues, il promet d'exaucer les vœux du jeune dans un délai de trois mois, juste le temps de mettre en place quelques formalités administratives. Or, qu'elle n'est pas sa grande stupéfaction lorsque, ayant d'abord accueilli favorablement la générosité de son patron, le jeune se révolte de plus belle. Chose d'autant plus hallucinante, que ses doléances demeurent inchangées.
Dialogue de sourds
S'installe alors un dialogue de sourds entre le patron et son collaborateur. Le néocadre a beau multiplier les garanties vis-à-vis du jeune, celui-ci n'en a cure. Il pérore sans cesse sur l'importance de ses revendications, se dit prêt à en découdre si d'aventure celles-ci ne venaient pas à être respectées. Secoué par une paranoïa frisant la démence, il soutient l'écume à la bouche et le regard enfiévré qu'il n'est pas seul dans l'affaire, que ses soutiens au sein du personnel sont multiples. Son discours prend une tonalité agressive et, sautant d'un coup de gueule à l'autre, il accuse un agent de sécurité d'avoir tenté de le rudoyer à l'entrée, puis, tout à trac, réclame son licenciement immédiat. Effrayé par l'incohérence du jeune, le néocadre tente d'obtempérer. Il promet de réfléchir au cas de l'agent et réitère ses garanties de promotion à l'adresse du jeune. Peine perdue, car l'agressivité de l'employé monte d'un cran. Poussant l'outrecuidance à son acmé, il finit par exiger ni plus ni moins la démission du néocadre. De toute évidence, la rage du jeune n'a aucun plafond. Il vient à l'idée du néocadre que dans l'hypothèse où il céderait aux élucubrations nihilistes du jeune, celui-ci serait capable de plaider pour le congédiement des collègues expatriés et, à terme, pour la désimplantation du cabinet. C'est alors que, cédant à un réflexe salvateur, le néocadre annonce ceci au jeune rebelle : «Casse toi pauv' con, t'es viré».
Réda Dalil


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