La Villa des arts de Casablanca abrite dès jeudi 3 juin une exposition de Marc Julien Deligne et Abdellatif Farhat, alias Kalamour. La peinture de Deligne, immergeait autrefois dans une réflexion sur l'esprit de la matière, ou plutôt sur les matières s'attirant ou se repoussant. Tout ceci jusqu'en 2005. Ensuite délaissant les matières épaisses, il aborda avec ses «Figures grises» les mêmes confrontations de réalisation, mais cette fois-ci de matières (liquides) non miscibles, parfois sur papier d'aluminium (miroir) pour recouvrir en peinture ses dessins. Dans ce nouveau travail, Marc-Julien aborde la problématique de l'écran, de la figure de l'écran, au-delà de la seule question du contenu des images qu'il diffuse. Abdellatif Farhate, connu sous le pseudonyme Kalamour, est né en 1974 au Maroc. Diplômé en arts plastiques de l'Ecole supérieure des beaux-arts de Casablanca, Kalamour a su développer sa créativité et l'enrichir d'une expression humaniste incontestable. Kalamour a su développer sa créativité et l'enrichir d'une expression humaniste incontestable. «Je suis passé par plusieurs étapes : d'abord j'ai commencé par l'étude des masques africains, dans le but de découvrir leurs significations et leur symbolique. Ensuite je me suis intéressé aux autoportraits expressionnistes, ce qui m'a amené à découvrir, dans les visages peints, une expression de solitude fortement créatrice, sans pour autant être individualiste ou égocentrique», explique Kalamour. Après des années de recherches, la diversité des mediums et des supports va offrir à Abdellatif d'autres horizons. Il traite, actuellement, et à travers plusieurs supports : dessin, peinture, sculpture, installations, art vidéo et vijing, des thèmes allant du détail anodin aux problèmes existentiels. Entièrement engagé dans un art évocateur et suggestif, Abdellatif donne à voir une des faces cachées de la réalité humaine.