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Un jour sans fin de Harold Ramis
Publié dans Le Soir Echos le 24 - 07 - 2013

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L'excellent «Un jour sans fin» est sans doute l'un des films qui m'a le plus estomaqué dans ma prime adolescence. Découvert au hasard d'une location dans un club vidéo, je n'ai cessé durant tout un été de me le passer en boucle. J'ignorais alors tout de son réalisateur, Harold Ramis, et presque autant de son acteur principal, Bill Murray, portant à bout de bras cette tragi-comédie qui, à force de répétition effrénée, acquerrait une dimension quasi-métaphysique. Je connaissais alors Bill Murray à travers « Ghostbusters », cette délirante histoire de chasseurs de fantômes new-yorkais qui hanta quelques nuits de mon enfance et dont la chanson générique me fit danser à tout rompre. Ce n'est que beaucoup plus tard que je pris conscience de toute sa dimension et de l'importance qu'il avait prise dans le cinéma américain qui compte. Je le retrouvais avec un plaisir renouvelé chez Tim Burton («Ed Wood»), chez Wes Anderson («Rushmore», «La famille Tennenbaum»,...), chez Jim Jarmusch («Broken flowers»,...) et surtout dans le monument que lui a érigé Sofia Coppola, «Lost in translation», l'un de mes films préférés de la décennie 2000. La cinéaste américaine avait quasiment écrit le rôle pour lui en avouant qu'elle n'aurait sans doute pas tourné le film s'il n'avait pas accepté d'en faire partie. Ce qui est frappant chez Bill Murray, c'est cette faculté à donner le sentiment de ne pas être tout à fait là, cette distance qu'il met dans sa présence comique. Constamment décalé, sous l'emprise d'une sorte de jet-lag existentiel, Bill Murray paraît traverser tout cela avec de réelles réserves sur ce qui l'entoure. Icône de la contre-culture américaine (il débuta dans l'émission culte « Saturday Night Live »), il va enchaîner dans les années 80 les séries B potaches avant de basculer vers le cinéma auteuriste et susciter la reconnaissance critique. « Un jour sans fin », qu'il porte quasiment seul à l'écran, y est pour beaucoup. Ce sera aussi son premier grand succès dans une comédie pour adultes au box office américain.
Sa rencontre avec Harold Ramis, pilier de la comédie américaine (« Mes doubles, ma femme et moi », « Mafia Blues »,...) remonte déjà à quelques années et c'est tout naturellement que ce dernier fait appel à lui pour « Un jour sans fin », comédie qui accèdera instantanément au rang de film culte pour toute une génération. Phil Connors (Murray), journaliste à la télévision et responsable de la météo part faire son reportage annuel dans la bourgade de Punxsutawney où l'on fête le « Jour de la marmotte ». Dans l'impossibilité de rentrer chez lui ensuite à Pittsburgh pour cause d'intempéries, il se voit forcé de passer une nuit de plus dans cette ville perdue. Réveillé très tôt le lendemain il constate que tout se produit exactement comme la veille et réalise qu'il est condamné à revivre indéfiniment la même journée, celle du 2 février… L'une des réussites de ce film hors norme est qu'il contrarie la nature lunaire de son acteur. Pour briser la ronde de la répétition, il est obligé de se surpasser, de renaître différent chaque jour, se transformant à tour de rôle en héros, bandit, amoureux, sachant que de toute façon, le lendemain il faudra recommencer à zéro... « Un jour sans fin » est l'histoire d'une mue, le présentateur cynique au départ va progressivement faire l'apprentissage de l'humilité. En somme, de l'égocentrisme à la générosité, il n'y a qu'un pas à faire pour tout individu suffisant. Morale très américaine diront certains mais chez Harold Ramis, c'est avant tout une question d'humanisme.


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