Etats-Unis : Les agriculteurs ne veulent plus des droits de douane sur les engrais phosphatés du Maroc    Chakib Benmoussa présente les principales mutations démographiques du Maroc    Terrorisme : Démantèlement d'une cellule de Daech active entre le Maroc et l'Espagne    Estados Unidos: un nuevo senador se une a la iniciativa de Ted Cruz contra el Polisario    Essaouira police thwart international drug trafficking seizing over 11 tons of cannabis resin    Morocco outspends Algeria in US lobbying efforts    Edito. Résilience pour qui ?    Anthropic propulse Claude vers une IA autonome capable de piloter votre ordinateur    Détroit d'Ormuz : plus de 80 pétroliers bloqués, selon Greenpeace    Menaces terroristes : le Maroc, parmi les pays les plus sûrs au monde    DarkSword: la fuite d'un outil de piratage d'iPhone expose des millions d'appareils dans le monde    Cybersécurité: la Défense nationale ouvre un concours pour recruter 10 ingénieurs au Maroc    Co-développement industriel : un forum économique franco-marocain le 31 mars à Nancy    Samir El Mourabet réagit à sa première avec les Lions de l'Atlas    Le nouveau maillot de l'équipe nationale marocaine dévoilé (PHOTO)    Finale CAN : le TAS dément, aucun recours du Sénégal enregistré    Tournoi UNAF : tenants du titre de la CAN, les Lionceaux U17 entrent en scène ce mardi    Patrice Carteron nouvel entraîneur du Wydad Casablanca    Etats-Unis : un nouveau sénateur rallie l'initiative de Ted Cruz contre le Polisario    Patrimoine en péril en Iran : entre dégâts collatéraux et enjeux stratégiques    Lobbying à Washington : le Maroc creuse l'écart avec l'Algérie    « La Dolce Vita à Mogador » : L'excellence du cinéma transalpin rayonne à Essaouira    France : Nawal Rezagui, cheffe franco-marocaine étoilée au guide Michelin    Assemblée nationale : le Togo accélère ses réformes économiques et sociales    Achraf Hakimi envisagerait un retour au Real Madrid    CAN 2025 : le Sénégal saisit le TAS après la perte de son titre    Maroc U23 : double duel amical face à la Côte d'Ivoire    Mort d'un Marocain dans une attaque de missile iranien à Bahreïn    Terrorisme : À Washington, le polisario dans le viseur    Droits de l'Homme: ONU : le Maroc exprime sa préoccupation face à la situation en Palestine    Interpellation d'un Britannique à Marrakech: La DGSN dément les allégations du Daily Mail    Le Royaume-Uni et le Maroc engagés en faveur de l'élargissement de leur coopération    RDC. Le recensement au cœur des priorités nationales    « Le Procès de la Conscience » : quand le théâtre invite les citoyens à juger leur propre époque    Subvention de la musique et des arts chorégraphiques: Ouverture des candidatures pour la 1ère session de 2026    Météo : Averses orageuses et fortes rafales de vent prévues ce mardi    Santé : Tehraoui appelle à renforcer les efforts de dépistage de la tuberculose    CV, c'est vous ! Ep-90. Fadoua Jemoumkh, la social media manager qui rêve grand    L'Indonésie introduit un jour de télétravail pour réduire la facture énergétique    Emploi, l'angle mort de la croissance au Maroc selon le FMI    Maroc : Chanaz Essakli prend la tête de l'Imprimerie officielle    Espagne : près des deux tiers des musulmans sont d'origine marocaine    Terres soulaliyate : le gouvernement précise les règles de dépôt des contrats de gestion    Guelmim : Arrestation express après une agression violente d'un agent    Santé : Agadir lance la reconstruction du Centre hospitalier régional Hassan II    «Les Marocains de Norvège», un livre de Jamal Eddine Belarbi sur les récits migratoires    Festival Jidar : Première édition d'un grand prix qui met les fresques à l'honneur    Dans le Fujian : Neuf moments marquants d'un voyage au cœur du Sud-Est chinois    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Agriculture : Que planter en terres arides ?
Publié dans Les ECO le 19 - 05 - 2016

Erigée en premier pôle de développement de la région par le CRI, l'agriculture oasienne regorge de niches à haute valeur ajoutée. Produits du terroir, palmier-dattiers, pommiers...mais plusieurs défis restent à relever, notamment celui de l'eau et la lutte contre la désertification.
Le Centre régional d'investissement de Drâa-Tafilalet a réalisé un diagnostic des secteurs porteurs de la région (voir p.13). En dressant l'état des lieux, trois pôles économiques ressortent comme les piliers du développement régional : l'agriculture, les mines & énergie et les services (tourisme, industrie culturelle..). Le patron du CRI, Bouchaib Erraziki, estime que l'agriculture peut constituer un véritable levier de développement. «Notre territoire se spécialise dans des niches à haute valeur ajoutée commerciale, telles que la variante des dattes «majhoul». D'ailleurs, depuis le lancement du Plan de développement de la filière, la région d'Erfoud a connu un flux massif d'investissements. Plus de 25.000 hectares de palmiers dattiers ont été plantés», indique-t-il. En plus de ce produit phare, la région regorge des produits du terroir. Les filières du henné, de la rose du Grand Atlas à Kelaat M'gouna et de la poterie à Midelt permettent le développement économique de ces zones ainsi que la création d'une richesse partagée par les populations locales.
Valeur ajoutée
La région de Drâa-Tafilalet est en effet caractérisée par une diversité agro-écologique favorable pour le développement d'une large gamme de productions spécifiques et à haute valeur ajoutée. En effet, la zone du Tafilalet, à titre d'exemple, permet la culture de dattes nobles telles que le mejhoul, le boufeggous, le henné, le gombo, les plantes aromatiques et médicinales ainsi que l'élevage d'ovins de race D'man, connue pour sa prolificité et l'élevage de l'abeille jaune saharienne. La situation de la zone permettrait également le développement d'un label bio et de produits de terroir. L'agro-industrie constituerait aussi un pôle prometteur pour les investissements futurs compte tenu de la diversification et de la qualité des productions agricoles de la zone. Il faut savoir que la région a déjà une expérience notable en matière d'investissement agricole. En effet, plusieurs investisseurs ont jeté leur dévolu sur la région en créant des exploitations modernes de palmiers dattiers, de pommiers et d'oliviers, des unités de production d'élevage intensif et l'exploitation des plantes aromatiques et médicinales...autant d'expériences réussies par les investisseurs dans la région. «La région regorge de potentialités naturelles immenses et elle présente des opportunités d'investissement à saisir, surtout dans ce territoire encore vierge. Le rôle des opérateurs économiques est de valoriser ce potentiel pour permettre la création de la richesse et de l'emploi», précise le directeur du CRI.
Menaces
Néanmoins, l'agriculture oasienne dans la région est guettée par plusieurs menaces. Ce n'est un secret pour personne, la situation des oasis du Sud marocain est critique et tous les facteurs préfigurent une accélération considérable des effets de la désertification avec la dégradation des oasis, dont le rôle social, écologique et économique est majeur pour la région. Le département de l'Urbanisme, qui chapeaute la stratégie d'aménagement et de développement des oasis au Maroc, avait dressé un constat alarmant : l'aggravation de la pénurie d'eau qui résulte d'un déséquilibre entre la capacité du milieu et l'augmentation des besoins ; le gâchis des ressources en eau dû à la succession de la sécheresse et à la multiplication anarchique du pompage autour des anciennes palmeraies ; les 2% d'espaces cultivés sont malmenés par le surpompage des nappes ; les prélèvements effectués par les nouvelles exploitations installées en périphérie des palmeraies s'effectuent au détriment de la palmeraie. Conséquence, les superficies cultivables ont baissé de plus de 20%, les productions de 16%, les niveaux d'intensification de 45% et le palmier dattier a vu sa production chuter de 34%. Le ministère a mis en place plusieurs actions pour limiter les dégâts. Entre autres pistes explorées, la reconversion progressive de l'agriculture oasienne par l'agriculture paysagère et le développement de l'agriculture-bio ; l'action sur toutes les formes de gâchis de l'eau, en inversant la posture par la dotation selon la demande et selon les vocations de chaque bassin ; la réduction de la pression démographique au niveau de la palmeraie par la consolidation des centres en termes de services publics et de services d'intérêt économique général pour qu'ils assurent un emploi de proximité et deviennent des lieux de production de la valeur ajoutée ; la sauvegarde des écosystèmes et la préservation de la biodiversité en mobilisant la coopération internationale...
Sidattes, une vitrine internationale
Suite à des directives royales, le Salon international des dattes (Sidattes) se tient chaque année à Erfoud depuis 2010. Depuis, ce rendez-vous incontournable pour la filière est devenu un espace privilégié pour mettre en exergue l'agriculture oasienne, ses enjeux et ses défis. C'est aussi un espace de débat pour répondre à la question de développer tous les sous-secteurs liés à l'écosystème oasien. «Ce Salon représente la principale vitrine de la filière dattière et le témoin de son progrès continu, du professionnalisme croissant de ses acteurs ainsi que de son évolution vers une véritable activité économique et sociale prometteuse dans la région», indique Bachir Saoud, le président du Sidattes.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.