Le festival du film français a démarré le 18 mars, avec la projection en avant-première, du film "La vache" du réalisateur Mohamed Hamidi. Les acteurs, Fatsah Bouyahmed et Jamal Debbouze, ainsi que toute l'équipe ont fait le déplacement, à Casablanca. L'Institut français du Maroc, organisateur du festival, propose aussi d'autres morceaux de choix du film français. Un tapis rouge, une vache et des fans surexcités, telle était l'ambiance vendredi dernier au Mégarama-Casablanca. Et pour cause, le film de Mohamed Hamidi «La Vache», produit par Jamel Debbouze, était attendu par tous, en avant-première. «Merci d'être si nombreux. J'aurais jamais cru qu'un film intitulé « Baghra» pouvait attiré autant de monde», a lancé l'humoriste qui joue aussi dans le film. «Il est vrai que cela a été difficile de convaincre les investisseurs de financer un film dont les héros sont une vache et un Arabe», ajoute-t-il. Les investisseurs ont eu raison de faire confiance à Mohamed Hamidi car le film a déjà dépassé le million d'entrées en France. De fait, le public a été touché par l'épopée émouvante d'un petit fellah algérien, parti à pied de son petit village pour présenter sa vache Jacqueline au salon de l'agriculture de Paris. Un rôle sur-mesure, interprété avec brio par Fatsah Bouyahmed, ce technicien un peu «benêt» que le public connaît grâce au Marrakech du rire. Dans son périple, il fait la rencontre de gens qui le marqueront à vie comme un comte désargenté, rôle campé par Lambert Wilson, et des gens de la France profonde, tellement humains et accueillants ! C'est un film qui véhicule de nombreux messages. Le film sera diffusé au grand public à partir du 24 mars. «La vache» est une belle façon de donner le coup d'envoi à la première édition du Festival du film français qui met en lumière le talent des réalisateurs et acteurs français. De la comédie au drame, en passant par le réalisme, le poétique ou encore l'action, le cinéma français offre une belle palette d'émotion. Le public de Casablanca mais aussi de Marrakech, Tanger, Tétouan et Meknès ont le plaisir de découvrir des films comme «Le convoi» de Frédéric Schoendoerffer avec Benoît Magimel, Reem Kherici et le Tewfik Jellab qui a fait le déplacement; la tendre comédie poétique «Paris –Wilouby», de Quentin Reynaud et Arthur Delaire avec Isabelle Carré, Stéphane De Groodt et Alex Lutz, et «Fatima» avec l'incroyable Soria Zeroual, et la récompensée aux Cesars : Zita Hanrot. Au programme aussi «À peine, j'ouvre les yeux» de Leyla Bouzid avec Baya Medhaffar; «Les saisons» de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud et «Un + une», de Claude Lelouch avec Jean Dujardin et Elsa Zylberstein. Des films aussi diverses que marquants. Une initiative de l'Institut Français du Maroc à saluer ! Isabelle Giordano Directrice d'UniFrance Les Inspirations ECO : Télévision, radio...vous avez pris la direction d'UniFrance. Comment cela se passe ? Isabelle Giordano : Je suis ravie d'avoir une troisième vie ! Après la télévision et la radio, j'ai une troisième vie avec UniFrance. Et finalement il y a un fil conducteur qui est la passion du cinéma ! Avant je parlais de cinéma à la radio et à la télévision, maintenant j'en parle dans le monde puisque UniFrance est chargé de la promotion du cinéma français à l'étranger. Et ici, au Maroc, nous sommes venus présentés un certain nombre de films que nous considérons avoir la capacité de séduire le public marocain. Comment s'est faite la sélection des films ? Cela s'est fait avec l'Institut français du Maroc puisque ce sont eux qui organisent. Mais nous nous sommes surtout calés sur des dates de sortie, notamment avec «La Vache», qui va sortir dans quelques jours au Maroc. Nous espérons donner un élan et que les gens iront le voir dans les salles. Quelle est la particularité du cinéma français ? Ce qui est intéressant dans le cinéma français c'est que c'est un cinéma très divers. C'est un peu ce qu'on a voulu faire ressortir dans cette sélection. Nous sommes capables de faire des films d'action comme des films d'amour ou des films pour enfants. Toutes sortes de films , audacieux et créatifs. On est un des rares pays je pense à faire autant de films diversifiés. Les Anglais font beaucoup de comédies romantiques, les Italiens ont leur style également, et Hollywood est fort pour faire des films de supers héros. J'adore cette spécificité du cinéma français : sa force, c'est sa diversité.