El Alami Lahrouni and the renewed left challenge PSU leadership in Morocco    Sahara : les échéances d'avril et d'octobre au Conseil de sécurité présidées par des alliés du Maroc    Maroc : Des hommages contrastés au porte-parole de la branche armée du Hamas, tué par Israël    Mohamed Ali Sid El Bachir, the man behind «SADR is not a state», dies    Algerian revolutionary and historian Mohamed Harbi dies at 92 in Paris    La Chine bat un record de déplacements en fin d'année    Fortes pluies parfois orageuses, fortes rafales de vent et chutes de neige, de samedi à lundi, dans plusieurs provinces    Or : la demande reprend en Chine après la correction des prix    BCP : émission d'un emprunt obligataire subordonné perpétuel de 1 milliard de DH    Vénézuéla : le président Maduro capturé par les Etats-Unis au bout d'une attaque d'envergure    ONU : L'Assemblée générale adopte un budget de 3,45 milliards de dollars pour 2026    CAN 2025 : Regragui appelle à l'humilité avant le 8è face à la Tanzanie    Coupe d'Afrique des Nations Maroc-2025 : agenda du samedi 03 janvier    Vente de faux billets de la CAN 2025 : les plateformes appelées à plus de vigilance    Gérone s'intéresse à Ayoub El Kaabi pour renforcer son attaque    CAN 2025 : le Maroc reste le grand favori selon les modèles statistiques    Bourse : le MASI gagne 3,96% du 29 décembre au 02 janvier    Jaida: Rachid Medarhri nommé directeur général    Véhicules électriques : BYD détrône Tesla et devient le premier vendeur mondial    CAN Maroc 25 - 8es de finale 1 / Ce samedi ''Sénégal-Soudan'' : enjeu, arbitrage, horaire et météo    Maroc–Guinée : SM le Roi Mohammed VI félicite le Général Mamadi Doumbouya    Portrait / CAF : « Ayoub El Kaâbi, Sidi Bicyclette » !    CAN Maroc 2025 : le programme officiel des huitièmes de finale dévoilé    Abidjan vibre au rythme du MASA    Essaouira. Quand le Jazz invite la musique Hassani à retrouver Tagnaouite    Maroc 2026 : L'année où tout se joue    Mort de Mustapha Sidi El Bachir : disparition naturelle ou liquidation ?    Décès de Mohamed Harbi, mémoire de lutte entre le Maroc et l'Algérie    À Gaza, la nouvelle année commence entre décombres et détermination    Iran : Le Mossad "sur le terrain" avec les manifestants    Vénézuéla : Les Etats-Unis durcit sa croisade contre les embarcations de "narcotrafiquants"    Sommet Lee-Xi: Coopération économique et dossier nord-coréen à l'agenda    La Bourse de Casablanca clôture sa première séance de 2026 dans le vert    Intempéries: La situación en el Aeropuerto de Marrakech-Menara está bajo control (ONDA)    Tempête Francis : le Maroc confronté à un épisode météorologique d'une intensité inhabituelle    Fortes pluies, chutes de neige et fortes rafales de vent, vendredi et samedi, dans plusieurs provinces    Turquie : une Marocaine arrêtée pour des actes de violence présumés sur sa fillette    Réglementation des changes : Ce qui change concrètement dès janvier 2026    L'Humeur : Vendre des cravates sous le menton    Arts 2025 : Dernier regard dans le rétro sur une année de création    Hiba Bennani en tête d'affiche du drame marocain Rass Jbel, aux côtés d'Asaad Bouab    Températures prévues pour samedi 03 janvier 2026    Cathédrale Saint-Pierre : la société «Le Palais d'Aménagement» adjudicataire    Sécurité internationale : comment le Maroc s'est imposé comme une référence mondiale    La BD "Astérix en Lusitanie" a fait 1,65 million de ventes en France    DGSN : Avancement de 8.913 fonctionnaires de police au titre de l'exercice budgétaire 2025    Madonna passe les fêtes de fin d'année à Marrakech    Brigitte Bordeaux - Brigitte Bardot    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le pari de l'énergie renouvelable
Publié dans Les ECO le 08 - 10 - 2013

Toujours confronté à des difficultés de fourniture de l'énergie électrique à partir de ses centrales thermiques et hydroélectriques, le pays mise de plus en plus sur l'énergie solaire et est prêt à accueillir des investisseurs privés.
«Notre pays a d'énormes potentialités dans le domaine des énergies renouvelables. En dehors du solaire, il y a diverses expérimentations en cours dans la biomasse, la marémotrice, etc, à travers le pays. Nous ne demandons qu'à accueillir de potentiels investisseurs intéressés». Ces propos sont de Basile Atangana Kouna, le ministre de l'Eau et de l'énergie, qui s'exprimait il y a quelques jours dans les colonnes du quotidien gouvernemental Cameroon Tribune. Dans la foulée de ces déclarations, le gouvernement signait un mémorandum d'entente avec la Chine pour l'électrification de 1.000 localités du pays à partir de l'énergie produite par une centrale solaire d'une puissance de 500 mégawatts (MW). Parallèlement, l'on apprenait que des négociations sont en cours avec des opérateurs économiques français pour la construction de plusieurs petites centrales solaires photovoltaïques pouvant produire un total de 500 MW d'énergie pour alimenter certaines zones rurales.
D'autres programmes du même type sont déjà, quant à eux, entrés dans leur phase de réalisation. Il y a deux semaines, Basile Atangana Kouna lançait officiellement le projet d'implantation de lampadaires solaires sur la route de plus de 10 km qui relie la capitale Yaoundé à sa deuxième université située dans la banlieue de Soa. Un projet financé par la Chine à travers Huawei Technologies Co Ltd. À cette occasion, le ministre rappelait que «la sécurité énergétique reste et demeure une préoccupation majeure du gouvernement. À cet effet, le chef de l'Etat a lancé un vaste programme visant à améliorer et à augmenter l'offre d'énergie électrique par l'exploitation des sources d'énergies nouvelles et durables».
Il convient de noter au passage que c'est l'énergie solaire qui permet déjà d'éclairer cette université la nuit, ainsi que quelques rues des villes de Douala et de Yaoundé. Quelque temps avant cette cérémonie, il avait été procédé, dans la province de l'Ouest, au démarrage d'un programme de fourniture d'électricité à 5.000 ménages à travers l'énergie solaire et l'énergie thermique. Estimé à 2,5 milliards de FCFA (3,81 millions d'euros), ce projet est financé par l'Union européenne à hauteur de 74% et le gouvernement camerounais (26%). C'est dire si l'énergie solaire a le vent en poupe dans le pays actuellement, malgré quelques obstacles relevés par les professionnels du secteur. L'invitation du gouvernement intervient en effet au lendemain des plaintes formulées par certains opérateurs économiques étrangers ayant récemment effectué une prospection au Cameroun.
Dans les colonnes du Quotidien de l'économie, un homme d'affaires européen affirmait par exemple au mois d'août 2013 que «ce qui nuit au développement de ce type d'énergie au Cameroun est l'imposition de taxes et frais de douanes sur les produits solaires». Evoquant la taxe sur la valeur ajoutée (TVA - 19,25%), la taxe à l'importation (10%), les droits de douane (10%), etc, Léon Marie Epée, technicien camerounais en énergie solaire, indiquait que ces taux «sont trop élevés et ne favorisent pas les importations dans ce secteur au Cameroun». Néanmoins, entre-temps, beaucoup de choses ont évolué et il se peut que la situation ne soit plus la même car l'appel du gouvernement arrive aussi au lendemain de la publication début septembre des décrets d'application de la loi du 18 avril 2013 fixant les incitations à l'investissement privé en République du Cameroun. Dans cette loi, le développement de l'offre de l'énergie et de l'eau arrive à la cinquième place parmi les 11 secteurs prioritaires devant bénéficier de ces mesures incitatives. Lesquelles prévoient de nombreux avantages administratifs, douaniers et fiscaux allant de l'exonération de la TVA à des remises sur certains impôts et taxes, en passant par des réductions sur les droits d'enregistrement, etc.
Aviation verte
L es pays africains connaissent un taux de croissance économique atteignant des records. L'on a même enregistré +21,3% en Sierra Leone en 2012 et pourtant, des études récentes de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) indiquent que ces «impressionnants» taux de croissance n'ont pas contribué à faire reculer la pauvreté. L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) notait que 21% de la population du continent a faim, l'Afrique subsaharienne accusant même «le niveau de sous-alimentation le plus élevé» de la planète avec 223 millions de personnes affamées de façon chronique. À quoi servirait donc un fort taux de croissance si les ménages ne ressentent pas une amélioration de leurs conditions de vie ? Et l'on peut se permettre de poser des hypothèses pour comprendre. Il est possible que les taux de croissance en question ne soient pas toujours exacts. Surtout dans des pays généralement caractérisés par un secteur informel ultra dominant, difficile à contrôler et à quantifier, des pays aussi où les entreprises fonctionnent dans une telle opacité statistique que seul le propriétaire en connaît souvent les vraies performances. Il se peut aussi que l'on ait simplement affaire à une mauvaise distribution des fruits de cette croissance qui ne profiteraient alors qu'à une infime minorité. Enfin, peut-être va-t-on trop vite en besogne et qu'il faille un peu plus de temps pour que cette croissance ait des effets palpables.
Thierry Ekouti,
Dir.pub-Le Quotidien de l'Economie (Cameroun)


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.